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À un jeune gentilhomme (Poème chinois)

Posted by arbrealettres sur 5 septembre 2018



À un jeune gentilhomme

N’entrez pas, Monsieur, s’il vous plaît,
Ne brisez pas mes fougères,
Non pas que cela me fasse grand’peine,
Mais que diraient mon père et ma mère ?
Et même si je vous aime,
Je n’ose penser à ce qui arriverait.

Ne passez pas mon mur, Monsieur, s’il vous plaît,
N’abîmez pas mes primevères,
Non pas que cela me fasse grand’peine,
Mais, mon Dieu ! que diraient mes frères ?
Et même si je vous aime,
Je n’ose penser à ce qui arriverait.

Restez dehors, Monsieur, s’il vous plaît,
Ne poussez pas mon paravent,
Non pas que cela me fasse grand’peine,
Mais, mon Dieu ! qu’en diraient les gens ?
Et même si je vous aime,
Je n’ose penser à ce qui arriverait.

***

To a Young Gentleman

Do not enter, Sir, I beg you,
Do not break my ferns,
Not that it would upset me much,
But what would my father and my mother say?
And even if I love you,
I dare not think what would happen.

Do not come by my wall, Sir, I beg you,
Do not destroy my primroses,
Not that it would upset me much,
But, good God! what would my brothers say?
And even if I love you,
I dare not think what would happen.

Stay outside, Sir, I beg you,
Do not push my screen,
Not that it would upset me much,
But, good God! what would people say?
And even if I love you,
I dare not think what would happen.

(Poème chinois)

 

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Amoureux séparés (Poème chinois)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2016



Amoureux séparés

Dans le royaume de Yen un jeune galant réside,
Dans le royaume de Chao une belle demoiselle habite.
À vrai dire, ces royaumes ne sont pas très distants.
Mais une chaîne de monts à pic les sépare bel et bien.
«Vous, nuages, sur vos fortes poitrines, emportez-moi,
Vents, soyez mes chevaux et galopez ! »
Les nuages du ciel n’écoutent pas la voix,
La brise changeante s’élève et retombe,
Je reste dans l’amertume de mes pensées,
Songeant à la bien-aimée que je n’atteindrai pas.

***

Lovers Apart

In the kingdom of Yen resides a young gallant,
In the kingdom of Chao lives a beautiful maid.
In reality these kingdoms are not far apart,
But a chain of precipitate mountains sets them truly apart.
«You clouds, on your strong breasts carry me,
Winds, be my horses and gallop!»
The clouds in the sky do not hear the voice,
The changing breeze rises and falls,
I am left in the bitterness of my thoughts,
Thinking of the beloved I cannot reach.

(Poème chinois)

 

 

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