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Poésie

Posts Tagged ‘polaire’

LE DÉPART (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2019




    
LE DÉPART

En face, l’océan de paix,
Fais démarrer l’esquif, ô Timonier.
Tu seras le compagnon éternel,
Accepte, accepte-moi sur ton giron,
Sur le chemin de l’infini s’allumeront
Les rayons de l’étoile polaire.

Délivreur, ton pardon, ta compassion
Seront les deniers de ce périple pérenne.
Que ce qui t’attache à la terre se dissolve ;
Le vaste univers m’accueille dans ses bras.
Que dans le coeur se fasse connaître
L’identité sans crainte du grand Inconnu.

(Rabindranath Tagore)

 

Recueil: Tantôt dièse tantôt bémol
Traduction: Prithwindra Mukherjee
Editions: La Différence

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Il est une solitude (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2018



Il est une solitude de l’espace
Une solitude de la mer
Une solitude de la Mort, mais elles
Sont société
Comparées à ce site plus profond
Cette polaire intimité
D’une âme qui se visite —

***

There is a solitude of space
A solitude of sea
A solitude of Death, but these
Society shall be
Compared with that profounder site
That polar privacy
A soul admitted to itself —

(Emily Dickinson)


Illustration: Gilbert Garcin

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Vos yeux (William Shakespeare)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2018



Illustration: Konstantin Yegorovich Makovsky
    
Vos yeux sont des étoiles polaires ;
et le doux son de votre voix
est plus harmonieux
que ne l’est pour le berger
le chant de l’alouette.

(William Shakespeare)

 

Recueil: Le Songe d’une nuit d’Été
Traduction:
Editions:

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Tout périra (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2017



Illustration: Georges Jeanclos
    

Tout périra — la mère, et la jeunesse,
L’épouse trahira, l’ami te quittera.
Apprends à goûter cette autre douceur
En te mirant dans le cercle polaire et froid.

Vers le pôle lointain mène ta barque,
Parmi les murs de glace — on oublie peu à peu
Comme on aimait, luttait et périssait là-bas,
Oublie-le, ce pays des passions anciennes.

Et aux frémissements de la longue froideur
Habitue doucement ton âme fatiguée,
Pour qu’elle n’ait plus besoin de rien, ici,
Quand de là-bas jailliront les clartés.

(Alexandre Blok)

 

Recueil: Le Monde terrible
Traduction:Pierre Léon
Editions: Gallimard

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Lever (Olivier Larronde)

Posted by arbrealettres sur 26 octobre 2017



Lever

La belle aube est nimbant de ses charmes polaires
Les brûlures d’un ciel aux corbeaux ravissants…
Leur souffle soit mon souffle et leur essor m’arrache
À l’ombre en tous les coins par ses chiens dévorée !

(Olivier Larronde)

Illustration: Audrey Kawasaki

 

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SOURIRE POLI (Jean Richepin)

Posted by arbrealettres sur 3 février 2017



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SOURIRE POLI

Je regrette le temps où nos deux cœurs jumeaux
Se querellaient. Un rien vous mettait en colère.
Vos caprices, changeants comme un spectre solaire,
Boudaient, criaient, mordaient ainsi que des marmots.

Aujourd’hui, dans vos yeux plus durs que des émaux,
L’orgueil calme fleurit tel qu’une fleur polaire.
Indifférente à tout, votre humeur me tolère
Et ne se cabre plus sous l’éperon des mots.

Ah ! qu’un éclair de rage en tes regards s’allume!
Fâches-toi ! frappe-moi ! prends mon front pour enclume !
Déchire-moi le cœur en lambeaux ! Manges-en!

Réveille-toi, terrible, en tigresse des jungles!
Mais ne me jette pas, avec l’air méprisant.
Ce sourire poli, poli comme tes ongles.

(Jean Richepin)

 Illustration: Martial Barrault

 

 

 

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SUPPLICATION (Charles Cros)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2016



 

SUPPLICATION

Tes yeux, impassibles sondeurs
D’une mer polaire idéale,
S’éclairent parfois des splendeurs
Du rire, aurore boréale.

Ta chevelure, en ces odeurs
Fines et chaudes qu’elle exhale,
Fait rêver aux tigres rôdeurs
D’une clairière tropicale.

Ton âme a ces aspects divers :
Froideur sereine des hivers,
Douceur trompeuse de la fauve.

Glacé de froid, ou déchiré
A belles dents, moi, je mourrai
A moins que ton coeur ne me sauve.

(Charles Cros)

Illustration: Arthur Braginsky

 

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