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Joseph (Georges Moustaki)

Posted by arbrealettres sur 23 octobre 2019



 

Georges de La Tour - Saint Joseph charpentier [1280x768]

Joseph

Voilà c´que c´est, mon vieux Joseph
Que d´avoir pris
La plus jolie
Parmi les filles de Galilée
Celle qu´on appelait Marie

Tu aurais pu, mon vieux Joseph
Prendre Sarah
Ou Deborah
Et rien ne serait arrivé
Mais tu as préféré Marie

Tu aurais pu, mon vieux Joseph
Rester chez toi
Tailler ton bois
Plutôt que d´aller t´exiler
Et te cacher avec Marie

Tu aurais pu, mon vieux Joseph
Faire des petits
Avec Marie
Et leur apprendre ton métier
Comme ton père te l´avait appris

Pourquoi a-t-il fallu, Joseph
Que ton enfant
Cet innocent
Ait eu ces étranges idées
Qui ont tant fait pleurer Marie

Parfois je pense à toi, Joseph
Mon pauvre ami
Lorsque l´on rit
De toi qui n´avais demandé
Qu´à vivre heureux avec Marie

(Georges Moustaki)

Illustration: Georges de La Tour

 

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Chaque femme (Edmond Jabès)

Posted by arbrealettres sur 7 juin 2018



Illustration
    
Chaque femme
a son parfum préféré.

Elles viennent à nous,
comme les naufragés à la terre.

(Edmond Jabès)

 

Recueil: Le Seuil Le Sable Poésies complètes 1943-1988
Traduction:
Editions: Gallimard

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Notre amitié (René Char)

Posted by arbrealettres sur 25 mai 2018



 

Notre amitié
est le nuage blanc préféré
du soleil.

(René Char)

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Il était une fois (Cathy Delanssay)

Posted by arbrealettres sur 23 janvier 2018




    
Il était une fois un roi dont la plus jeune fille, lorsqu’il faisait très chaud,
aimait se rafraîchir au bord d’une fontaine cachée dans les bois.
Là, elle s’amusait avec son jouet préféré, une magnifique balle en or,
qu’elle lançait et rattrapait sans jamais se lasser.

Un jour, la balle lui échappa et plouf ! tomba dans l’eau de la fontaine,
qui était si profonde qu’on n’en voyait pas le fond.
Aussitôt, la jeune fille se mit à pleurer des torrents de larmes.

Une affreuse grenouille sortit alors la tête de l’eau.
« Je crois pouvoir t’aider, coassa l’animal.
Mais que me donneras-tu si je rapporte ton jouet ?

– Tout ce que tu voudras ! s’écria la princesse.
Mes habits, mes bijoux, et même ma couronne

Je ne veux ni tes habits, ni tes bijoux, ni ta couronne !
répondit la grenouille.
Je veux seulement être ton amie et pouvoir m’asseoir à ta table,
manger dans ta petite assiette,
boire dans ton petit verre et dormir dans ton petit lit.

(Cathy Delanssay)

 

Recueil: Le Roi Grenouille
Traduction:
Editions: Lito

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Dans mon pays (René Char)

Posted by arbrealettres sur 2 janvier 2018



Dans mon pays, les tendres preuves du printemps
et les oiseaux mal habillés
sont préférés aux buts lointains.

(René Char)

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FASTES (René Char)

Posted by arbrealettres sur 30 décembre 2017




    
FASTES

L’été chantait sur son roc préféré quand tu m’es apparue,
l’été chantait à l’écart de nous qui étions silence, sympathie, liberté triste,
mer plus encore que la mer dont la longue pelle bleue s’amusait à nos pieds.

L’été chantait et ton cœur nageait loin de lui.
Je baisais ton courage, entendais ton désarroi.
Route par l’absolu des vagues vers ces hauts pics d’écume
où croisent des vertus meurtrières pour les mains qui portent nos maisons.
Nous n’étions pas crédules.
Nous étions entourés.

Les ans passèrent.
Les orages moururent.
Le monde s’en alla.
J’avais mal de sentir que ton cœur justement ne m’apercevait plus.
Je t’aimais.
En mon absence de visage et mon vide de bonheur.
Je t’aimais, changeant en tout, fidèle à toi.

(René Char)

 

Recueil: Fureur et mystère
Traduction:
Editions: Gallimard

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QU’IL VIVE ! (René Char)

Posted by arbrealettres sur 30 décembre 2017



QU’IL VIVE !

Ce pays n’est qu’un voeu de l’esprit,
un contre sépulcre.

Dans mon pays, les tendres preuves du printemps
et les oiseaux mal habillés sont préférés
aux buts lointains.

La vérité attend l’aurore à côté d’une bougie.
Le verre de fenêtre est négligé.
Qu’importe à l’attentif.

Dans mon pays,
on ne questionne pas un homme ému.

Il n’y a pas d’ombre maligne
sur la barque chavirée.

Bonjour à peine, est inconnu dans mon pays.

Il y a des feuilles, beaucoup de feuilles
sur les arbres de mon pays.
Les branches sont libres de n’avoir pas de fruits.

On ne croit pas à la bonne foi du vainqueur.

Dans mon pays, on remercie.

(René Char)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

 

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A la mâchoire serrée (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 6 novembre 2017




    
A la mâchoire serrée
sur un trop brûlant secret
les paroles préférées
se proposent sans arrêt.

La poitrine se soulève.
Frappez, souffles furieux!
Tout retient, mais rien n’achève
l’ouragan silencieux.

Rien ne bouge que les cieux,
rien ne brille que les yeux.

(Jean Tardieu)

 

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Jouant du luth (Lieou Tch’ang-K’ing)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2017



Jouant du luth

Sur les sept cordes frissonnantes
J’entends, calme, le vent dans les sapins fraîchir.
C’est un morceau antique, de moi seul préféré,
La mode du jour ne le reprend plus guère.

(Lieou Tch’ang-K’ing)

 Illustration

 

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La mort et le feu (Shuntarô Tanikawa)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2016



La mort et le feu

Puisqu’il n’y a personne pour mourir à ma place
Il faut que je meure moi-même
Je deviendrai mes propres os
Pas ceux d’une autre
Hélas
Le courant d’une rivière
Le bavardage des gens
La toile d’une araignée
Mouillée de rosée matinale
De tout cela
Je ne pourrai rien emporter
Au moins ma chanson préférée
Ne l’entendront-elles pas
Mes oreilles d’os

(Shuntarô Tanikawa)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration

 

 

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