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Poésie

Posts Tagged ‘plan’

Il dormait un Sommeil (Paul Valéry)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2019



    

Illustration

Il dormait un Sommeil
plein de liqueurs tièdes
d’humeurs mouvantes, fluides
de molles couleurs
— écoutant comme dans la Terre
le son éloigné, plan, du
Sang continuel coulant,
écoutant comme un mur.

(Paul Valéry)

 

Recueil: Poésie perdue
Traduction:
Editions: Gallimard

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Si j’te chope (Guillaume Siaudeau)

Posted by arbrealettres sur 5 février 2019




    
Si j’te chope

Qui s’amuse
à tirer
des comètes
sur des plans

(Guillaume Siaudeau)

 

Recueil: Inauguration de l’ennui
Traduction:
Editions: Alma

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Par un point situé sur un plan… (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 20 février 2018



perpendiculaire

Par un point situé sur un plan
On ne peut faire passer qu’une perpendiculaire à ce plan.
On dit ça…
Mais par tous les points de mon plan à moi
On peut faire passer tous les hommes, tous les animaux de la terre.
Alors votre perpendiculaire me fait rire.
Et pas seulement les hommes et les bêtes
Mais encore beaucoup de choses
Des cailloux
Des fleurs
Des nuages
Mon père et ma mère
Un bateau à voiles
Un tuyau de poêle
Et si cela me plaît
Quatre cents millions de perpendiculaires.

(Robert Desnos)

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L’AMPHION (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 13 décembre 2017




    
L’AMPHION

Le Paris que vous aimâtes
n’est pas celui que nous aimons
et nous nous dirigeons sans hâte
vers celui que nous oublierons

Topographies ! itinéraires !
dérives à travers la ville !
souvenirs des anciens horaires !
que la mémoire est difficile…

Et sans un plan sous les yeux
on ne nous comprendra plus
car tout ceci n’est que jeu
et l’oubli d’un temps perdu

(Raymond Queneau)

 

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L’Amphion (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 6 novembre 2017



L’Amphion

Le Paris que vous aimâtes
n’est pas celui que nous aimons
et nous nous dirigeons sans hâte
vers celui que nous oublierons

Topographies ! itinéraires !
dérives à travers la ville !
souvenirs des anciens horaires !
que la mémoire est difficile …

Et sans un plan sous les yeux
on ne nous comprendra plus
car tout ceci n’est que jeu
et l’oubli d’un temps perdu

(Raymond Queneau)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Illustration: Maximilien Luce

 

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Où ai-je vu ce lilas de Perse (Anna Akhmatova)

Posted by arbrealettres sur 13 août 2017



J’arracherai ce jour de ta mémoire
Pour que ton regard, brumeux, désemparé,
Demande: où ai-je vu ce lilas de Perse,
Ces hirondelles, cette maison de bois ?
En m’entendant nommer, tu te rappelleras
La soudaine douleur des désirs indicibles,
Dans des villes pensives tu chercheras
Cette rue qui n’est sur aucun plan.
En voyant arriver une lettre inattendue,
En entendant derrière une porte une voix
Tu penseras: «C’est elle, elle-même,
Qui vient au secours de mon peu de foi.»

(Anna Akhmatova)

Illustration

 

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Dans le train (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2017



Dans le train.
Le premier plan tourne à toute allure
tandis que l’arrière-plan est proche de la fixité centrale.
Foncer, aller droit,
c’est longer des cercles.

(Laurent Albarracin)

 Illustration

 

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Le Jour où je me suis aimée pour de vrai (Kim McMillen)(Alison McMillen)

Posted by arbrealettres sur 28 décembre 2016


Le Jour où je me suis aimée pour de vrai

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances,

j’étais à la bonne place, au bon moment, et alors, j’ai pu me relaxer.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…. Estime de Soi.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle,

n’étaient rien d’autre qu’un signal quand je vais contre mes convictions.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle… Authenticité.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente.

Et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive, contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle… Maturité.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus 

dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux,

sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…..

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle… Respect.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire….

Personnes, situations, tout ce qui baissait mon niveau d’énergie.

Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle… Amour Propre.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre, 

j’ai arrêté de faire de grands plans, et j’ai abandonné les méga projets du futur.

Aujourd’hui je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plaît et à mon rythme.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…  Simplicité.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison,

et me suis rendu compte de toutes les fois ou je me suis trompée.

Aujourd’hui j’ai découvert… L’Humilité.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.

Aujourd’hui je vis au présent, là où toute la vie se passe.

Aujourd’hui je vis une seule journée à la fois.

Et ça s’appelle… Plénitude.

 

Le jour où je me suis aimée pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.

Mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse.

Tout ceci est…   Savoir Vivre.

 

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter….

Du chaos naissent les étoiles.

Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…  La Vie

 

(Kim McMillen)(Alison McMillen)

Découvert ici: http://sylviesophrologie.com

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Sur le rivage l’homme attend l’improbable (Jean-Paul Hameury)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2016



La mer passe
d’une crique à l’autre.

Les plans bleutés s’étagent

L’horizon indéfiniment repoussé
s’efface dans le blanc du ciel.

Rochers et arbres vivent sans cris.

Le temps s’en va avec les fleurs
les nuages les eaux
des lointaines cascades.

Sur le rivage
l’homme attend l’improbable.

(Jean-Paul Hameury)

Illustration: ArbreaPhotos

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Je te fais don (Bernard Neau)

Posted by arbrealettres sur 9 août 2016



Je te fais don de ma force d’attente,
de mes passage-éclairs
dans les approches progressives
des coeurs.

d’une paupière qui bat,
tu viens mourir
et renaître, en face de ma douleur,
tout près de moi –

et le temps, ces espaces
délivrés du regard,
je les offre entiers à ta désolation.

je ne veux pas, ne peux pas partir,
je te fais don de tout,
mais ne me livre pas
la raison scellée de tes yeux;

tant inclinent
les formes, légèrement,
de plan en plan,
alentour de ton Secret.

(Bernard Neau)

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