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Posts Tagged ‘proverbe’

Si tu veux dire la vérité (Alexandre Romanès)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2019




    
Proverbe tzigane :
« Si tu veux dire la vérité,
assure-toi que tu as un bon cheval. »

(Alexandre Romanès)

 

Recueil: Un peuple de promeneurs histoires tziganes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Proverbe gitan (Alexandre Romanès)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2019



Illustration: Julie Guillem
    
Proverbe gitan :
« Si tu es au fond du trou, arrête de creuser. »

(Alexandre Romanès)

 

Recueil: Un peuple de promeneurs histoires tziganes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Proverbes de l’Enfer (3) (William Blake)

Posted by arbrealettres sur 7 octobre 2018




    
Proverbes de l’Enfer (3)

Les Prisons sont bâties avec les pierres de la Loi,
les Bordels, avec les briques de la Religion.

L’orgueil du paon est la gloire de Dieu.

La lubricité du bouc est la munificence de Dieu.

La colère du lion est la sagesse de Dieu.

La nudité de la femme est le travail de Dieu.

L’excès de douleur rit, l’excès de joie pleure.

Le rugissement des lions, le hurlement des loups,
les fureurs de la mer démontée sont des morceaux d’éternité
trop grands pour l’oeil de l’homme.

Le renard accuse la trappe et non lui-même.

Les joies fécondent. Les douleurs enfantent.

Que l’homme revête la peau du lion, la femme,
la toison de la brebis.

Le nid à l’oiseau, la toile à l’araignée, à l’homme l’amitié.

Le sot égoïste et souriant et le sot sombre et soucieux
seront l’un et l’autre tenus pour sages,
afin qu’ils puissent servir à notre punition.

Ce qui est maintenant prouvé, ne fut autrefois qu’imaginé.

Le rat, la souris, le renard, le lapin regardent les racines ;
le lion, le tigre, le cheval, l’éléphant regardent les fruits.

La citerne contient ; la fontaine déborde.

Une seule pensée emplit l’immensité.

Sois toujours prêt à dire ta pensée, l’homme servile t’évitera.

Tout ce qu’il est possible de croire est l’image de la vérité.

L’aigle jamais ne perdit plus de temps
qu’à suivre les leçons de la corneille.

***

Prisons are built with stones of Law, Brothels with bricks of Religion.
The pride of the peacock is the glory of God.
The lust of the goat is the bounty of God.
The wrath of the lion is the wisdom of God.
The nakedness of woman is the work of God.
Excess of sorrow laughs. Excess of joy weeps.
The roaring of lions, the howling of wolves, the raging of the stormy sea, and the destructive sword, are portions of eternity too great for the eye of man.
The fox condemns the trap, not himself.
Joys impregnate. Sorrows bring forth.
Let man wear the fell of the lion. woman the fleece of the sheep.
The bird a nest, the spider a web, man friendship.
The selfish smiling fool, & the sullen frowning fool shall be both thought wise, that they may be a rod.
What is now proved was once only imagin’d.
The rat, the mouse, the fox, the rabbet; watch the roots; the lion, the tyger, the horse, the elephant, watch the fruits.
The cistern contains: the fountain overflows.
One thought fills immensity.
Always be ready to speak your mind, and a base man will avoid you.
Every thing possible to be believ’d is an image of truth.
The eagle never lost so much time, as when he submitted to learn of the crow.

(William Blake)

 

Recueil: William Blake
Traduction: Georges Bataille
Editions: Fata Morgana

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Proverbes de l’Enfer (William Blake)

Posted by arbrealettres sur 7 octobre 2018




    
Proverbes de l’Enfer

Dans le temps des semailles, apprends ;
dans le temps des moissons, enseigne ;
en hiver, jouis.

Conduis ton char et ta charrue
par-dessus les ossements des morts.

Le Chemin de l’excès
mène au palais de la Sagesse.

La Prudence est une riche et laide vieille fille
à qui l’incapacité fait la cour.

Le Désir non suivi d’action
engendre la pestilence.

Le ver que coupe la charrue,
lui pardonne.

Celui qui aime l’eau,
qu’on le plonge dans la rivière.

Un sage ne voit pas le même arbre
qu’un fou.

Celui dont le visage est sans rayons
ne deviendra jamais une étoile.

Des ouvrages du temps
l’Éternité reste amoureuse.

La diligente abeille
n’a pas de temps pour la tristesse.

Les heures de la folie sont mesurées par l’horloge,
mais celles de la sagesse, aucune horloge ne les peut mesurer.

Les seules nourritures salubres
sont celles que ne prend ni nasse ni trébuchet.

Livre de comptes, toise et balance ;
garde cela pour une année de disette.

L’oiseau ne vole jamais trop haut,
qui vole de ses propres ailes.

Un corps mort
ne venge pas d’une injure.

L’acte le plus sublime,
c’est de placer un autre avant soi.

Si le fou persévérait dans sa folie,
il rencontrerait la Sagesse.

Insanité,
masque du fourbe.

Pudeur,
masque de l’orgueil.

Les prisons sont bâties avec les pierres de la Loi,
et avec les briques de la religion, les bordels.

Orgueil du paon, gloire de Dieu ;
Lubricité du bouc, munificence de Dieu ;
Colère du lion, sapience de Dieu ;
Nudité de la femme, travail de Dieu.

L’excès de chagrin rit ;
l’excès de plaisir, pleure.

Le rugissement des lions, le hurlement des loups,
le soulèvement de la mer en furie et le glaive destructeur,
sont des morceaux d’éternité trop énormes pour l’œil des hommes.

Renard pris n’accuse que le piège.

La joie féconde, la douleur accouche.

Que l’homme vête la dépouille du lion ;
la femme, la toison de la brebis.

A l’oiseau le nid ;
à l’araignée la toile ;
à l’homme l’amitié.
Le fou égoïste et souriant, et le fou morne et renfrogné,
seront tenus tous deux pour sages, et serviront de verge et de fléau.

Évidence d’aujourd’hui,
imagination d’hier.

Le rat, la souris, le renard, le lapin, regardent vers les racines ;
le lion, le tigre, le cheval, l’éléphant regardent vers les fruits.

Citerne contient,
fontaine déborde.

Une pensée,
et l’immensité est emplie.

Sois toujours prêt à dire ton opinion,
et le lâche t’évitera.

Tout ce qu’il est possible de croire,
est un miroir de vérité.

L’aigle jamais n’a perdu plus de temps,
qu’en écoutant les leçons du corbeau.

Le renard se pourvoit,
Dieu pourvoit au lion.

Le matin, pense ;
à midi, agis ;
le soir mange ;
la nuit, dors.

Qui s’en est laissé imposer par toi,
te connaît.

La charrue ne suit pas plus les paroles
que la récompense de Dieu les prières

Les tigres de la colère sont plus sages
que les chevaux du savoir.

N’attends que du poison
des eaux stagnantes.

Celui-là seul connaît la suffisance,
qui d’abord a connu l’excès.

Souffrir les remontrances du fou :
privilège royal.

Yeux, de feu ;
narines, d’air ;
bouche, d’eau ;
barbe, de terre.

Pauvre en courage
est riche en ruse.

Le pommier pour pousser, ne prend point conseil du hêtre ;
ni le lion, ni le cheval pour se nourrir.

Aux reconnaissants,
les mains pleines.

C’est parce que d’autres ont été fous,
que nous, nous pouvons ne pas l’être.

L’âme du doux plaisir
ne peut être souillée.

Si plane un aigle, lève la tête ;
contemple une parcelle de génie.

De même que la chenille choisit,
pour y poser ses œufs,

Les feuilles les plus belles ;
ainsi le prêtre pose ses malédictions
sur nos plus belles joies.

Pour créer une petite fleur,
des siècles ont travaillé.

Adversité, raidit ;
félicité, relâche.

Le meilleur vin, c’est le plus vieux ;
la meilleure eau, c’est la plus neuve.

Prières, ne labourez pas !
Louanges, ne moissonnez pas !

Joies, ne riez pas !
Chagrins, ne pleurez pas !

Tête, le Sublime;
Cœur, le Pathos;
génitoires, la Beauté;
pieds et mains, la Proportion.

Tel l’air à l’oiseau,
ou la mer au poisson,
le mépris à qui le mérite.

Le corbeau voudrait que tout soit noir,
et le hibou que tout soit blanc.

Exubérance :
c’est Beauté.

Le lion serait rusé,
si conseillé par le renard.

La culture trace des chemins droits ;
mais les chemins tortueux sans profit
sont ceux là mêmes du génie.

Plutôt étouffer un enfant au berceau,
que de bercer d’insatisfaits désirs.

L’homme absent,
la nature est stérile.

La vérité, jamais ne peut être dite
de telle manière qu’elle soit comprise
et ne soit pas crue.

Même loi pour le lion et pour le bœuf,
c’est oppression.

En voilà assez!
en voilà trop.

(William Blake)

 

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Proverbe sans fin (André Frédérique)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2018



Proverbe sans fin

Manger du bleu boire du gris
Font les couleurs de l’âme pâle
Couler des jours couler des nuits
Comme à travers ses mains le sable

(André Frédérique)


Illustration

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Sadako Sasaki (Chantal Dupuy-Dunier)

Posted by arbrealettres sur 8 août 2018



Illustration : Sadako Sasaki
    
Sadako Sasaki, fillette leucémique irradiée à Hiroshima,
tenta de plier 1000 grues de papier pour que,
selon le proverbe, son voeu : continuer à vivre se réalise.

Avant de mourir, sans dévier de son but,
elle parvint à réaliser 644 de ces oiseaux hautement symboliques au Japon.
Ce sont les enfants de sa classe qui confectionnèrent les origamis manquants
afin de parvenir jusqu’à mille.

(Chantal Dupuy-Dunier)

 

Recueil: Mille grues de papier
Traduction:
Editions: Flammarion

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Nous apprenons des alphabets (Erri De Lucas)

Posted by arbrealettres sur 1 août 2018



Illustration: Natasha Wescoat   
    
Nous apprenons des alphabets et nous ne savons pas lire les arbres.
Les chênes sont des romans,
les pins des grammaires,
les vignes sont des psaumes,
les plantes grimpantes des proverbes,
les sapins sont des plaidoiries,
les cyprès des accusations, le romarin est une chanson,
le laurier une prophétie.

(Erri De Lucas)

Découvert ici: https://jasminsurterre.wordpress.com/

 

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Et le temps sera bu sera lu (Georges-Emmanuel Clancier)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2018




    
Et le temps sera bu sera lu
Jusqu’à la lie jusqu’à la
Peine qui nous fut si perfide infligée.
Quel sort sur nous dans l’enfance et
La parole ou son manque? Quel piège?
Maigre joie pour un tourment bien grand,
Douleur liée à l’élan même du bonheur.
Qui alors saurait ne pas faillir? Qui?
À la fois l’un à l’autre enchaînés
Et d’invisible abîme séparés, tel aura été
En fin du conte le proverbe amer.
Nous n’aurons pas su te faire nôtre
Amour qui ne cessas de nous hanter.

(Georges-Emmanuel Clancier)

 

Recueil: Le Poème Hanté
Traduction:
Editions: Gallimard

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Retouche à la grange (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 29 novembre 2017




    
retouche à la grange

l’oeuf a la beauté d’un proverbe
le soleil à genoux célèbre
la paille et ses dessous

(Daniel Boulanger)

 

Recueil: De laine et soie
Editions: Gallimard

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Proverbes de l’Enfer (5) (William Blake)

Posted by arbrealettres sur 28 novembre 2017



Illustration: William Blake
    
Proverbes de l’Enfer (5)

La tête le Sublime ; le coeur le Pathétique ;
le sexe, la Beauté ; les mains et les pieds, la Proportion.

Ce que l’air est à l’oiseau, la mer au poisson,
le mépris l’est au méprisable.

La corneille voudrait que tout soit noir,
le hibou que tout soit blanc.

L’exubérance est Beauté.

Si le lion prenait conseil du renard, il serait rusé.

On rend la route droite en l’améliorant ; mais les routes
tortueuses que nul travail n’améliore, sont celles du Génie.

***

The head Sublime, the heart Pathos, the genitals Beauty, the hands & feet Proportion.
As the air to a bird or the sea to a fish, so is contempt to the contemptible.
The crow wish’d every thing was black, the owl, that every thing was white.
Exuberance is Beauty.
If the lion was advised by the fox. he would be cunning.
Improvement makes strait roads, but the crooked roads without Improvement, are roads of Genius.
Sooner murder an infant in its cradle than nurse unacted desires.
Where man is not, nature is barren.
Truth can never be told so as to be understood, and not be believ’d.
Enough! or Too much.

(William Blake)

 

Recueil: William Blake
Traduction: Georges Bataille
Editions: Fata Morgana

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