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Poésie

Posts Tagged ‘propice’

Mirage (Tahar Djaout)

Posted by arbrealettres sur 7 mai 2019



cheval

regarde,
à l’horizon où s’éteignait les collines,
le cheval
son rire bruyant,
sa chevelure-oriflamme.

il gambade
dans les prairies de la mémoire,
comme un rêve longtemps reclus
qui trouve enfin la nuit propice.

(Tahar Djaout)

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Tout souffle, tout rayon (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 29 octobre 2018



 

Dorina Costras full-moon-dorina-costras

[…]
L’onde qui fuit, par l’onde incessamment suivie,
Tout souffle, tout rayon, ou propice ou fatal,
Fait reluire et vibrer mon âme de cristal
[…]

(Victor Hugo)

Illustration: Dorina Costras

 

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Le présent (Bernard Noël)

Posted by arbrealettres sur 24 septembre 2018



    

le présent traverse le corps

la nuque regarde le passé
toi
au croisement

tu es l’instant propice

(Bernard Noël)

 

Recueil: Un livre de fables
Traduction:
Editions: Fata Morgana

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L’épaule (Patrick Le Divenah)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2018



Illustration: Jean Goujon
    
L’épaule

rien n’est jamais plus nu que quand tu la dénudes
sa rondeur innocente est propice au toucher
d’une main qui s’installe en cette rondité
après qu’on eut posé un baiser en prélude

sa chaleur est intime et pleine de quiétude
propice au songe à la caresse digitale
qui paresse tandis que le miroir ovale
souligne encor les formes de sa plénitude

c’est une étape avant les prochaines courbures
une pause après la pente de l’encolure
un double faîte entre la poitrine et le dos

et quel plus grand plaisir après la journée dure
que lorsque vient l’instant où poser sa figure
sur le dôme apaisant de l’épaule au repos

(Patrick Le Divenah)

 

Recueil: Blasons du corps féminin
Traduction:
Editions: L’Échappée Belle

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Nous sommes ingouvernables (René Char)

Posted by arbrealettres sur 7 juillet 2018



 

 

Nous sommes ingouvernables.
Le seul maître qui nous soit propice,
c’est l’Eclair,
qui tantôt nous illusionne
et tantôt nous pourfend.

(René Char)

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Sous la branche propice aux jeux (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 11 avril 2017



Sous la branche propice aux jeux,
la foudre broie le printemps d’une robe
et l’arbre sent couler sa vie
sur le marbre taché de feu.

Survivent la vipère et la ronce,
le scorpion dans le roc,
le roc étroit et nu,
complice muet du venin.

Un homme entend grogner au loin
les charrois de l’orage
et s’étonne du soleil
couché sanglant sur les dalles.

Sa femme est jeune et sa maison pesante.
Il pressent dans le soir le triomphe du bien.

(Jean Joubert)


Illustration:
Geneviève  Peyrade

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Chant d’amour (V) (Alphonse de Lamartine)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2016



 

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Chant d’amour (V)

Viens, cherchons cette ombre propice
Jusqu’à l’heure où de ce séjour
Les fleurs fermeront leur calice
Aux regards languissants du jour.
Voilà ton ciel, ô mon étoile !
Soulève, oh ! soulève ce voile,
Éclaire la nuit de ces lieux ;
Parle, chante, rêve, soupire,
Pourvu que mon regard attire
Un regard errant de tes yeux.

Laisse-moi parsemer de roses
La tendre mousse où tu t’assieds,
Et près du lit où tu reposes
Laisse-moi m’asseoir à tes pieds.
Heureux le gazon que tu foules,
Et le bouton dont tu déroules
Sous tes doigts les fraîches couleurs !
Heureuses ces coupes vermeilles
Que pressent tes lèvres, pareilles
Aux frelons qui tètent les fleurs !

Si l’onde des lis que tu cueilles
Roule les calices flétris,
Des tiges que ta bouche effeuille
Si le vent m’apporte un débris,
Si ta bouche qui se dénoue
Vient, en ondulant sur ma joue,
De ma lèvre effleurer le bord ;
Si ton souffle léger résonne,
Je sens sur mon front qui frissonne
Passer les ailes de la mort.

Souviens-toi de l’heure bénie
Où les dieux, d’une tendre main,
Te répandirent sur ma vie
Comme l’ombre sur le chemin.
Depuis cette heure fortunée,
Ma vie à ta vie enchaînée,
Qui s’écoule comme un seul jour,
Est une coupe toujours pleine,
Où mes lèvres à longue haleine
Puisent l’innocence et l’amour.

Ah ! lorsque mon front qui s’incline
Chargé d’une douce langueur,
S’endort bercé sur ta poitrine
Par le mouvement de ton coeur…

(Alphonse de Lamartine)

Illustration: Bogdan Prystrom

 

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Mots (Umberto Saba)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2016



Mots,
Où le cœur de l’homme se reflétait
Nu et surpris – aux origines ; je cherche
Au monde un coin perdu, l’oasis propice
À vous laver par mes pleurs
Du mensonge qui vous aveugle. Alors
Fondrait aussi la masse des souvenirs
Effrayants, comme neige au soleil.

***

Parole,
dove il cuore dell’uomo si specchiava
-nudo e sorpreso- alle origini; un angolo
cerco nel mondo, l’oasi propizia
a detergere voi con il mio pianto
dalla menzogna che vi acceca. Insieme
delle memorie spaventose il cumulo
si scioglierebbe, come neve al sole.

***

Words
where the heart of man has seen its reflection
– naked and undisguised – since its beginnings;
I search for a corner in the world, the haven
in which to cleanse you with my tears
of the lie that blinds you. Together
with the heap of awful memories
you would melt like snow in the sun.

(Umberto Saba)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

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Mots (Umberto Saba)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2016



Mots,
Où le cœur de l’homme se reflétait
Nu et surpris – aux origines ; je cherche
Au monde un coin perdu, l’oasis propice
À vous laver par mes pleurs
Du mensonge qui vous aveugle. Alors
Fondrait aussi la masse des souvenirs
Effrayants, comme neige au soleil.

(Umberto Saba)

Illustration: Alberto Galvez

 

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Conte d’amour VI (Jean Moréas)

Posted by arbrealettres sur 19 novembre 2015



Conte d’amour VI

Rouges comme un fer de forge
Ou le taureau qu’on égorge,
Sous les regrets assassins
Nos coeurs saignent dans nos seins.

Viennent donc des sorts propices
Nous garer des précipices !
Que nous nous serrions la main
Sans souci du lendemain ;

Qu’enfin nous puissions sans trêve,
Sans redouter l’heure brève,
Sous les ciels profonds des lits
Tordre nos corps affaiblis !

(Jean Moréas)

 

 

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