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Poésie

Posts Tagged ‘pleinement’

Sentir pleinement (Virginia Woolf)

Posted by arbrealettres sur 27 février 2019


 


 

Van Gogh s Chair. 1888-1889 jpg

Au niveau de l’expérience ordinaire,
sentir pleinement que ceci est une chaise,
que ceci est une table
mais en même temps,
que c’est un miracle, une extase.

(Virginia Woolf)

Illustration: Vincent Van Gogh

 

http://images.google.fr/search?hl=fr&site=imghp&tbm=isch&source=hp&biw=1600&bih=745&q=van+gogh&oq=van+gogh&gs_l=img.3..0l10.2049.3798.0.4085.8.5.0.3.3.0.137.523.1j4.5.0…0.0…1ac.1.9.img.b6tirPGrF44

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LA LUNE DES PREMIERS JOURS (Hwang Ji-u)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2018



Illustration: Leon-Francois Comerre
    
LA LUNE DES PREMIERS JOURS

Exister au loin. Peut-être n’existes-tu pas sur terre,
En pensant à toi comme Si tu étais en vie,
je te prends pleinement dans mes bras,
Le vide semble un suc.
Tu es une absente imprégnée de la chaleur du corps.
À vrai dire quand je t’ai prise dans mes bras, je voyais
Derrière toi le ciel d’un éternel au-delà.
Tu étais le vide «plein» dans une forme.
Que la forme est fragile et poignante.

(Hwang Ji-u)

 

Recueil: DE L’HIVER-DE-L’ARBRE AU PRINTEMPS-DE-L’ARBRE Cent poèmes
Traduction: Kim Bona
Editions: William Blake & co

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JE VIENDRAI QUAND TU CONNAITRAS LA PIRE ANGOISSE (Emily Brontë)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2017



Illustration: Johann Heinrich Füssli
    
JE VIENDRAI QUAND TU CONNAÎTRAS LA PIRE ANGOISSE

Je viendrai quand tu connaîtras la pire angoisse,
Allongé, seul, dans la chambre assombrie,
La folle joie de la journée évanouie
Et l’heureux sourire banni
Des ténèbres glacées du soir.

Je viendrai quand le vrai sentiment de ton coeur
Régnera pleinement, sans rien pour le gauchir,
Et que mon influence, se glissant en toi,
Aggravant la désolation, gelant la joie,
Emportera ton âme.

Ecoute : voici l’heure, voici
Pour toi le moment redoutable;
Ne sens-tu pas déferler sur ton âme
Un flot d’étranges sensations,
Signes avant-coureurs d’un plus rude pouvoir,
Hérauts de mon avènement?

***

I’LL COME WHEN THOU ART SADDEST

I’ll come when thou art saddest,
Laid alone in the darkened room;
When the mad day’s mirth has vanished,
And the smile of joy is banished
From evening’s chilly gloom.

I’ll
come when the heart’s real feeling
Has entire, unbiassed sway,
And my influence o’er thee stealing,
Grief deepening, joy congealing,
Shall bear thy soul away.

Listen, ’tis just the hour,
The awful time for thee;
Dost thou not feel upon thy soul
A flood of strange sensations roll,
Forerunners of a sterner power,
Heralds of me?

(Emily Brontë)

 

Recueil: Poèmes
Traduction: Pierre Leyris
Editions: Gallimard

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De ce qui vient (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2017



Illustration:  Jean Zakarauskas
    

De ce qui vient du fond de l’oreille,
tu n’es pas responsable,
ni de ce qui vient de l’horizon,

mais tu l’es, pleinement,
de leur charnière,
le poème.

(Pierre Dhainaut)

 

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Ce soir aussi (Paul Celan)

Posted by arbrealettres sur 12 mars 2017



Ce soir aussi

Pleinement,
la neige emplit cette mer
où le soleil flotte,
fleurit dans les paniers la glace
que tu portes vers la ville.

Sable,
tu exiges pour cela,
car la dernière rose intérieure
veut aussi ce soir être rassasiée

de l’heure qui s’écoule.

(Paul Celan)

Illustration: Salavador Dali

 

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On voudrait trouver la parole juste (Bernard Mazo)

Posted by arbrealettres sur 30 octobre 2016



On voudrait
trouver
la parole juste
pour pleinement
exister

combler
le manque

ressusciter
la respiration légère
des choses

une parole
qui nous ferait oublier
que nous demeurons
obstinément
étrangers à soi-même

(Bernard Mazo)

Illustration: Chantal Dufour

 

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Ça a commencé comme ça… (Bruno Doucey)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2016



Ça a commencé comme ça…

Ça ressemble à quoi l’amour?
Comment le reconnaître quand il pointe son nez
à la fenêtre de notre vie?
Peut-on décider de tomber amoureux?
Comment savons-nous que nous aimons?
Ces questions, je me les suis longtemps posées.
Comme tout le monde, peut-être…
Je ne savais pas.
C’est compliqué la vie…

Et puis, un jour, il s’est passé quelque chose.
Comme une étincelle ou le coeur qui fait boum.
J’ai rencontré une personne,
et cette rencontre m’a bouleversé.
J’ai voulu la revoir et la revoir encore.
Lui parler.
L’écouter.
La regarder.

Mon coeur battait la chamade en sa présence.
J’avais envie de toucher sa main,
d’effleurer son bras,
d’approcher mon visage de son visage,
mon corps de son corps.

Je ne pouvais plus dormir,
plus penser,
plus rêver à autre chose.
Je ne savais plus
où j’en étais
ni qui j’étais.
Un temps, je me suis éloigné,pour savoir,
mais l’autre m’a manqué et le mal s’est aggravé.

Alors, je suis revenu pour tenter d’élucider un mystère.
Pour atteindre l’être qui m’enveloppait comme un parfum.
Pour déchiffrer la place que j’occupais en l’autre,
et celle de l’autre en moi.
Pour rechercher des preuves d’amour.
Pour aimer.

Cette irruption brutale du sentiment dans la vie,
cette magie d’une présence,
cette impression de vivre pleinement,

c’est donc cela l’amour?

(Bruno Doucey)

 

 

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PLEINEMENT (René Char)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2015



PLEINEMENT

Quand nos os eurent touché terre,
Croulant à travers nos visages,
Mon amour, rien ne fut fini.
Un amour frais vint dans un cri
Nous ranimer et nous reprendre.
Et si la chaleur s’était tue,
La chose qui continuait,
Opposée à la vie mourante,
A l’infini s’élaborait.
Ce que nous avions vu flotter
Bord à bord avec la douleur
Était là comme dans un nid,
Et ses deux yeux nous unissaient
Dans un naissant consentement.
La mort n’avait pas grandi
Malgré des laines ruisselantes,
Et le bonheur pas commencé
A l’écoute de nos présences;
L’herbe était nue et piétinée.

(René Char)

Illustration

 

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