Arbrealettres

Poésie

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Ces feuilles brunes (Tomas Tranströmer)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2016




Ces feuilles brunes
sont aussi précieuses que les
manuscrits de la mer Morte.

(Tomas Tranströmer)

 

 

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RIEN QUE MESSAGE (Jacques Rabemananjara)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2016




RIEN QUE MESSAGE

Je t’apporte, Déesse, un salut blanc comme la neige.
Un salut nouveau comme le printemps.
Je te l’apporte
riche de tous mes souhaits, de tous mes voeux inavoués.

Mais quel message inédit
récitera l’Oracle du Nord ?

Chaque parole atteint mon coeur d’une lueur de certitude
Manne combien précieuse
dont comble l’affamé du désert ta bouche d’or,
ta bouche de miel
promise au seul baiser de l’extase…

Depuis avant l’aube,
l’attente de l’instant divin
ronge,
fait défleurir l’arbre de la solitude.

Le feu d’un lent tourment
monte de la racine au col des sommets.
L’incendie avance
aussi certain que la marée ;
et toute la plaine s’embrase
mouvante où souffle le Vent nouveau de la Frontière.

Depuis l’aube d’hier,
depuis les chants du Premier Jour,
la terre s’interroge : image de l’âme en éveil.
Et l’oeil hanté
du pâtre-errant a perdu le fil du sommeil.

Les pieds du pèlerin
saignent encore sur la ronce et les os durs des carrefours.
Les perfides poussières
en ont limé la force vive avant l’Etape.

Lassitude ! Lassitude !
Rien que lassitude
sur les sables blancs de l’étendue.

La mort
a d’une main sûre lancé la foudre en flamme,
lancé jusqu’au-delà de la prairie,
sur l’herbe rouge des savanes !

Et m’a ravi le brusque orage
comme l’Aigle la douce Colombe.

Et les ténèbres
ont englouti les cris de mon sang,
ont couvert l’abîme septuple
de l’Angoisse et de l’amertume.

Et j’ai dévoré mes larmes jusqu’à la source,
et j’ai dévoré mes doigts jusqu’aux ongles.

Qui n’a pas reconnu le mendiant,
l’Aveugle à la voix rauque,
assis aux bornes du sentier ?

Le mendiant d’Amour
qui s’en allait pieds nus à travers l’ortie et l’épine,
qui s’en allait quêter la joie au bras de l’horizon !

Voici
qu’au tournant de la nuit
le geste d’un dieu propice
suscite l’Archange clair au bord du précipice !

Et c’est toi que j’acclame, faste de l’aube seconde !
Azur frais et lisse d’un ciel lavé tes yeux d’iris et de béryl.
Plus fabuleux que l’or du Rhin,
que la perle rouge à Golconde !
Irrésistibles
comme l’appel de la magie ou le signe du destin !

[…]
(Jacques Rabemananjara)

Illustration: Andrzej Malinowski

 

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Pour un bref instant seulement (Nezahualcoyotl)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2015




Précieuses comme des émeraudes,
Croissent tes fleurs,
O toi par qui vivent toutes choses.
Croissent les fleurs parfumées,
Et s’ouvrent comme des oiseaux de turquoise.
Pour un bref instant seulement,
Nous sommes à tes côtés, près de toi.

(Nezahualcoyotl)

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