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Poésie

Posts Tagged ‘provoquer’

J’aime la présence (Israël Eliraz)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
j’aime la présence du côté
fortuit des choses…

provoquer la matière…

attendre des imprévus…

saisir des chances…

(Israël Eliraz)

 

Recueil: et tout cela pour dire ose
Traduction:
Editions: José Corti

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Le harassement des causes (Yves Mabin Chennevière)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2018



    

le harassement des causes provoque le dégoût,
donne au hasard jongleur sa chance de convaincre

(Yves Mabin Chennevière)

 

Recueil: Traité du vertige
Traduction:
Editions: La Différence

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Etre poète (René Char)

Posted by arbrealettres sur 1 janvier 2018



Etre poète,
c’est avoir de l’appétit
pour un malaise
dont la consommation,
parmi les tourbillons
de la totalité des choses
existantes et pressenties,
provoque,
au moment de se clore,
la félicité.

(René Char)

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On sait seulement (Didier Carhen)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2017




    

On sait seulement
Qu’on peut franchir la passe
Toucher du doigt l’espoir
Sans provoquer l’ivresse

(Didier Carhen)

 

Recueil: Les septs livres
Traduction:
Editions: La lettre volée

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Être poète (René Char)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2017



René Charjpg

Être poète, c’est avoir de l’appétit pour un malaise dont la consommation,
parmi les tourbillons de la totalité des choses existantes et pressenties,
provoque, au moment de se clore, la félicité.

(René Char)

 

 

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Cantiques à la lune (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2017



Illustration: Adolf von Stademann
    
Cantiques à la lune

Lune qui t’endors à côté des charrues,
Attirant jusqu’à toi, comme d’un sein ouvert,
Les parfums du sillon et des sauges bourrues
Que le soc a fendus aux premiers jours d’hiver.

Tu veilles les troupeaux, broutant près des tourbières
Le thym et les orchis aux grappes de rubis,
Et tu tais tressaillir vers ta molle lumière
Les agneaux enfermés au ventre des brebis.

Lune printanière et maîtresse des germes.
Tu exaltes l’odeur des mares croupissant
Au long des murs d’étable et des portes des fermes
Qu’estompe à ta lueur un ténébreux encens.

Tu fais goûter l’odeur, douce comme une amie,
Qui traverse les toits abritant le bétail.
Celle des bœufs repus, des vaches endormies.
De la paille froissée où plonge leur poitrail.

Tu provoques la forte et sereine ambiance
Qui suinte des blés roux tassés sur les greniers
Et cette odeur de paix, qui donne confiance,
Des meules de fourrage et des tas de fumiers.

Lune printanière et telle une déesse
Qui pose sur les joncs l’éclat de tes pieds blancs
Et sème la moelleuse et flottante caresse
De tes cheveux au ras des moires de l’étang.

Lune, tu fais chanter sous l’oseille sauvage
Que frôle ton orteil d’ivoire, les crapauds.
Et pleuvoir la rosée au bleuissant treillage
Des saules prosternés et des tièdes sureaux.

Zébrant de tes lueurs l’ombre chèvrefeuillée.
En ton mauve péplos tu t’assieds sous les troncs
Et parmi l’herbe humide et les sauges mouillés.
Tu penches ton visage et tu baignes ton front.

Lune, voici mon cœur, brin séché de fougère,
Perdu dans l’épaisseur des bois enténébrés,
Lune, voici mon cœur, sombre rameau de lierre
Au pan de ce mur noir durement enserré.

Eclaire-le, ce cœur, mendiant misérable
Et qu’à l’immense fête on n’a point convié.
Triste quand sont joyeux l’églantier et l’érable,
Mon cœur humain qui pense au lieu de verdoyer.

Que ton rayonnement l’apaise et le pénètre.
Ce cœur comblé de nuit, d’un dieu déshérité.
Lune, verse sur lui comme aux branches des hêtres.
Ton calme enchantement et ta sérénité.

(Marie Dauguet)

 

 

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DÉMARCHE (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2017



 

James Zwadlo  Magic square 4

DÉMARCHE

Je dis

Pour provoquer l’ailleurs
enfoui dans chaque regard
Pour délivrer l’espace
inscrit dans toutes les paumes

Pour renaître à distance
Pour traduire au plus près

Je dis
Pour être Ensemble

(Andrée Chedid)

Illustration: James Zwadlo

 

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J’aime la beauté de tes yeux étincelants (Paule Riversdale)

Posted by arbrealettres sur 20 juillet 2017



Illustration: Marie Laurencin
    
J’aime la beauté de tes yeux étincelants,
Le ton de tes cheveux dorés et chatoyants,
Ton petit nez mutin, ton front de tubéreuse,
Ton profil gracieux, ta sveltesse onduleuse.

La blancheur de tes seins pareils aux monts neigeux
Se dresse fièrement pour provoquer les cieux,
Et tes mains aux longs doigts, savants en caresses,
Laborieusement prodiguent les ivresses.

Le rythme de ta voix me cajole et me plaît,
Ton esprit si divers m’amuse et me distrait.
L’ombre du duvet blond reflété sur tes lèvres
Brûle mon jeune sang d’intolérables fièvres ;

Ta grâce d’amoureuse inlassable pâlit,
Dans l’ardeur de l’alcôve et dans l’ombre du lit,
Ton corps voluptueux sous mes baisers tressaille.
Oh ! les coups de ton cœur dans la belle bataille !

(Paule Riversdale)

 

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PALMIER (Homero Aridjis)

Posted by arbrealettres sur 28 mai 2017



Illustration

    

PALMIER

Corps archaïque de déesse,
avec sa jupe rayée.

Ô ananas couronné
d’aigrettes vertes.

Provoqué par les vents,
il ne cesse de danser.

(Homero Aridjis)

 

Recueil: Les poèmes solaires
Traduction: Ivan Alechine
Editions: Mercure de France

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Pénètre sourdement dans le royaume des mots (Carlos Drummond de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 8 mai 2017




    

Pénètre sourdement dans le royaume des mots.
Là se trouvent les poèmes en attente d’être écrits.
Ils sont figés, mais il n’y a pas de désespoir,
il y a calme et fraîcheur sur leur surface intacte.

Les voici seuls et muets, à l’état de dictionnaire.
Vis avec tes poèmes, avant de les écrire.
Reste patient, s’ils sont obscurs. Calme, s’ils te provoquent
Attends que chacun se réalise et se consume
avec son pouvoir de parler
et son pouvoir de taire.

Ne force pas le poème à se déprendre des limbes.
Ne ramasse pas par terre le poème qui s’est égaré.
N’adule pas le poème. Accepte-le
tout comme il acceptera sa forme définitive et concentrée dans l’espace.
Approche et contemple les mots.

Chacun d’eux a mille faces secrètes sous sa face neutre
et te demande, sans égard pour la réponse,
pauvre ou terrible, que tu lui feras :
as-tu apporté la clé?

(Carlos Drummond de Andrade)

 

Recueil: La machine du monde et autres poèmes
Traduction: Didier Lamaison et Claudia Poncioni
Editions: Gallimard

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