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Poésie

Posts Tagged ‘proche’

À CHLOÉ (Homero Aridjis)

Posted by arbrealettres sur 29 mai 2017



 

 

    
À CHLOÉ

J’entends ta présence d’ici
quoique je ne t’entende pas, toi.
Ça me plaît tant que tu sois là
que je ne désire pas que tu t’en ailles d’ici.
Si proche et si loin de là
que quasiment je me ressens, moi.
Qui sait, ici, là et moi,
ne sont pas plus que des formes
égales et distinctes de toi.

(Homero Aridjis)

 

Recueil: Les poèmes solaires
Traduction: Ivan Alechine
Editions: Mercure de France

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Aujourd’hui (Homero Aridjis)

Posted by arbrealettres sur 28 mai 2017



    

Aujourd’hui est hier et demain, ailleurs.
Rien n’est plus loin ni plus proche
que toi présente.

(Homero Aridjis)

 

Recueil: Les poèmes solaires
Traduction: Ivan Alechine
Editions: Mercure de France

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A la pleine lune qui se lève (Goethe)

Posted by arbrealettres sur 25 mai 2017


Vas-tu sitôt m’abandonner?
A l’instant tu étais si proche!
De lourdes nues t’entourent d’ombre,
Et maintenant tu n’es plus là.

Mais tu sens quelle est ma tristesse,
Ton bord surgit comme une étoile!
Tu viens me témoigner qu’on m’aime,
Si loin de moi que soit l’aimée.

Monte donc! Epands ta clarté
Au ciel pur, dans tout son éclat!
Si mon coeur bat plus vite et souffre,
La nuit est transportée de joie.

(Goethe)


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Jardin public (Marie-Claire Bancquart)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2017



Illustration

    

Jardin public
ciel reflété
dans le regard d’un oiseau grave

il vous épie, ne sait
quel geste attendre
de vous, ses autres-et-mêmes.

Ne voyez-vous pas battre à sa gorge
une émotion si proche
de votre sang?

(Marie-Claire Bancquart)

 

Recueil: Terre Energumène
Editions: Le Castor Astral

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Il doit y avoir un lieu (Eugénio de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 12 mai 2017




    
Il doit y avoir un lieu où un bras
et un autre bras feraient plus que deux bras,
une chaleur de feuilles mordues par la pluie,
le matin si proche même à bout de forces.

(Eugénio de Andrade)

 

Recueil: Matière Solaire / Poids de l’Ombre / Blanc sur Blanc
Traduction:Michel Chandeigne, Patrick Quillier, Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

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La poésie n’aurait-elle plus rien à nous dire ? (Zéno Bianu)

Posted by arbrealettres sur 11 mai 2017



Zéno Bianu [800x600]

La poésie n’aurait-elle plus rien à nous dire ?
Ne serait-elle plus le lieu privilégié des interrogations humaines ?
D’Infiniment proche au Désespoir n’existe pas, dix ans ont passé.
Dix ans en prise avec le balancier de la vie.
Dix ans d’écriture.

Des poèmes de bord, comme autant de témoignages d’amitié, d’amour, d’admiration, de deuil.
Des poèmes animés par un pari farouche : transformer le pire en force d’ascension.
Des poèmes pour reprendre souffle et tenir parole.
Des poèmes pour ouvrir un espace aimanté, irriguer le réel dans une époque vouée à l’hypnose.

Transmettre quelque chose d’irremplaçable : une présence ardente au monde, une subversion féerique.
La poésie – ou la riposte de l’émerveillement.

(Zéno Bianu)

 

 

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Maintenant les oiseaux reviennent (Eugénio de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 10 mai 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    

Maintenant les oiseaux reviennent, sur les branches hautes
ils sont la matière
la plus proche des anges
– et moi, j’oserais les toucher,
en faire le poème?

(Eugénio de Andrade)

 

Recueil: Matière solaire / Le poids de l’ombre / Blanc sur blanc
Traduction: Michel Chandeigne, Patrick Quillier et Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

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Dans le train (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2017



Dans le train.
Le premier plan tourne à toute allure
tandis que l’arrière-plan est proche de la fixité centrale.
Foncer, aller droit,
c’est longer des cercles.

(Laurent Albarracin)

 Illustration

 

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Où est ton pain, rêve? (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 17 avril 2017



Où est ton pain, rêve?

la bouche du réel ne parle
que pour poser cette question

les jours ont des cornes
qui n’attaquent que la rose de la poésie

Si proches sont les mots
si loin est la poésie

(Adonis)

 

 

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Les lampes brûlent dans chaque maison (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 16 avril 2017



 

 

Les lampes brûlent dans chaque maison,
ô aveugle ! et tu ne peux pas les voir.
Un jour tes yeux, soudain, s’ouvriront,
et tu pourras voir : et tomberont de toi les chaînes de la mort.

Il n’y a rien à dire ni à entendre ;
Il n’y a rien à faire :
c’est celui qui est vivant, quoique mort,
qui jamais plus ne doit mourir.

Et parce qu’il vit solitaire, le Yogi dit
ma demeure est loin d’ici.
Ton Seigneur est proche :
et pourtant pour le découvrir tu grimpes au haut du palmier.
Le prêtre Brahman va de porte en porte
afin d’initier chacun
Hélas ! la fidèle source de vie jaillit près de toi,
et tu exiges une pierre pour l’adorer.

Kabîr dit : Quels mots exprimeraient
la suavité de mon Seigneur. Yoga
et la récitation des rosaires, vertus
et vices — tout cela n’est rien devant Lui.

***

Lamps burn in every house,
O blind one ! and you cannot see them.
One day your eyes shall suddenly be opened,
and you shall see : and the fetters of death will fall from you.

There is nothing to say or to hear, there is nothing to do :
it is he who is living,
yet dead, who shall never die again.

Because he lives in solitude, therefore the Yogi says
that his home is far away.
Your Lord is near :
yet you are climbing the palm-tree to seek Him.
The Brahman priest goes from house to house and initiates people into faith :
Alas! the true fountain of life is beside you,
and you have set up a stone to worship.

Kabîr says : « I may never express how sweet my
Lord is. Yoga and the telling of beads, virtue
and vice — these are naught to Him. »

(Kabîr)
 

 

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