Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘ployé’

La pluie est tombée tout le jour (James Joyce)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2018



    

La pluie est tombée tout le jour.
Ô viens parmi les arbres ployés :
Les feuilles gisent sur le chemin
Des souvenirs.

Nous attardant près du chemin
Des souvenirs nous devrons nous séparer.
Viens, ma bien-aimée, où je pourrai
À ton coeur parler.

***

Rain has fallen all the day.
O come among the laden trees:
The leaves lie thick upon the way
Of memories.

Staying a little by the way
Of memories shall we depart.
Come, my beloved, where I may
Speak to your heart.

(James Joyce)

 

Recueil: Musique de chambre et autres poèmes Pomes Penyeach Ecce Puer
Traduction: Philippe Blanchon
Editions: La Nerthe

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Pieuse comme la branche (Campo)

Posted by arbrealettres sur 10 novembre 2017



 

arbres-et-branches-sous-la-neige

Pieuse comme la branche
ployée par tant de neiges
joyeuse comme un bûcher
sur des collines d’oubli,

sur des lames acérées
en blanche tunique d’orties
je t’apprendrai, mon âme,
ce pas d’adieu…

(Campo)

Illustration

 

 

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Ton corps est la seule lumière (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 16 août 2017




Illustration: Albert Angus MacDonald
    
Ton corps est la seule lumière
que reconnaît mon regard
Il est plus beau sur mon lit
qu’un ciel de joie sur le monde.

Tous les chemins conduisent à ton sexe
dernière impasse avant la mort
mais impasse où ma vie prend un sens
qu’aucune morale n’a pu lui donner.

En pressant ta chair contre ma chair
je sais pourquoi la terre est gonflée de collines,
pourquoi elle chavire sous les forêts,
pourquoi elle accourt vers une source qui naît.

A chaque baiser, ma nuit prend fin
et dans mes veines s’écoule toute la mer
Ton corps est une haute tige
qui, ployée, livre son printemps.

Je te vois dans le regard de toutes les femmes.
J’oublie que tu n’existes qu’entre mes bras
L’espace perd son pouvoir de distance :
tu es si belle, veillée par tes paupières.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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LA GLYCINE (Christiane Barrillon)

Posted by arbrealettres sur 16 mai 2017



LA GLYCINE

La glycine aux mamelles gonflées,
ployée sous son poids de parfum,
s’appuie au mur de la cabane
et son lait se répand,
coule mauve à déborder des yeux,
coule chaud sur les langues
jusqu’au fond des gorges affamées…
Au sol de toutes parts les corolles dressées,
bouches ouvertes, crient
dans les buissons d’abeilles soûles.

(Christiane Barrillon)

 

 

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Et l’indicible saule (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 16 avril 2017



Et l’indicible saule
Ployé sous ses pleurs
S’abandonne à l’onde
Aux ondes sans fin
À jamais tout ouïe

*

Nuit de chairs confrontées
Nuit de sangs confondus
Nous aurons bu ta flamme
Jusqu’à brûler notre ombre
À rompre enfin le cri

(François Cheng)

Illustration: Pascal Renoux

 

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Archer (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2016



Archer
sur quelle note à finir
de peupliers
ployés
Ta peau
dans quelle nuit chaude
de pulpe
Puis ces petits cris
de neige
qu’on écrase à t’aimer

(Werner Lambersy)


Illustration: Jean-Baptiste Regnault

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L’indicible saule (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 14 juin 2016


 

Et l’indicible saule
Ployé sous ses fleurs
S’abandonne à l’onde
Aux ondes sans fin

A jamais tout ouïe

(François Cheng)

Illustration

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Quand luit la Lune en des clartés irradiantes (Georges Rodenbach)

Posted by arbrealettres sur 27 janvier 2016



Quand luit la Lune en des clartés irradiantes,
Quelle misère au long des quais. Dans le canal,
Les maisons en surplomb ont l’air de mendiantes;
Pauvresses à la file et que protègent mal
Du vieux lierre troué, des haillons de feuillage;
Infirmes se traînant dans un pèlerinage,
Mendicité sans yeux, mendicité sans main,
C’est toute une misère au bord d’un grand chemin…
Tristesse des vieux murs tombés dans la misère,
Tristesse des maisons se reflétant dans l’eau !
Or la Lune est montée au ciel dans un halo
Et les carillons noirs égrènent leur rosaire…
C’est alors que le Soir, soudain apitoyé
Pour les vieux murs que nul n’assiste en leurs désastres.
Envoie à tel ou tel vieux mur pauvre et ployé
Des linges de lumière et des aumônes d’astres !

(Georges Rodenbach)

Illustration

 

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