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Poésie

Posts Tagged ‘poulain’

QUE ET QUE (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 19 avril 2019



Illustration: Flo DS
    
QUE ET QUE
(Testament léger)

Je sais que j’attends que l’heure
s’ajoute à l’heure et m’enlève
je ne résisterai pas.

Sur les prés et sur les dunes
les poulains les goélands
auront leur part de vitesse
de lumière de repos.

Enfin je ressemblerai
à ce qui m’anima, dès
l’origine de ma vie :
moitié soleil moitié ombre,
victorieux et défait.

(Jean Tardieu)

 

Recueil: L’accent grave et l’accent aigu
Traduction:
Editions: Gallimard

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Le lever du soleil (Abbas Kiarostami)

Posted by arbrealettres sur 18 avril 2019



Le lever du soleil
Dans l’oeil doré d’un vieil aigle
Sur le cadavre d’un poulain blanc

(Abbas Kiarostami)

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Un poulain blanc est né (Abbas Kiarostami)

Posted by arbrealettres sur 18 avril 2019



Un poulain blanc
Est né
D’une jument noire
A l’aurore

(Abbas Kiarostami)


Illustration

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PRIERE (Alain Bosquet)

Posted by arbrealettres sur 1 août 2017




    
PRIERE

Donne-moi ta façon de dresser
les dix mille animaux de ce livre;
donne-moi ton poème blessé
qui m’explique pourquoi il faut vivre;
donne-moi la tiédeur de ton sang
que je lis comme on lit une fable;
donne-moi, quel que soit son accent,
ta chanson de statue impalpable;
donne-moi ton poulain qui accourt
à l’approche des jeunes comètes;
donne-moi, au moment de l’amour,
ce qu’il faut pour flatter un poète;
donne-moi, sans vraiment me l’offrir,
ton grand verbe qui dompte l’orage,
et enfin donne-moi le plaisir
de copier sur ta peau cette page.

(Alain Bosquet)

 

Editions: Cahiers du Sud

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Canzone aux souvenirs de ma jeunesse perdue? (Paul Fort)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2017



Canzone aux souvenirs de ma jeunesse perdue?

Temps sublime où j’errais,
plein de force et courage,
vivant ma libre vie
comme un poulain sauvage.

(Paul Fort)

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Un poulain blanc (Abbas Kiarostami)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2017



Un poulain blanc
Rouge jusqu’aux genoux
Après une promenade
Dans un pré de coquelicots

(Abbas Kiarostami)


Illustration de Tassili

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Berceuse (Marc Alyn)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2017



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Berceuse

Dodo mon poulain,
dodo dodeline,
Clos tes yeux câlins
Sur la paille fine.

Croise tes sabots,
dodo dodeline,
Dans le lit bien chaud
Et rêve à la Chine.

Pose le poil roux
Doré de ta robe
Tout contre mon cou
Qui ne se dérobe.

Tu auras du trèfle
Tout à quatre feuilles:
Les fées et les elfes
Veillent sur le seuil.

Mais jusqu’à demain,
Dodo dodeline,
dodo mon poulain
Que l’ombre illumine.

(Marc Alyn)

Illustration

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Tous les enfants (Alain Bosquet)

Posted by arbrealettres sur 4 novembre 2016




Tous les enfants, vous le savez, sont des navires
qu’un proverbe pareil aux brises les plus douces
conduit, syllabe après syllabe, au continent
où les pingouins dorés murmurent des poèmes.

Tous les enfants, vous le savez, sont des bouleaux
qui dans la nuit, en demandant pardon, écartent
leurs branches, leur écorce, et vont, jusqu’au vertige,
danser sur la grand-place, au milieu des poulains.

Tous les enfants, vous le savez, sont des comètes
venues nous rendre hommage au nom d’un autre azur,
d’une autre vérité, d’une autre fable; et nous,

adultes par défaut, saurons-nous les convaincre
de s’attarder ici le temps d’un bref bonheur,
avant de repartir chez les étoiles folles?

(Alain Bosquet)

 

 

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Le poème où tu vis (Alain Bosquet)

Posted by arbrealettres sur 4 novembre 2016




Le poème où tu vis

Le poulain discutant avec la rose,
tu devras le quitter.
La grande nuit qui s’ouvre sur le jour,
tu devras la quitter.
Le carnaval en l’honneur des comètes,
tu devras le quitter.
Le navire endormi dans une orange,
tu devras le quitter.
L’amour, cette musique de la neige,
tu devras le quitter,
L’oiseau brûlé dont on fait les tulipes,
tu devras le quitter,
Le poème où tu vis – est-ce une erreur? –
tu ne le quitteras jamais.

(Alain Bosquet)

 

 

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LES HERAUTS NOIRS (César Vallejo)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2016



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LES HERAUTS NOIRS

Il y a, dans la vie, des coups si forts… Moi je ne sais!
Des coups comme de Dieu la haine; comme si avant eux
le ressac de tout ce qui fut souffert
se déposait dans l’âme… Moi je ne sais!

Ils sont peu nombreux; mais ils sont… Ils creusent d’obscurs sillons
sur le plus fier visage, sur le dos le plus fort.
Ils sont parfois les poulains de barbares attilas;
ou bien les hérauts noirs que la Mort nous envoie.

Ce sont les chutes profondes des Christs de l’âme,
d’une adorable foi que le Destin blasphème.
Ces coups sanglants sont les crépitations
d’un pain brûlant pour nous à la porte du four.

Et l’homme… Pauvre… Pauvre! Il tourne les yeux, comme
quand sur l’épaule un battement de main nous appelle;
il tourne des yeux fous, et tout ce qu’il vécut
se dépose, comme une flaque de remords, dans le Regard.

Il y a des coups dans la vie, si forts… Moi je ne sais!

***

LOS HERALDOS NEGROS

Hay golpes en la vida, tan fuertes… Yo no sé.
Golpes como del odio de Dios; como si ante ellos,
la resaca de todo lo sufrido
se empozara en el alma… Yo no sé.

Son pocos; pero son… Abren zanjas oscuras
en el rostro más fiero y en el lomo más fuerte.
Serán tal vez los potros de bárbaros atilas;
o los heraldos negros que nos manda la Muerte.

Son las caídas hondas de los Cristos del alma,
de alguna fe adorable que el Destino blasfema.
Esos golpes sangrientos son las crepitaciones
de algún pan que en la puerta del horno se nos quema.

Y el hombre… Pobre… pobre! Vuelve los ojos, como
cuando por sobre el hombro nos llama una palmada;
vuelve los ojos locos, y todo lo vivido
se empoza, como un charco de culpa, en la mirada.

Hay golpes en la vida, tan fuertes … Yo no sé!

(César Vallejo)

Illustration: Eduardo Kingman

http://www.nidodepoesia.com/valleherald.htm

 

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