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Poésie

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Où ai-je vu ce lilas de Perse (Anna Akhmatova)

Posted by arbrealettres sur 13 août 2017



J’arracherai ce jour de ta mémoire
Pour que ton regard, brumeux, désemparé,
Demande: où ai-je vu ce lilas de Perse,
Ces hirondelles, cette maison de bois ?
En m’entendant nommer, tu te rappelleras
La soudaine douleur des désirs indicibles,
Dans des villes pensives tu chercheras
Cette rue qui n’est sur aucun plan.
En voyant arriver une lettre inattendue,
En entendant derrière une porte une voix
Tu penseras: «C’est elle, elle-même,
Qui vient au secours de mon peu de foi.»

(Anna Akhmatova)

Illustration

 

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Dans le train (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2017



Dans le train.
Le premier plan tourne à toute allure
tandis que l’arrière-plan est proche de la fixité centrale.
Foncer, aller droit,
c’est longer des cercles.

(Laurent Albarracin)

 Illustration

 

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Le Jour où je me suis aimée pour de vrai (Kim McMillen)(Alison McMillen)

Posted by arbrealettres sur 28 décembre 2016


Le Jour où je me suis aimée pour de vrai

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances,

j’étais à la bonne place, au bon moment, et alors, j’ai pu me relaxer.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…. Estime de Soi.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle,

n’étaient rien d’autre qu’un signal quand je vais contre mes convictions.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle… Authenticité.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente.

Et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive, contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle… Maturité.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus 

dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux,

sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…..

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle… Respect.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire….

Personnes, situations, tout ce qui baissait mon niveau d’énergie.

Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle… Amour Propre.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre, 

j’ai arrêté de faire de grands plans, et j’ai abandonné les méga projets du futur.

Aujourd’hui je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plaît et à mon rythme.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…  Simplicité.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison,

et me suis rendu compte de toutes les fois ou je me suis trompée.

Aujourd’hui j’ai découvert… L’Humilité.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.

Aujourd’hui je vis au présent, là où toute la vie se passe.

Aujourd’hui je vis une seule journée à la fois.

Et ça s’appelle… Plénitude.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.

Mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse.

Tout ceci est…   Savoir Vivre.

 

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter….

Du chaos naissent les étoiles.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…  La Vie

 

(Kim McMillen)(Alison McMillen)

Découvert ici: http://sylviesophrologie.com

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Sur le rivage l’homme attend l’improbable (Jean-Paul Hameury)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2016



La mer passe
d’une crique à l’autre.

Les plans bleutés s’étagent

L’horizon indéfiniment repoussé
s’efface dans le blanc du ciel.

Rochers et arbres vivent sans cris.

Le temps s’en va avec les fleurs
les nuages les eaux
des lointaines cascades.

Sur le rivage
l’homme attend l’improbable.

(Jean-Paul Hameury)

Illustration: ArbreaPhotos

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L’Amphion (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 28 août 2016



L’Amphion

Le Paris que vous aimâtes
n’est pas celui que nous aimons
et nous nous dirigeons sans hâte
vers celui que nous oublierons

Topographies ! itinéraires !
dérives à travers la ville !
souvenirs des anciens horaires !
que la mémoire est difficile …

Et sans un plan sous les yeux
on ne nous comprendra plus
car tout ceci n’est que jeu
et l’oubli d’un temps perdu

(Raymond Queneau)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Illustration: Maximilien Luce

 

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Je te fais don (Bernard Neau)

Posted by arbrealettres sur 9 août 2016



Je te fais don de ma force d’attente,
de mes passage-éclairs
dans les approches progressives
des coeurs.

d’une paupière qui bat,
tu viens mourir
et renaître, en face de ma douleur,
tout près de moi –

et le temps, ces espaces
délivrés du regard,
je les offre entiers à ta désolation.

je ne veux pas, ne peux pas partir,
je te fais don de tout,
mais ne me livre pas
la raison scellée de tes yeux;

tant inclinent
les formes, légèrement,
de plan en plan,
alentour de ton Secret.

(Bernard Neau)

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Nuages (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 8 mai 2016



Nuages

Les nuages frôlent
Falaises et crêtes
Courtisent les vallées
tracent sur plan d’azur
De brèves et blanches écritures
Détissées par le temps

Face aux montagnes
Qui surplombent nos saisons passagères
Nous sommes ces nuages
Entre gouffres et sommet.

(Andrée Chedid)

Illustration

 

 

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Le vrai voyageur (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 14 janvier 2016



Le vrai voyageur
n’a pas de plan établi
et n’a pas l’intention d’arriver.

(Lao Tseu)

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ODE A L’ODALISQUE (Ernest Delève)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2015



 

Adrien Henri Tanoux (3) [1280x768]

ODE A L’ODALISQUE

L’intimité est graduée à traits de feu par la persienne
Ta nudité flotte vers moi sur l’or de ce radeau
C’est chez nous que le soleil a tendu son réseau
On attendait ces cables d’or pour que l’ancienne
Mine mît à jour mille et une nuits à l’heure
Nous admirons le tracé de ce plan de bonheur

Doigts d’ombre faites chanter ces cordes de lumière
Des versets de soleil enluminent la chambre
Et tout ce que n’a su exprimer le poème
Devient sur toi beauté plus claire

La persienne a filtré le paysage immense
Et même la poussière est devenue or pur
Nous sommes décidés à garder ce trésor

Pour toute notre vie
Nous avons fait provision d’or
Pour éblouir très vite
Les mirages d’horreur
Se dressant à l’improviste
Devant l’homme distrait

On a beau dire quel beau corps d’ambre
Les lèvres sont là et les bouts des seins
Pour tout rendre tendre

Et les yeux pleins de colorants d’humeur créatrice
Où sont en suspens comme paillettes
Des pigments qui savent raviver
La tache blême attaquant le monde
Des yeux pour tenir la beauté
Résolument devant soi sans faiblesse

Vase de la canéphore blessée à mort
Ou verre de cristal dans la main du mourant
Nous n’avons jamais eu qu’un bonheur sans défense

La triste nature morte
La vie du solitaire
Qui tient dans un seul verre
Et tout l’amer à boire
Se brise en mille éclats
Et danse autour de nous
Yeux follets feux bijoux

Les multiples pans de pénombre
Sont assemblés par ces soudures d’or
Par ces épingles d’or est retenue
Cette atmosphère de soie sombre

De l’obscur au clair ton éclat est au point
Des feux noirs des feux d’or dans tes yeux c’est la fête
Du jour qui danse avec la nuit
Les rayons de soleil sortant des mains des ombres
Les barreaux d’or du jour sciés distraitement
Dans tes trésors vont s’embellir
Quand la conscience s’accroît
S’accroît d’autant l’inconscient
C’est la sagesse de ta beauté
C’est la beauté de ta sagesse
C’est la promesse de tes yeux
La révélation de ton corps
C’est ton silence et tes aveux
C’est le bonheur toujours double
C’est l’amour toujours amoureux
De ce qu’il sait et qu’il ignore
De ce qu’il a et qu’il implore
Plus de lumière et d’ombre encore
C’est la sagesse avide de l’amour

(Ernest Delève)

Illustration: Adrien Henri Tanoux

 

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DEUXIÈME RETOUCHE A L’ANGOISSE (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 14 août 2015



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DEUXIÈME RETOUCHE A L’ANGOISSE

Sur le plan de la mer et du ciel
dont les lumières s’encastrent
jusqu’à s’évanouir
une barque tremble
pareille à l’interrogation de l’homme
au large du bonheur

(Daniel Boulanger)

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