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Poésie

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Quand elle s’envole (Pascal Commère)

Posted by arbrealettres sur 28 juin 2022



Illustration
    
Quand elle s’envole

Mésange sur un piquet dans le jardin…
A tes yeux je vois que tu ne le vois pas,
fixant le bout de mon doigt ou, là-bas, beaucoup trop loin
les maisons derrière le tas de cendres.
C’est quand elle s’envole (vers quelle motte, quel relief?)
que ton regard s’allume – Tu l’as vue.

Quand elle s’envole, quand elle n’est plus visible.

(Pascal Commère)

Recueil: Plumes de poèmes
Traduction:
Editions: Rue du Monde

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Elle passe (Jean Breton)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2019



Les seins tendus
comme des piquets de tente,
elle passe
sans accepter mon visage.

(Jean Breton)


Illustration: Alexander Sulimov

 

 

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L’homme-chêne (Claudine Helft)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2018




    
L’homme-chêne

Le temps pourtant était innocent
des blessures infligées au corps
battu de tempêtes et battant;
il connaît l’issue du combat

et l’embellie qui succède au gris.
Lui connaît la pluie, le noir,
l’éclair qu’appelle déjà la nuit.
Tapis dans la symbolique de sa mort
l’homme encore tentait sa vie

pour la clarté du jour et le brin
de lumière qu’allumait l’arbre rouge.
L’homme-chêne attaché au piquet
et que déracinerait le ciel.
Il lui resterait une phrase,
un mot à trouver

avant de se taire, il le dirait.

(Claudine Helft)

 

Recueil: Une indécente éternité
Traduction:
Editions: De la Différence

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Prosterné (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 23 mars 2017



Prosterné
Je monte les membres éteints
Je rassemble mon coeur
dispersé dans mes extrémités
Je reviens au rêve
Je lève mon regard vers toi qui m’appelles :
« Tu as tardé mon aimé tu as tardé
Mon corps est une tente tu en es les cordages
et les piquets
Tu as tardé mon aimé… »

Liber libera phallus…

Un enfant dans mes habits appelle l’amour
Il pleure et s’étourdit
Epuisé il monte le chemin
Les arbres l’éclairent,
l’air est pour lui citadelle et grelot

(Adonis)

Illustration: Pascal Renoux

 

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