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Poésie

Posts Tagged ‘prêter’

CHANSON (François Mauriac)

Posted by arbrealettres sur 12 octobre 2019



CHANSON

Tes pas se perdent. Le silence
Est doux après ton aigre voix.
O volupté de ton absence!

J’aime bien mieux que tes tristesses
Le souvenir que tu me laisses
Quand je ne suis plus près de toi.

C’est un peu de vent sous la porte…
Sur la route, un pas attardé…
Ah! comme je t’aimerais morte!

Tu fais fuir avec ton sourire
Ce que mon rêve t’a prêté,

Avec ton sourire fardé
Et les mots qu’il ne faut pas dire!

(François Mauriac)

Illustration: Elizaveta Porodina

 

 

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Homme, c’est ta grandeur (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2019



Homme, c’est ta grandeur : accepte des nuages
Qu’ils ouvragent ta face et cabrent tes chevaux
Et comme eux, toi qui sais, te prêtes aux travaux
Du déluge et du feu sur des pays nouveaux ;
Comme eux l’azur te perce et les vents te ravagent
Et ton déchirement sur la face des âges
Comme eux te ressuscite au royaume des eaux.

(Jean Rousselot)

Illustration: Danielle Decollonge

 

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Quel arbre (Nicolas-Germain Léonard)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2019



 

Olga Naletova   - (21)

Quel arbre, en ce moment, lui prête son ombrage ?
Quel gazon s’embellit sous ses pieds caressants ?
Quelle onde fortunée a reçu son image ?
Quel bois mélodieux répète ses accents ?

Que ne suis-je la fleur qui lui sert de parure,
Ou le noeud de ruban qui lui presse le sein,
Ou sa robe légère, ou sa molle chaussure,
Ou l’oiseau qu’elle baise et nourrit de sa main !

(Nicolas-Germain Léonard)

Illustration: Olga Naletova

 

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Légère et sans visage (Rainer Maria Rilke)

Posted by arbrealettres sur 6 avril 2019



Légère et sans visage,
la profondeur d’en haut s’appuie sur toi. L’indifférent
visage contenu dans la nuit prête au tien de l’espace.

***

Leicht und gesichtlos
lehnt sich von oben Tiefe dir an. Das gelöste
nachtenthaltne Gesicht giebt dem deinigen Raum.

(Rainer Maria Rilke)

 

Illustration: Pablo Picasso

 

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Petit troglodyte (Ii)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2019



En ce jour de neige
je te prêterai ma hutte
petit troglodyte

(Ii)


Illustration

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Prête-moi tes yeux bleus centaurée (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 21 septembre 2018



 

centauree

Prête-moi tes yeux bleus centaurée
Herbe un peu de ton sang vert
Ton amour indivis pluie de loin
Et toi vent qui as tout créé
Fais lever ma dormance
Arrache mon bois mort
Rebrousse-moi pétris-moi
Retaille-moi en forme d’homme

(Jean Rousselot)

Illustration

 

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Ce qui t’est prêté, c’est le feu (Claude Michel Cluny)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2018



 

Ce qui t’est prêté, c’est le feu.
Coupe ton bois.

(Claude Michel Cluny)

 

 

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La Dame Brune (Barbara)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2018



Barbara
    
La Dame Brune

Pour une longue dame brune, j’ai inventé
Une chanson au clair de la lune, quelques couplets.
Si jamais elle l’entend un jour, elle saura
Que c’est une chanson d’amour pour elle et moi.

Je suis la longue dame brune que tu attends.
Je suis la longue dame brune et je t’entends.
Chante encore au clair de la lune, je viens vers toi.
Ta guitare, orgue de fortune, guide mes pas.

Pierrot m’avait prêté sa plume ce matin-là.
A ma guitare de fortune j’ai pris le la.
Je me suis pris pour un poète en écrivant
Les mots qui passaient par ma tête comme le vent.

Pierrot t’avait prêté sa plume cette nuit-là.
A ta guitare de fortune, tu pris le la,
Et je t’ai pris pour un poète en écoutant
Les mots qui passaient par ta tête comme le vent.

J’ai habillé la dame brune dans mes pensées
D’un morceau de voile de brume et de rosée.
J’ai fait son lit contre ma peau pour qu’elle soit bien,
Bien à l’abri et bien au chaud contre mes mains.

Habillée de voile de brume et de rosée
Je suis la longue dame brune de ta pensée.
Chante encore au clair de la lune, je viens vers toi.
A travers les monts et les dunes, j’entends ta voix.

Pour une longue dame brune, j’ai inventé
Une chanson au clair de la lune, quelques couplets.
Je sais qu’elle l’entendra un jour, qui sait demain,
Pour que cette chanson d’amour finisse bien.

Bonjour, je suis la dame brune, j’ai tant marché.
Bonjour, je suis la dame brune, je t’ai trouvé.
Fais-moi place au creux de ton lit, je serai bien,
Bien au chaud et bien à l’abri contre tes reins

(Barbara)

 

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Toujours, encore, demain (Guy Goffette)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



Illustration: Alex Nabaum
    
Toujours, encore, demain, ces mots de peu,
de rien, jetés en passant, nous débordent.
Ils amassent dans les marges de nos vies
un sable lisse et sans

vertige, auquel nul ne prête attention
jusqu’à ce que le coeur soudain batte
de l’aile et commence à compter ses pas,
parce que tout est dit,

tout, il n’y a plus qu’à tirer la porte.
Mais elle résiste soudain et grince comme
la mémoire devant une montagne d’oublis :
ce tas de sable, ce

silence qui prend toute la place et qui crie.

(Guy Goffette)

 

Recueil: Tombeau du Capricorne
Traduction:
Editions: Gallimard

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VOЕU AUDACIEUX (Johann Wolfgang Von Goethe)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2018



Illustration: René Baumer
    
VOЕU AUDACIEUX

Qu’est-ce qui fait qu’en tout lieu,
Chacun se sente heureux
Et que chacun prête l’oreille
Quand les mots s’ordonnent en harmonie?

Arrière, ce qui gêne ta course !
Pas de tristesse ni de deuil !
Avant d’ouvrir son chant, avant de le cesser,
Il faut que le poète vive.

Et qu’ainsi la corde d’airain de la vie
Fasse vibrer ton âme !
Si le poète sent son coeur angoissé,
Il trouvera de lui-même l’apaisement.

(Johann Wolfgang Von Goethe)

 

Recueil: Goethe Le Divan
Traduction: Henri Lichtenberger
Editions: Gallimard

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