Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘praire’

Une femme (Marcel Béalu)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2018



Illustration: Henry Picou
    
Une femme

Une femme avec un sexe entre les jambes
Et de longs cheveux de noyée
Une femme aux yeux couleur de lierre
Aux seins tendres comme la rosée

Ses mains sont la forêt obscure
Où je me perds et qui me déchire
Sa nuque est la clairière ailée
Tous les chemins mènent au port

Sa chevelure est la tempête et le navire
Ses jambes sont la prairie sous-marine
(Prairie je veux dire où poussent les praires)

Une palourde noire y dort
Qui ne s’entrouvre que pour moi

(Marcel Béalu)

 

Recueil: L’Ardeur ABC poétique du vivre plus
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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De hautes dames se promènent sur les vertes prairies d’Avalon (William Butler Yeats)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2018



 

Avec des garçons et des filles tout autour,
Avec n’importe quel genre d’habit,
Avec un chapeau démodé,
Avec de vieux souliers rapetassés,
Avec un manteau de brigand tout en lambeaux,
Avec des yeux de faucon,
Avec un dos bien droit et raide,
Avec une démarche d’oie qui se rengorge,
Avec une bourse pleine de monnaie,
Avec un singe au bout d’une chaîne,
Avec une grande plume de coq,
Avec un vilain vieux refrain.
De hautes dames se promènent sur les vertes prairies d’Avalon.

***

With boys and girls about him,
With any sort of clothes,
With a hat out of fashion,
With old patched shoes,
With a ragged b andit cfoak,
With aneye like a hawk,
With a stiff straight back,
With a strutting turkey walk,
With a bag fullof pennies,
With a monkey on a chain,
With a great cock’s feather,
With an d old foul tune.
Tall dames go walking in grass-green Avalon.

(William Butler Yeats)

Illustration

 

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Message d’adieu (Plenty Coups)

Posted by arbrealettres sur 29 février 2016



Plenty Coups

Message d’adieu

Passent encore quelques soleils, et on ne nous verra plus ici.
Notre poussière et nos ossements se mêleront à ces prairies.
Je vois comme dans une vision, mourir la lueur de nos feux du conseil, leurs cendres devenues froides et blanches.
Je ne vois plus s’élever les spirales de fumée au-dessus de nos tentes.
Je n’entends plus le chant des femmes préparant le repas.
Les antilopes ont fui ; les terres des bisons sont vides.
On n’entend plus que la plainte des coyottes.
La « médecine » de l’homme blanc est plus forte que la nôtre ;
le cheval de fer s’élance sur les pistes du bison.
Il nous parle à travers son « esprit qui murmure »(le téléphone).
Nous sommes comme des oiseaux à l’aile brisée.
Mon coeur est froid au-dedans de moi.
Mes yeux se troublent ! Je suis vieux.

(Plenty Coups)

 

 

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