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Poésie

Posts Tagged ‘pourrissant’

Feuilles d’or pourrissantes (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2016



 

Feuilles d’or pourrissantes,
Avec sur elles une odeur
De mort et d’espoir.

***

Rotting yellow leaves
Have about them an odor
Both of death and hope.

(Richard Wright)

 

 

 

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L’attente toujours (Bernard Mazo)

Posted by arbrealettres sur 30 octobre 2016



L’attente toujours

Découvrirons-nous au soir d’une longue patience
La source d’où cheminent nos rêves les plus obstinés ?
Remonterons-nous les longs chemins de la mémoire ?
Lorsque nous aurons atteint l’autre versant du temps
De grands faisceaux de brume emprisonneront les oiseaux de passage
Comme autant de liens invisibles reliés au cœur du monde
Nous irons alors par les fins réseaux du sang
Dans cette odeur âcre de fleurs pourrissantes
Avec sur les lèvres, comme la brûlure d’une paix rassurante,
La saveur du sel de la nuit.

(Bernard Mazo)

 

 

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Lorsqu’une pierre se brise (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 19 juin 2016



Lorsqu’une pierre se brise,
lorsqu’une branche se fend,
lorsqu’une guêpe déchire
le coeur d’un fruit pourrissant,

lorsque s’ouvre une fissure
au mur des granges du vent,
lorsqu’une mince blessure
saigne aux lèvres d’un enfant,

c’est notre mort qui jaillit
de la douteuse fêlure
tandis que tonne à midi
le grand vaisseau de lumière.

(Jean Joubert)


Illustration

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LE CHANT DES HUMILIES (Srecko Kosovel)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2015



Dastid Miluka  Portrait3 [1280x768]

LE CHANT DES HUMILIES

Dans l’âpre senteur des multiples sauces,
Parmi les cris, j’avance sur le pavé gris,
Les enfants sont des vieux d’affreuse expérience,
Leur face ne trahit santé, rire, ni rêves.

En cheveux à midi,
Affublées de chiffons,
Les femmes portent le déjeuner dans des cruches,
Leur oeil est mort, leur coeur est mort.

Et je vais parmi elles dans l’horreur de connaltre
Derrière chaque face, une face de vengeance,
Qui se lève à chaque instant comme la mer
Dans ce lit étroit de poissons pourrissants.

(Srecko Kosovel)

Illustration: Dastid Miluka

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