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Chaque brin de limpidité (Pierre Torreilles)

Posted by arbrealettres sur 30 octobre 2019


 


 

gouttes-1

Chaque brin de limpidité,
Chaque goutte
Parfaitement écrite,
me surprend.

(Pierre Torreilles)

Illustration

 

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LA MORT OUVRE LE COEUR (Pierre Torreilles)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2018


 


Michael Page   1979 - American Pop Surrealism painter -   (20) [1280x768]

 

LA MORT OUVRE LE COEUR

La rose à l’ombre des cyprès
danse.Inondée de ténèbres,
elle,au langage détourné
ne parvient plus à l’attention,
dans la distance accroît
le bruit du coeur désordonné.

Le soir descend dans chaque rose
et l’eau s’éclaire dans leur mort.
Dans les cyprès le coeur murmure.

(Pierre Torreilles)

Illustration: Michael Page

 

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DANS LE JARDIN (Pierre Torreilles)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2017


 


 

Gustav Klimt ferme_klimt [1280x768]

DANS LE JARDIN

Je te disais la résonance pure du silence
le lierre grave et miséricordieux
le vacarme lointain du sang bouleversé
et la conversation de branches accoudées,
la résonance aussi de la lumière sans mirage
le printemps bref et monocorde après l’hiver.

Mais quelle singulière fièvre nous frappait?
Et ce ressac aux éclairages équivoques
était-ce aussi l’éternité de l’oeuvre surgissante?
Ce lieu dans l’évidence à peine dépouillé,

Je te disais le bleu vermiculé de tous mes rêves,
la tâche rouge dans mes yeux
mon extrême éblouissement et ma faiblesse
au pied de tout ce qui nous reste à dire.
Je te disais combien la mort se familiarisait,
semblables à ces inquiètes matinées de solitude.

Je te disais
-combien suis-je étonné de ne jamais m’entendre-
cet incessant chuintement jusqu’à
l’extrême ciselure du silence
et l’odeur des lambris dans la demeure de mes âges.

Je te disais aussi la blessure du jour
et le combat dans l’aveuglante servitude.
L’ombre reste pour moi le refuge inouï
de la parole qui s’avère.
Mais aujourd’hui je suis dans la distance qui meurtrit
et dans les mots qui ne sont pas de mon langage.
Je bruis de toute part de ce qui ne s’accorde pas
au geste nu et conciliateur….
Quel équipage ainsi se mesure à la mort?
Quelle gloire parfois semblable à ces soirées
ouvertes longuement sur de si lourds nuages?
La paix est d’ombre aussi et de langage satisfait.

(Pierre Torreilles)

Illustration: Gustav Klimt

 

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