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Poésie

Posts Tagged ‘poids’

SANS PLUS DE POIDS (Giuseppe Ungaretti)

Posted by arbrealettres sur 11 octobre 2019



Illustration: Josephine Wall 
    
SANS PLUS DE POIDS

Pour un Dieu qui rirait comme un enfant,
Tant de cris de moineaux,
Tant de danses dans les branches,

Une âme se délivre de son poids,
Les prés gagnent une telle tendresse,
Une telle pudeur parmi les yeux revit,

Les mains, comme des feuilles
Dans l’air, qui s’enchantent…

Qui tremble encore, qui juge?

(Giuseppe Ungaretti)

 

Recueil: Vie d’un homme Poésie 1914-1970
Traduction:
Editions: Gallimard

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En nous (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2019



En nous,
Cette espèce de creux

Qui a du poids.

(Guillevic)

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Endormi (Tawara Machi)

Posted by arbrealettres sur 29 août 2019



Sur mes genoux ce poids de petit enfant
Quand toi le voyou décadent
Endormi tu respires calmement

(Tawara Machi)

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Le soleil (Tawara Machi)

Posted by arbrealettres sur 13 août 2019



Pataud et ovale le soleil
sous son propre poids qu’il ne peut supporter
dirait-on commence à décliner

(Tawara Machi)

Illustration: Gisèle Rouquette

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QUATRE CANTOS (Pierre Emmanuel)

Posted by arbrealettres sur 13 août 2019



QUATRE CANTOS

Pourquoi verte, l’éternité ?
O douloureuse, ô ineffable
fougère encore repliée
Qui n’a senti en lui crier
les premières feuilles des arbres
ne sait rien de l’éternité.

Brune sous les javelles blondes
Pareille à la terre en été
C’est toujours le matin du monde
Quand nous saluons la beauté.

Qui me sépare de ma mort ?
un miroir où mon âme morte
a perdu le poids de son corps
Qui me sépare de ma vie ?
l’ombre à reculons qui m’épie
et me fascine en me fuyant
Qui me sépare de mon dieu ?
moi innombrable qui me prends
au piège de mes visages
Mais dans l’Ombre où je suis damné
l’Autre muet me dévisage.

Ce corps battu à mort
sur l’aire nue de l’âme
qu’espère-t-il ? le van
qui criblera ses astres.

(Pierre Emmanuel)

Illustration: ArbreaPhotos  

 

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Chaque année (Albert Camus)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2019



Albert Lichten (6) [800x600]

Chaque année, la floraison des filles sur les plages.
Elles n’ont qu’une saison. L’année d’après,
elles sont remplacées par d’autres visages de fleurs qui,
la saison d’avant, étaient encore des petites filles.
Pour l’homme qui les regarde,
ce sont des vagues annuelles dont le poids et la splendeur
déferlent sur le sable jaune.

(Albert Camus)

Illustration: Albert Lichten

 

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Banquises blonde (Marie-Jeanne Durry)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2019



Banquises blondes entre les doigts d’eau, royaumes interdits,
de quelle route vous ai-je longés ?
Sur le fleuve et nues, ouvertes, flottantes,
nul arbre ne les enracine, aucune plante, aucun pas n’y mettent leur poids d’ombre.
Seuls parfois les touchent des oiseaux de passage.

(Marie-Jeanne Durry)

 

 

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Le poids dont j’informe la bêche (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2019




Illustration 
    
Le poids dont j’informe la bêche
Et la secousse en vue d’ouvrir
Retournent l’invisible.

(Jean Tortel)

 

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L’Oreille cassée (Michel Serres)

Posted by arbrealettres sur 4 juin 2019




    
L’Oreille cassée
Le vivant, le vrai

Nos visages ravagés de rides se souviennent des sillons de larmes
et notre colonne vertébrale se voûte sous le poids des tristesses passées.

Un corps vivant ne reste pas longtemps vierge et lisse;
la santé, la joie de vivre n’excluent pas les coups ;

bien au contraire, nous n’existons que de souffrances vaillantes contre l’adversité ;
les bons organismes présentent une tête burinée, un corps las et courageux,
une puissance dévastée, mais toujours debout.

Avant le premier coup de corne,
comment savoir si le torero se conduit avec courage ?

Il n’y a de vrai vivant que déchiré.
Les cicatrices renforcent.

Il n’y a de vérité que falsifiée.
Le faux plaide pour le vrai.

Il n’y a de bonté que tentée.

Quelle vertu sans tribulations ?
Il n’y a de bon système que cassé.
Si tout marche, rien ne marchera.

Chaque épreuve me précipite au devant de ce fétiche :
il n’y a de vrai dieu que blessé.

(Michel Serres)

 

Recueil: Hergé mon ami
Traduction:
Editions: Le Pommier

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TEMPÊTE D’ÉTÉ (Liu Ji)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2019



TEMPÊTE D’ÉTÉ

Poussé par le vent vigoureux l’orage s’abat
sur la haute citadelle
Sous le poids des nuages, des coups de tonnerre
tambourinent sur la terre
L’averse apaisée, on ne sait plus où est le dragon
Seules des milliers de grenouilles coassent
dans l’étang vert

(Liu Ji)

Illustration

 

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