Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘printanière’

Eau printanière, pluie harmonieuse (Jean Moréas)

Posted by arbrealettres sur 24 février 2019



 

Eau printanière, pluie harmonieuse …

Eau printanière, pluie harmonieuse et douce
Autant qu’une rigole à travers le verger
Et plus que l’arrosoir balancé sur la mousse,
Comme tu prends mon coeur dans ton réseau léger !

A ma fenêtre, ou bien sous le hangar des routes
Où je cherche un abri, de quel bonheur secret
Viens-tu mêler ma peine, et dans tes belles gouttes
Quel est ce souvenir et cet ancien regret ?

(Jean Moréas)

Illustration

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Laurence printanière (Patrice de La Tour du Pin)

Posted by arbrealettres sur 19 décembre 2016



Laurence printanière

Voici que montent les aubes, d’une blancheur
Eclatante, au-dessus d’un fouillis d’anémones
Lumineuses, dans la matinale fraîcheur…

Pour entrer dans la danse légère d’avril,
Vos yeux ont pris la douceur des clairs de lune,
Et leur lumière brille et joue entre les cils.

Il vaut mieux ne jamais parler de moi, Laurence,
Si vous me permettez, et si divinement,
De goûter avec vous cette aube de printemps.
Je chanterai d’abord votre seule présence,
Puisque nos souvenirs, si merveilleux soient-ils,
Pâlissent à côté de cette aube d’avril;
Il vaut mieux négliger les joies antérieures
Pour jouir pleinement des dons qui sont offerts,
La lumière frôlant votre sein découvert,
Toute l’idéale tempête de six heures…

Voici venir la grande extase des réveils,
Et vous marchez parmi les fleurs printanières,
Heureuse et cueillant des monceaux de primevères
Pour les jeter à pleines mains dans le soleil.

Ne tremblez pas; je veux effleurer vos cheveux,
Les sentir et ne plus les sentir qu’en pensée,
Et puis les ressentir encore à la nausée,
Et puis garder le long des jours tout leur parfum…

Ne tremblez pas : il faut fermer les yeux d’abord,
Il faut vous jeter doucement dans l’herbe haute,
Il faut que je délivre vos cheveux, que j’ôte
L’agrafe qui maintient ce voile sur ce corps,
Offrant à la lumière cette peau si pure,
Cette gorge crépitant d’or et de luxure
Et que caressent les tiges comme des mains,
Ces seins qui sont gonflés de soleil et de sève,
Ces jambes lisses et blanches qui se soulèvent
Pour contenir le flot de volupté qui vient

Hors de l’âcre profusion de la terre
Qui monte soudain comme un raz de marée

Vers l’orgie dionysiaque de la chair
Et le désir bouleversant des mâles
Craquant jusqu’à l’épuisement de l’être,
Pour assouvir tout ce qui brûle et qui déborde,
Cette tempête lumineuse de printemps
Qui déferle sur les aubes de six heures…

(Patrice de La Tour du Pin)


Illustration: John William Godward

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Aurore printanière (Meng Hao Jan)

Posted by arbrealettres sur 21 août 2016



Aurore printanière

Somnolant au printemps sans s’éveiller à l’aube
Partout s’entend le chant des oiseaux
La nuit, vient le bruit du vent et de la pluie
Qui sait combien de fleurs sont tombées ?

*

(Meng Hao Jan)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Insomnie printanière (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 20 août 2016



Insomnie printanière —
Ce que jamais je n’eus, qui
Jamais ne fut…, le voudrais !

***

A sleepless spring night:
Yearning for what I never had,
And for what never was.

(Richard Wright)

 

 

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , , , | 4 Comments »

Printemps (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 23 novembre 2015



Françoise Lallemand reflets-dans-un-lavoir--redim-rec

Printemps

Tu, Rrose Sélavy, hors de ces bornes erres
Dans un printemps en proie aux sueurs de l’amour,
Aux parfums de la rose éclose aux murs des tours,
à la fermentation des eaux et de la terre.

Sanglant, la rose au flanc, le danseur, corps de pierre
Paraît sur le théâtre au milieu des labours.
Un peuple de muets d’aveugles et de sourds
applaudira sa danse et sa mort printanière.

C’est dit. Mais la parole inscrite dans la suie
S’efface au gré des vents sous les doigts de la pluie
Pourtant nous l’entendons et lui obéissons.

Au lavoir où l’eau coule un nuage simule
A la fois le savon, la tempête et recule
l’instant où le soleil fleurira les buissons.

(Robert Desnos)

Illustration: Françoise Lallemand

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Dans l’ombre des jours sans fin (Thérèse Mercier)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2015




Dans l’ombre des jours sans fin
J’ai retrouvé ma première mémoire
Elle était faite de moments divins
de blancheurs et de jardins d’oiseaux.
Elle avait le parfum des fraîcheurs printanières
Elle était tissée de fils de soie
qui se croisaient fiévreusement
et se reliaient à l’éternité.

(Thérèse Mercier)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :