Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘poignant’

CHANT DU DÉSESPÉRÉ (Charles Vildrac)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2020



Charles Vildrac
    
CHANT DU DÉSESPÉRÉ

Au long des jours et des ans,
Je chante, je chante.
La chanson que je me chante
Elle est triste et gaie :
La vieille peine y sourit
Et la joie y pleure.
C’est la joie ivre et navrée
Des rameaux coupés,
Des rameaux en feuilles neuves
Qui ont chu dans l’eau ;
C’est la danse du flocon
Qui tournoie et tombe,
Remonte, rêve et s’abîme
Au désert de neige ;
C’est, dans un jardin d’été,
Le rire en pleurs d’un aveugle
Qui titube dans les fleurs ;
C’est une rumeur de fête
Ou des jeux d’enfants
Qu’on entend du cimetière.
C’est la chanson pour toujours,
Poignante et légère,
Qu’étreint mais n’étrangle pas
L’âpre loi du monde ;
C’est la détresse éternelle,
C’est la volupté
D’aller comme un pèlerin
Plein de mort et plein d’amour !
Plein de mort et plein d’amour,
Je chante, je chante !
C’est ma chance et ma richesse
D’avoir dans mon cœur
Toujours brûlant et fidèle
Et prêt à jaillir,
Ce blanc rayon qui poudroie
Sur toute souffrance ;
Ce cri de miséricorde
Sur chaque bonheur.

(Charles Vildrac)

 

Recueil: Chants du désespéré (1914-1920) –
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

ECOUTER (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 4 janvier 2020



ECOUTER

Il y a ce qui rassure
et dort au coeur de la chose
on l’écoute
dans la boucle du fleuve
dans la houille éclairant
de ses brasiers
le corps de la jeune fille
qui s’expose à la vie
dans la ramure et le jour clair
ou dans la nuit poignante.

(Jean Follain)

Illustration: Auguste Renoir

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’acte poignant et si grave d’écrire (René Char)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2019



 

Talon Abraxas 1980 - British Surrealist painter - Tutt'Art@ (35) [1280x768]

L’acte poignant et si grave d’écrire
quand l’angoisse se soulève sur un coude pour observer
et que notre bonheur s’engage nu dans le vent du chemin.

(René Char)

Illustration: Talon Abraxas

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LA SÉPARATION (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2019




    
LA SÉPARATION

À la vue d’un nuage vert foncé dans le ciel bleu,
une paire d’yeux sombres et moites me revient à l’esprit :
Les lèvres compatissantes,
Un regard muet
Poignant dans sa supplication,
Avant de se séparer…
la vue d’un nuage vert foncé dans le ciel bleu.

Il pleut sans répit avec des éclairs,
Affolé le vent chante dans les bois.
Quelque part dans mon être
S’attarde un gémissement,
Une voix familière
Vient retentir dans mon coeur
A la vue d’un nuage vert foncé dans le ciel bleu.

(Rabindranath Tagore)

 

Recueil: Tantôt dièse tantôt bémol
Traduction: Prithwindra Mukherjee
Editions: La Différence

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Ecouter (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2019



 

Il y a ce qui rassure
et dort au coeur de la chose
on l’écoute
dans la boucle du fleuve
dans la houille éclairant
de ses brasiers
le corps de la jeune fille
qui s’expose à la vie
dans la ramure et le jour clair
ou dans la nuit poignante.

(Jean Follain)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Amours de chats (Yaba)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2019



Amours de chats
exprimant ce qu’ils ressentent
poignants sont leurs cris

(Yaba)


Illustration

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

CHANTS RUSSES (Armand Robin)

Posted by arbrealettres sur 4 février 2019



Illustration: Constantin Savitsky
    
CHANTS RUSSES

Une terre poignante, une terre qui danse et chante
Et sait vivre et sait mourir.

Volga, fleuve d’un poème de milliers d’ans,
Berçant de steppe cent patries,
Maternelle mer du monde entier.

Porteurs de pain, loqueteux merveilleux,

Ce n’est plus une patrie, c’est un chant
De gel, de vent, de neige, de courage.

(Armand Robin)

 

Recueil: Ma vie sans moi suivi de Le monde d’une voix
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Don aveugle, don stérile (Alexandre Pouchkine)

Posted by arbrealettres sur 16 août 2018



 Alexandre Pouchkine   
    
Don aveugle, don stérile,
Vie, pourquoi m’es-tu donnée,
Toi qu’une puissance hostile
Au supplice a condamnée?

Quel dessein que je redoute
M’a fait naître du néant,
M’a rongé l’esprit de doute,
Brûlé de passion le sang?

J’erre ainsi sans but au monde,
Sans pensée et sans amour,
Dans l’ennui poignant où gronde
L’uniforme bruit des jours.

(Alexandre Pouchkine)

 

Recueil: Le soleil d’Alexandre Le Cercle de Pouchkine
Traduction: André Markowicz
Editions: Actes Sud

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

CONCERTO POUR UN ETE (Patricia Ruiz-Gamboa)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2018




    
CONCERTO POUR UN ETE

Si poignant au coeur,
Concerto pour un été.
Lamento, c’est en pleurs
Que je t’écoute me briser.

Si ardent en cris,
Concerto pour un été.
Trompette et frénésie
Ma vie vibre, désolée.

Si sublime en vagues,
Concerto pour un été.
L’éclat d’une bague
L’écho de la marée.

Si poignant au coeur,
Concerto pour un été.
C’est pour moi un bonheur
De sans cesse t’écouter.

(Patricia Ruiz-Gamboa)

 

Recueil: Concerto pour une plume
Traduction:
Editions: ARCAM

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LA LUNE DES PREMIERS JOURS (Hwang Ji-u)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2018



Illustration: Leon-Francois Comerre
    
LA LUNE DES PREMIERS JOURS

Exister au loin. Peut-être n’existes-tu pas sur terre,
En pensant à toi comme Si tu étais en vie,
je te prends pleinement dans mes bras,
Le vide semble un suc.
Tu es une absente imprégnée de la chaleur du corps.
À vrai dire quand je t’ai prise dans mes bras, je voyais
Derrière toi le ciel d’un éternel au-delà.
Tu étais le vide «plein» dans une forme.
Que la forme est fragile et poignante.

(Hwang Ji-u)

 

Recueil: DE L’HIVER-DE-L’ARBRE AU PRINTEMPS-DE-L’ARBRE Cent poèmes
Traduction: Kim Bona
Editions: William Blake & co

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :