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Poésie

Posts Tagged ‘pleuvoir’

Il pleuvait toujours (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 14 décembre 2017



 

Il pleuvait toujours
et peut-être aussi
sur les chrysanthèmes

(Raymond Queneau)

 

 

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Dans l’espace (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 14 décembre 2017



Dans l’espace

On dirait que kékchose se passe
En fait il ne se passe rien
Un autobus écrase un chien
Des badauds se délassent
Il va pleuvoir
Tiens tiens

(Raymond Queneau)


Illustration

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Il pleut sur la bergère (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 14 décembre 2017



Il pleut sur la bergère
il pleut sur les moutons
j’entends la locotière
et j’entends les wagons

dans le fond du vallon
tout juste une prairie
j’aperçois un wagon
une locomotrie

il pleut sur la bergère
il pleut sur les wagons
c’est le progrès sorcière
la civilisation

(Raymond Queneau)


Illustration

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Quand j’affichai cet avis (Joë Bousquet)

Posted by arbrealettres sur 7 décembre 2017




    
Quand j’affichai
cet avis sur mon front :
« Entrée interdite à l’azur »,
il se mit à pleuvoir en moi
une mousson entière
de mots inconsolables.

(Joë Bousquet)

 

Recueil: Poèmes, un
Traduction:
Editions: Gallimard

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Aimée (Zéno Bianu)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2017




Illustration: Josephine Wall
    
aimée

moissonne la coulée en toi

aimée d’un plus-que-souffle
la veine bat sur l’aurore

c’est toi-même à fleur de soi

à l’envers dans le temps
à l’envers dans le blanc

aimée d’un toujours-ciel

disparue sitôt surgie
disparue

ouvre le visage
qui meurt de vie
qui meurt de nuit

stations du lointain souffert
tes mains s’offrent

pour trouver
les pierres de monde

aimée
projette l’ombre
du paradis

où finit le ciel
c’est ta prière qui voit
c’est ton bleu
qui se noie

aimée
tu pleus toute parole
en gouttes de nuit

quelque chose
on ne sait où
sans répit sans repos
dans la pulpe du je t’aime

aimée de pur désert noir
ta nuit vient
plus vive que neige

meurs l’oubli
tiens la foudre
en haleine

laisse le temps
s’effondrer
dans ta blessure

aimée
moissonne le monde en nous

éveille les noms
qui s’agrippent aux étoiles
au feu qui forge la joie

l’ébloui n’est pas oubli
la chute tremble de vie

enroulée
dans la signature du vide
en attente pure

nul fond nulle fin
quand saigne la présence

(Zéno Bianu)

Recueil: Infiniment proche
Editions: Gallimard

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J’ai le sentiment (Karen Blixen)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2017



Illustration (webcam ;-))
    
J’ai le sentiment qu’à l’avenir,
où que je puisse être au monde,
je me demanderai toujours s’il pleut à N’gong.

***

I have a feeling that wherever
I may be in the future,
I will be wondering whether there is rain at Ngong.

(Karen Blixen)

 

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Iro mo ka mo (Ito Naga)

Posted by arbrealettres sur 19 novembre 2017



Rain Room, by Random International, at the Curve Gallery, Barbican Art Gallery, in London. The installation is in place and open to the public from 4th October until 3rd March 2013. Photograph by Felix Clay.

 

Iro mo ka mo,
la couleur et le parfum

En sortant de cet hôtel à Tokyo,
elle lève son bras droit au-dessus d’elle,
la paume de la main tournée vers le ciel
pour voir s’il pleut.

Shuu ou harusame ?
Il existe en japonais différentes expressions
pour décrire la pluie.
Shuu tombe dru et verticalement,
tandis que harusame est soufflée par la brise et presque horizontale.

Harusame, c’est la fine pluie du printemps,
shigure, celle de l’automne,
toutes deux intermittentes
car la saison nouvelle n’est pas encore stable.

Laquelle de ces images nous vient à l’esprit
lorsqu’on pense « il pleut »?

(Ito Naga)

Découvert ici: http://revuedepoesie.blog.lemonde.fr/

Illustration

 

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Lune printanière… (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2017



Illustration: Shawna Erback
    
Lune printanière…

Lune printanière et telle une déesse
Qui pose sur les joncs l’éclats de tes pieds blancs
Et sème la moelleuse et flottante caresse
De tes cheveux au ras des moires de l’étang.

Lune, tu fais chanter sous l’oseille sauvage
Que frôle ton orteil d’ivoire, les crapauds,
Et pleuvoir la rosée au bleuissant treillage
Des saules prosternés et des tièdes sureaux.

Zébrant de tes lueurs l’ombre chèvrefeuillée,
En ton mauve péplos tu t’assieds sous les troncs
Et parmi l’herbe humide et les sauges mouillées,
Tu penches ton visage et tu baignes ton front.

Lune, voici mon coeur, brin séché de fougère,
Perdu dans l’épaisseur des bois enténébrés,
Lune, voici mon coeur, sombre rameau de lierre
Au pan de ce mur noir durement enserré.

Eclaire-le, ce coeur, mendiant misérable
Et qu’à l’immense fête on n’a point convié,
Triste quand sont joyeux l’églantier et l’érable,
Mon coeur humain qui pense au lieu de verdoyer.

Que ton rayonnement l’apaise et le pénètre,
Ce coeur comblé de nuit, d’un dieu déshérité,
Lune, verse sur lui comme aux branches des hêtres,
Ton calme enchantement et ta sérénité.

(Marie Dauguet)

 

 

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L’averse (Francis Carco)

Posted by arbrealettres sur 28 octobre 2017



 

L’averse

Un arbre tremble sous le vent.
Les volets claquent.
Comme il a plu, l’eau fait des flaques.

Des feuilles volent sous le vent
Qui les disperse
Et, brusquement, il pleut à verse.

(Francis Carco)

Illustration: Georges Briot

 

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Quand elle viendra (Oscar Milosz)

Posted by arbrealettres sur 26 octobre 2017



Quand elle viendra

Quand elle viendra fera-t-il gris ou vert dans ses yeux,
Vert ou gris dans le fleuve ?
L’heure sera nouvelle dans cet avenir si vieux,
Nouvelle, mais si peu neuve…
Vieilles heures où l’on a tout dit, tout vu, tout rêvé !
Je vous plains si vous le savez…

Il y aura de l’aujourd’hui et des bruits de la ville
Tout comme aujourd’hui et toujours – dures épreuves ! –
Et des odeurs,- selon la saison – de septembre ou d’avril
Et du ciel faux et des nuages dans le fleuve,

Et des mots – selon le moment – gais ou sanglotant
Sous des cieux qui se réjouissent ou qui pleuvent,
Car nous aurons vécu et simulé, ah ! tant et tant,
Quand elle viendra avec ses yeux de pluie sur le fleuve

Il y aura (voix de l’ennui, rire de l’impuissance)
Le vieux, le stérile, le sec moment présent,
Pulsation d’une éternité sœur du silence;
Le moment présent, tout comme à présent.

Hier, il y a dix ans, aujourd’hui, dans un mois,
Horribles mots, pensées mortes, mais qu’importe.
Bois, dors, meurs,- il faut bien que l’on se sauve de soi
De telle ou telle sorte

(Oscar Milosz)

Illustration: Arthur Hughes

 

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