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Poésie

Posts Tagged ‘procession’

FETE (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 18 mars 2019



 

Declan Boyle (4)

FETE

Les choses sont jetées ;
mais, tout à coup, se dressent,
et, en procession de lumière,
pénètrent, en chantant, dans mon âme.

***

FIESTA

Las cosas están echadas;
mas, de pronto, se levantan,
y, en procesión alumbrada,
se entran, cantando, en mi alma.

(Juan Ramón Jiménez)

Illustration: Declan Boyle

 

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BANLIEUE (Louis Simpson)

Posted by arbrealettres sur 1 mars 2019




    
BANLIEUE

Pas question d’en sortir.
Tu es né pour rater ta vie.
Tu es né pour cette vie de classe moyenne

Comme d’autres avant toi
Etaient nés pour défiler en procession
Jusqu’à l’église en chantant.

***

IN THE SUBURBS

There’s no way out.
You were born to waste your life.
You were born to this middleclass life

As others before you
Were born to walk in procession
To the temple, singing.

(Louis Simpson)

 

Recueil: Nombres et poussière
Traduction:
Editions: Atelier La Feugraie

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LE CURE DE ROSTRENEN (Armand Robin)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2019




    
LE CURE DE ROSTRENEN

Ça y est, s’est dit le curé de Rostrenen,
Les Américains arrivent, je vais dire
Que c’est le bon Dieu qui les a fait venir
Et j’aurai de belles processions.

(Armand Robin)

 

Recueil: Ma vie sans moi suivi de Le monde d’une voix
Traduction:
Editions: Gallimard

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Les Oiseaux de proie (Leconte de Lisle)

Posted by arbrealettres sur 30 janvier 2019



Les Oiseaux de proie

Je m’étais assis sur la cime antique
Et la vierge neige, en face des Dieux;
Je voyais monter dans l’air pacifique
La procession des morts glorieux.
La terre exhalait le divin cantique
Que n’écoute plus le siècle oublieux,
Et la chaîne d’or du Zeus homérique
D’anneaux en anneaux l’unissait aux cieux.
Mais, 0 passions, noirs oiseaux de proie,
Vous avez troublé mon rêve et ma joie :
Je tombe du ciel, et n’en puis mourir
Vos ongles sanglants ont dans mes chairs vives
Enfoncé l’angoisse avec le désir,
Et vous m’avez dit: — Il faut que tu vives! —

(Leconte de Lisle)

 

 

 

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NUIT MORTE (Manuel Bandeira)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2018



NUIT MORTE
Petrópolis, 1921

Nuit morte.
Auprès du réverbère
Les crapauds gobent les moustiques.

Personne ne passe sur la route.
Pas même un ivrogne.

Et pourtant j’y devine une procession d’ombres.
Ombres de tous ceux qui y sont passés.
Ceux qui vivent encore et ceux qui déjà furent.

Le ruisseau pleure.
La voix de la nuit…

(Non de cette nuit, mais d’une autre plus vaste.)

(Manuel Bandeira)

Illustration

 

 

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LE PAON (José Juan Tablada)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2018


 


 

LE PAON

Paon, longue lueur,
dans le poulailler démocrate
tu passes comme une procession.

(José Juan Tablada)

 

 

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SEUL (André Spire)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2018



 

SEUL

Ils me plaignent :
« Le voilà qui prend son bâton
Et sort tout seul.
Il nous fuit. Voyez ses yeux étranges.
Il n’emporte pas même un livre. Que fait-il ?
Est-ce un méchant ? Un révolté ? Est-ce un malade ? »
Seul, belle route blanche,
Entre tes bas-côtés pleins d’herbes et de fleurs;
Sur tes cailloux qui content de si vieilles histoires!

Seul, forêt, avec l’écorce bleue de tes sapins;
Avec ton vent qui sait parler à tous les arbres;
Avec tes processions de fourmis qui entraînent
Des petits corps de scarabées.

Seul, avec vous, prairies imbibées de soleil,
Pleines de bruits, de cris et de têtes dressées.

Seul parmi vous, mouches, émerillons, milans,
Buses, sources, rochers, crevasses, ronces,
Brumes, nuages, brouillards, aiguilles, cimes, abîmes.
Chaleur, odeurs, ordre, chaos, désordre,
Parmi les dialogues que vos bouches rivales
Ne cessent d’échanger!

Seul avec mon bâton, seul avec ma fatigue,
Ma poussière, mes tempes qui battent, mon vertige,
Et la fière sueur qui colle sur ma peau.

(André Spire)

Illustration: Lahitte

 

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L’ombre de l’arbre (Anne Goyen)

Posted by arbrealettres sur 22 avril 2018



Illustration: Igor Stevanovic

    

D’heure en heure
— Processionnelle —
L’ombre de l’arbre
Le long du mur

Cérémonial
De cadran solaire

(Anne Goyen)

 

Recueil: Arbres, soyez
Traduction:
Editions: Ad Solem

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Fleur de grenadier (J.J. Grandville)

Posted by arbrealettres sur 22 décembre 2017



Fleur de grenadier

Après le toréador Havradi, après les processions,
après les courses de taureaux, après les arrivages de la flotte d’Espagne,
ce que les habitants de Mexico aimaient le mieux,
c’était la danseuse Grenadilla.

Seigneurs, bourgeois, matelots, soldats,
tout le monde la connaissait, tout le monde l’admirait,
tout le monde la respectait,
et pourtant ce n’était qu’une pauvre danseuse des rues,
une fille du peuple qui ne connaissait même pas sa famille,
une bohémienne, une saltimbanque.
Mais quand cette bohémienne, cette saltimbanque,
se mettait à danser le fandango, il n’y avait pas de duchesse qui eût l’air plus noble,
la taille plus souple, les gestes plus fiers et plus gracieux que la Grenadilla.
Dès qu’elle paraissait, son tambour de basque ou ses castagnettes à la main,
la foule s’amassait autour d’elle, on faisait cercle,
on se disputait une place pour la voir danser.
Le directeur du théâtre avait voulu l’engager, mais sans succès.
La Grenadilla ne voulait pas être autre chose que la danseuse du peuple,
aussi le peuple l’adorait.
Malheur à celui que eût osé toucher seulement un cheveu de la Grenadilla!

[Mais on ne peut échapper au destin:]
Après trois mois de traversée, le vaisseau qui la portait [vers l’Europe] fit naufrage.
Le corps de Grenadilla fut porté par la vague sur le rivage d’Espagne.
La Fée aux Fleurs, qui se trouvait en ce moment dans ces parages pour surveiller le Jasmin,
recueillit le corps de Grenadilla et permit qu’à l’endroit où elle l’avait trouvé
s’élevât un magnifique bosquet de grenadiers
dont les fleurs et les fruits réjouissent la vue,
comme Grenadilla la récréait autrefois par sa beauté et ses talents.

(J.J. Grandville)

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LES PISSENLITS (Jean-Pierre Lemaire)

Posted by arbrealettres sur 28 juillet 2017



  Illustration
    
LES PISSENLITS

Un rayon du soir traverse le pré,
éclairant une file de pissenlits :
petite procession aux têtes enfantines,
vives, ébouriffées, chacune penchant
d’un côté ou de l’autre, et sages cependant,
comme il convient à l’heure solennelle.
Les autres fleurs du pré regardent, immobiles
Eux seuls paraissent aller quelque part,
croisent un merle. Et tu voudrais les suivre.

(Jean-Pierre Lemaire)

 

Recueil: Le Pays derrière les larmes
Editions: Gallimard

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