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En quittant une ville, j’entends (Charles Trenet)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2021


 


 

En quittant une ville, j’entends

Dans le train de nuit, y a des fantômes
Qui me sourient quand nous passons sur les prairies.
Dans le train de nuit, y a des royaumes
Et puis du bruit et puis Paris au bout de la nuit.
Les souvenirs si tendres
Viennent s´y faire entendre.
J´entends.

J´entends la voix des flots enchanteurs
Qui font au fond de mon cœur
Des sérénades.
J´entends le triste appel des bateaux
Et la chanson des oiseaux
Sur l´esplanade.
Voici le ciel peuplé
De ses moutons blancs.
Voici la mer troublée,
Spectacle troublant…
J´entends la ville qui me dit bonsoir
Et moi, sur le quai de la gare,
Je dis de mon mieux des mots d´adieu.

Dans le train de nuit, y a des visages,
Des yeux rêveurs, des cheveux blonds, des cheveux fous.
Dans le train de nuit, le paysage,
C´est du brouillard qui va danser dans l´air très doux.
Chantent sur la rivière
Les ombres familières

J´entends les mots de nos rendez-vous.
Le tu remplace le vous.
C´est la campagne…
J´entends claquer ton pas dans la rue.
Quand le jour a disparu,
Je t´accompagne.
Voici les prés, les bois.
Près de moi, tu bois.
Voici la ville qui dort
Dans son rêve d´or.
J´entends ta voix trembler de bonheur
Et j´entends battre ton cœur.
Adieu, beaux jours.
Adieu l´amour…

(Charles Trenet)

Illustration

 

 

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Douce France (Charles Trenet)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2021



 

France

Douce France

Il revient à ma mémoire
Des souvenirs familiers
Je revois ma blouse noire
Lorsque j´étais écolier
Sur le chemin de l´école
Je chantais à pleine voix
Des romances sans paroles
Vieilles chansons d´autrefois

{Refrain:}
Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t´ai gardée dans mon cœur!
Mon village au clocher aux maisons sages
Où les enfants de mon âge
Ont partagé mon bonheur
Oui je t´aime
Et je te donne ce poème
Oui je t´aime
Dans la joie ou la douleur
Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t´ai gardée dans mon cœur

J´ai connu des paysages
Et des soleils merveilleux
Au cours de lointains voyages
Tout là-bas sous d´autres cieux
Mais combien je leur préfère
Mon ciel bleu mon horizon
Ma grande route et ma rivière
Ma prairie et ma maison.

{au Refrain}
(Charles Trenet)

 

 

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Ah dis ah dis ah dis ah bonjour (Charles Trenet)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2021



 

Ah dis ah dis ah dis ah bonjour

Quel est, dans le bois, ce lumineux coquelicot?
C´est le soleil plus matinal que tes jolis yeux ma chérie.
Quel est, dans le ciel, cet écho, ce cocorico?
C´est la chanson d´un jeune coq qui chante sur la prairie.
Quelle est cette goutte sur la joue de cette fleur?
C´est la rosée qui met partout qui met des larmes de bonheur.
Quelle est cette ardeur qui vient avec le gai printemps?
C´est du désir. Réveille-toi. La nature a vingt ans.

Ouvre ton cœur à l´amour.
Ouvre ta fenêtre au jour.
Laisse entrer chez toi le gai soleil et dis,
Ah dis, ah dis, ah dis : Ah Bon-jour!
Cueille la fleur, la plus belle.
Chante une chanson nouvelle
Et va-t´en courir sur les chemins
Qui sont de la nature les lignes de la main.

Prends un bain dans la rivière.
Sèche-toi dans la clairière
Et n´assieds pas ton derrière
Sur les orties familières…
Dis-toi que le temps est court,
Qu´il faut penser à l´amour.
Ouvre ton cœur et ta fenêtre au jour
Et dis : Ah dis, ah dis, ah dis : Ah Bon-jour!

Quel est cet oiseau qui, gentiment, nous applaudit?
C´est l´hirondelle de mon cœur qui chante, chante jour et nuit.
Quel est ce château qui nous sourit à l´horizon?
C´est le mirage le plus beau ma chérie : c´est notre maison.
Qui est ce gros chien qui jappe au bas de l´escalier?
C´est le gardien, le gros Médor dont le visage est familier.
Quel est cet étang qui nous invite à canoter?
C´est le bon temps, l´avenir, c´est le printemps et l´été.

(Charles Trenet)

Illustration: ArbreaPhotos

 

 

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Le majestueux Escaut campagnard (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 18 novembre 2021



Canal_escaut_ramillies

Le majestueux Escaut campagnard

A soixante ans, il me remonte aux yeux et poursuit son cours dans les profondeurs de ma conscience :
tout ce que j’aperçois, tout ce que j’éprouve, se résout en tempête d’eau, de vent et de ciel.

L’étrangeté de ce sentiment, c’est l’impression d’ordre qu’il laisse en se retirant,
comme une certitude de victoire.

Nature étang prairie et bois et de l’écluse
Matin et soir le chant que la lumière éteint…

(Franz Hellens)

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Chant d’insomnie (René Char)

Posted by arbrealettres sur 1 octobre 2021



Illustration: Georges Braque   
    

Chant d’insomnie :

Amour hélant, l’Amoureuse viendra,
Gloria de l’été, ô fruits !
La flèche du soleil traversera ses lèvres,
Le trèfle nu sur sa chair bouclera,
Miniature semblable à l’iris, l’orchidée,
Cadeau le plus ancien des prairies au plaisir
Que la cascade instille, que la bouche délivre.

(René Char)

 

Recueil:Lettera amorosa
Traduction:
Editions: Gallimard

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Des chevaux (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2021


chevaux

 

Nous étions devenus ces chevaux dans la prairie,
– nous l’aurions voulu! –
nous mettant à courir quand il nous plaît,
puis, équanimes,
sur l’herbe et les fleurs qui souffleraient,
et comme eux,
si l’abattoir s’approche – c’est demain –
qui ne le sauraient pas.

(André Frénaud)

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ÉTUDE DE PRONOMS (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2021



 

ÉTUDE DE PRONOMS

O toi ô toi ô toi ô toi
toi qui déjà toi qui pourtant
toi que surtout.

Toi qui pendant toi qui jadis toi que toujours
toi maintenant

Moi toujours arbre et toi toujours prairie
moi souffle toi feuillage
moi parmi, toi selon!

Et nous qui sans personne
par la clarté par le silence
avec rien pour nous seuls
tout, parfaitement tout!

(Jean Tardieu)

Illustration: Gulácsy Lajos

 

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Est-ce pour moi (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2021




Est-ce pour moi ce jour ces tremblantes prairies
ce soleil dans les yeux ce gravier encor chaud
ces volets agités par le vent, cette pluie
sur les feuilles, ce mur sans drame, cet oiseau ?

(Jean Tardieu)

Illustration: Francisco Bajén

 

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Été avec toi (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2021



Été avec toi

L’été nous rassasie d’odeurs
Et de couleurs qui chatoient
Dans l’herbe grasse
Des prairies où se lève
Une aube de lait
Sur la rousseur des bovins
À l’ombre de l’arbre
Qui tressaille sous son écorce

Blanc visage du jour
Le vent dévale la pente
Et notre village jaillit
Dans un cantique de lumière

Le soleil engrosse la terre féconde
De fruits d’oiseaux
De fleurs hautes comme des arbustes
Où la moindre goutte de rosée
Enfante tout un arc-en-ciel

Le vent du large soulève ta robe
Son souffle humide baigne ton corps
Et ton visage rit comme une fleur
Tu prêtes la couleur de tes yeux
À la vague qui s’en empare à jamais
Et tu laisses tes rêves voguer
Au gré des flots vers des îles
Que tu imagines derrière l’horizon

Le soir tombe sur nous comme un caillou.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: Gaëlle Boissonnard

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Immense, l’Océan (Hubert Juin)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2021



 

Immense, l’Océan dessoude mon poème, puis le rameute,
troupeau des mots dans tout le vert des prairies d’eau,
le chante à voix mi-basse et scande soudain les strophes impératives,
puis revient en ses cavernes et murmure l’Océan même aux mille bouches de l’Océan :
un poème qui est rond et se dit à lui-même le poème qu’il est, qui n’est rien.

(Hubert Juin)

 

 

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