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Poésie

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La vague roule et s’effondre (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2019



 

La vague roule et s’effondre,
Se reploie et remonte et s’éploie:
– Son culte étreint le monde
D’un océan de joies.

La vague se dresse et s’écroule,
S’assemble et brandit sa clarté:
– Elle donne une âme à la foule
Et la pare de sa beauté.

La vague surgit et nous porte,
Nous qui chantions sous nos treilles,
Assis devant notre porte
A compter nos jours pareils;

Nous qui chantions en poètes,
L’un pour l’autre, nos mêmes soucis,
Savons-nous si nos âmes sont prêtes
Pour les lendemains que voici?

(Francis Vielé-Griffin)

Illustration: William Bouguereau

 

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Le coucher du roi soleil (Robert Momeux)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2015



Le coucher du roi soleil

Les femmes se déshabillent lentement
Le soleil les suit dans sa course
Il les caresse de loin
Il sait quand leurs cheveux
Glissent sur leurs épaules
Si l’ombre qui revient est un baiser du vent
Il sait s’il faut fermer
Les yeux ou tendre l’or de ses miroirs
Lorsque leurs jambes
Emergent de la soie rêvante
Et s’il faut lentement
Embuer les vitres du soir
Lorsqu’elles sont prêtes pour l’amour

(Robert Momeux)


Illustration: Francine Van Hove

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Si Monsieur et Madame veulent monter (Pierre Albert-Birot)

Posted by arbrealettres sur 2 juillet 2015



C’est le chambre où il est mort.

Fenêtres portes courant d’air on emporte
on rapporte on lave on balaie on secoue
on frotte
Les murs ont l’air d’être comme avant
Les draps sont blancs

« Si Monsieur et Madame veulent monter leur chambre est prête »

(Pierre Albert-Birot)

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La pierre et la jeune fille (Michael Edwards)

Posted by arbrealettres sur 27 avril 2015



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Tu danses, et la frise immobile
Tremble du souvenir. Des jeunes filles avancent
Et lèvent les épaules au soleil du matin,
Tourbillons de jupes dans des parfums de pomme.
Les mains des yeux sentent le froid
Du marbre se chauffer dans les plis,
Touchent les cheveux tressés, effleurent
La joue solennelle prête pour l’amour.

***

Stone and Girl

You dance, and the immobile frieze
Trembles with memory. Stepping girls
Lift their shoulders to the morning sun,
Turning their skirts in the apple wind.
The hands of the eye feel the cold
Marble warming in the draperies,
And touch the braided hair, and brush
The solemn cheek ready for love.

(Michael Edwards)

Illustration: Miki de Goodaboom

 

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Tout travaille en secret (Patricia Castex Menier)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2015



 

Felix Mas -   [1280x768]

Tout travaille en secret

Nos convoitises sont simples,
tournées vers un chemin de terre,
ou un ruban soudain plus sombre du ciel.
Tout travaille en secret.
La joie bientôt prête,
se reconnaît à cette rumeur de ruche
dans le coeur.

(Patricia Castex Menier)

Illustration: Felix Mas

 

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Tremblant trouvère (Robert Momeux)

Posted by arbrealettres sur 23 mars 2015



Tremblant trouvère

Je pense à tes yeux qui trouent les nuages
Je pense à ton visage
N’oublie pas petite
Que les nuits et les jours sont mariés à jamais

Je pense à la marraine du vent
Qui a jeté sa coiffe au fond des mares noires
Je pense à tes yeux
Je pense à ton corps à sa soif d’orage à sa soif d’eau pure
Crois-moi petite les jours et les nuits
Ont même visage aux cendres de l’amour

N’oublie pas
N’oublie pas petite que l’amour est un fruit
Pour tant de mains tremblant dans le feuillage du soir
Je pense à tes seins qu’un sanglot gonfle encore
Je pense à tes yeux qui se ferment lentement

Crois-moi petite
Et n’oublie pas que l’amour vient vite
Et n’oublie pas ces nuits qui ne sont pas venues
Et n’oublie pas ces joies passées on ne sait où
Et n’oublie pas que l’amour s’en va vite

(Robert Momeux)

Illustration: Francine Van Hove

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La vague roule et s’effondre (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 6 mars 2015



 

Adamov Alexey 12 [1280x768]

La vague roule et s’effondre,
Se reploie et remonte et s’éploie :
— Son culte étreint le monde
D’un océan de joies.

La vague se dresse et s’écroule,
S’assemble et brandit sa clarté :
— Elle donne une âme à la foule
Et la pare de sa beauté.

La vague surgit et nous porte,
Nous qui chantions sous nos treilles,
Assis devant notre porte
À compter nos jours pareils ;

Nous qui chantions en poètes,
L’un pour l’autre, nos mêmes soucis,
Savons-nous si nos âmes sont prêtes
Pour les lendemains que voici ?

(Francis Vielé-Griffin)

Illustration: Adamov Alexey

 

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