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I FEEL PRETTY – WEST SIDE STORY (West Side Story)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2021



    
I FEEL PRETTY – WEST SIDE STORY

MARIA
Je me sens jolie
Oh, si jolie
Je me sens jolie, spirituelle et brillante !
Et j’ai pitié

De toutes les filles qui ne sont pas moi ce soir.

Je me sens charmante
Oh, si charmante
C’est alarmant de voir comme je me sens charmante !
Et si jolie
Que j’ai peine à croire que je suis réelle.

Vous voyez, la jolie fille dans ce miroir, là ?
Qui peut bien être cette fille attirante ?
Un si joli visage
Une si jolie robe
Un si joli sourire
Un si joli moi !

Je me sens stupéfiante
Et ravissante

J’ai envie de courir et de danser de joie
Car je suis aimée
Par un garçon beau et merveilleux !

LES FILLES
Avez-vous rencontré notre gentille amie Maria ?
La fille la plus folle du quartier
Vous la reconnaîtrez dès que la verrez
C’est celle qui est dans un état de choc avancé

Elle croit qu’elle est amoureuse
Elle se croit en Espagne
Elle n’est pas amoureuse
Elle est simplement folle

Ce doit être la chaleur
Ou une maladie rare
Un excès de nourriture

Ou alors, est-ce à cause des puces ?

Ne vous approchez pas d’elle
Envoyer chercher Chino !
Ce n’est pas la Maria
Qu’on connaît !

Modeste et pure
Polie et raffinée
Bien élevée et mature
Complètement déjantée

MARIA
Je me sens jolie
Oh, si jolie
Que la ville devrait me donner sa clé
Un comité
Devrait être constitué pour m’honorer

LES FILLES
La la la la…

MARIA
Je me sens vertigineuse
Je me sens rayonnante
Je me sens pétillante, bien, amusante
Et si jolie
Que Miss America peut aller se rhabiller !

LES FILLES
La la la la…

MARIA
Vous voyez, la jolie fille dans ce miroir, là ?

LES FILLES

Quel miroir, où ça ?

MARIA
Qui peut bien être cette fille attirante ?

LES FILLES
Laquelle ? Quoi ? Où ? Qui ?

MARIA
Un si joli visage
Une si jolie robe
Un si joli sourire
Un si joli moi !

LES FILLES
Un si joli moi !

TOUTES

Je me sens stupéfiante
Et ravissante
J’ai envie de courir et de danser de joie
Car je suis aimée
Par un garçon beau et merveilleux !

***

MARIA
I feel pretty,
Oh, so pretty,
I feel pretty and witty and bright!
And I pity

Any girl who isn’t me tonight.

I feel charming,
Oh, so charming
It’s alarming how charming I feel!
And so pretty
That I hardly can believe I’m real.

See the pretty girl in that mirror there:
Who can that attractive girl be?
Such a pretty face,
Such a pretty dress,
Such a pretty smile,
Such a pretty me!

I feel stunning
And entrancing,
Feel like running and dancing for joy,

For I’m loved
By a pretty wonderful boy!

GIRLS
Have you met my good friend Maria,
The craziest girl on the block?
You’ll know her the minute you see her,
She’s the one who is in an advanced state of shock.

She thinks she’s in love.
She thinks she’s in Spain.
She isn’t in love,
She’s merely insane.

It must be the heat
Or some rare disease,
Or too much to eat

Or maybe it’s fleas.

Keep away from her,
Send for Chino!
This is not the
Maria we know!

Modest and pure,
Polite and refined,
Well-bred and mature
And out of her mind!

MARIA
I feel pretty,
Oh, so pretty
That the city should give me its key.
A committee
Should be organized to honor me.

GIRLS
La la la la . . .

MARIA
I feel dizzy,
I feel sunny,
I feel fizzy and funny and fine,
And so pretty,
Miss America can just resign!

GIRLS
La la la la . . .

MARIA
See the pretty girl in that mirror there:

GIRLS

What mirror where?

MARIA
Who can that attractive girl be?

GIRLS
Which? What? Where? Whom?

MARIA
Such a pretty face,
Such a pretty dress,
Such a pretty smile,
Such a pretty me!

GIRLS
Such a pretty me!

ALL

I feel stunning
And entrancing,
Feel like running and dancing for joy,
For I’m loved
By a pretty wonderful boy!

(West Side Story)

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LA PUCE (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 20 juin 2021



 

puce

LA PUCE

La puce a de l’astuce
Papa n’en a pas
C’est pour quoi
C’est pour quoi
Papa est piqué
La puce pas

(Andrée Chedid)

Illustration

 

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LA PUCE (Robert Clausard)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2019



LA PUCE

Une puce prit le chien
pour aller de la ville
au hameau voisin
à la station du marronnier
elle descendit
vos papiers dit l’âne
coiffé d’un képi
je n’en ai pas
alors que faites-vous ici
je suis infirmière
et fais des piqûres
à domicile.

(Robert Clausard)

Illustration

 

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VOUS AUREZ DE LA CRAIE POUR DESSINER MES FUITES (Jean Orizet)

Posted by arbrealettres sur 13 mars 2018



 

VOUS AUREZ DE LA CRAIE POUR DESSINER MES FUITES

Vous aurez de la craie pour dessiner mes fuites
sur l’horizon poudreux qu’enflamme un cavalier
Je vous attends

Vous aurez de la mousse à calfeutrer les vides
au creux de mon cerveau en pleine hibernation
Je vous attends

Vous aurez un nuage où le ciel s’emmitoufle
quand il veut adoucir un soleil d’oeuvre au noir
Je vous attends

En compagnie de mes licornes familières
de mes Pégases quotidiens et pour aller chasser
le dragon ou la puce
Je vous attends

(Jean Orizet)

Illustration: Arthur Hughes

 

 

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Tu m’ouvres grand les bras (Auguste Bonel)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2017



tu m’ouvres grand les bras
même quand le vent
casse les branches

tu laisses couler mes larmes
entre tes doigts
pour séparer dans ma vie
l’eau de source de l’eau boueuse

tu m’offres ta nudité
contre mon dénuement
quand je suis mégot fumant
tu me glisses dans tes nerfs
je deviens puce lumineuse
communication cosmique

(Auguste Bonel)

Illustration: John Byam Liston Shaw

 

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Le démon sont les puces (Coplas Poèmes Andalous)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2017



Illustration
    
Le démon sont les puces,
qui sont sans religion,
couchent avec les filles,
moi, je n’y parviens point.

(Coplas Poèmes Andalous)

 

Recueil: Coplas Poèmes de l’amour andalou
Traduction: Guy Lévis Mano
Editions: Allia

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Guerre sans merci (anonyme chinois)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2017


030348

 

Deux armées d’animalcules
ont élu domicile
dans les sourcils d’une puce.
Elles se livrent
une guerre sans merci
pour savoir
laquelle dirigera
l’univers.

(anonyme chinois)

 

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Colombine (Verlaine)

Posted by arbrealettres sur 26 janvier 2017



Léandre le sot,
Pierrot qui d’un saut
De puce
Franchit le buisson,
Cassandre sous son
Capuce,

Arlequin aussi,
Cet aigrefin si
Fantasque
Aux costumes fous,
Ses yeux luisant sous
Son masque,

– Do, mi, sol, mi, fa, –
Tout ce monde va,
Rit, chante
Et danse devant
Une belle enfant
Méchante

Dont les yeux pervers
Comme les yeux verts
Des chattes
Gardent ses appas
Et disent : « À bas
Les pattes! »

– Eux ils vont toujours! –
Fatidique cours
Des astres,
Oh ! dis-moi vers quels
Mornes ou cruels
Désastres

L’implacable enfant,
Preste et relevant
Ses jupes,
La rose au chapeau,
Conduit son troupeau
De dupes?

(Verlaine)

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La puce (Robert Clausard)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2016



La puce

Une puce prit le chien
Pour aller de la ville
Au hameau voisin
A la station du marronnier
Elle descendit
Vos papiers dit l’âne
Coiffé d’un képi
Je n’en ai pas
Alors que faites-vous ici ?
Je suis infirmière
Et fais des piqûres
A domicile.

(Robert Clausard)

Illustration

 

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ELEGIE DE MARIA BELEN CHACON (Emilio Ballagas)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2016



Maria Belén 8_s3

ELEGIE DE MARIA BELEN CHACON

Maria Belén, Maria Belén, Maria Belén,
Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon,
avec tes fesses qui ondoient
de Camagüey à Santiago, de Santiago à Camagüey.

Au ciel de la rumba,
plus jamais ne s’allumera
la constellation de tes courbes.

Quel aboiement t’a mordue au sommet du poumon ?
Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon…
Quel aboiement t’a mordue au sommet du poumon ?

Ni aboiement ni ongle,
Ni ongle ni blessure :
Le fer à repasser, jusqu’à l’aube, á mis le feu à ton poumon,
Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon…

Ensuite dans la matinée
Avec le linge dans la corbeille s’en est allée ta grâce,
Ta grâce et ton poumon !

Que personne ne danse plus !
Que le nègre Andrès n’arrache plus les puces
A sa guitare !

Et les Chinois qui font du bruit à l’intérieur des maracas
Ont un peu de repos ;
Baisons la croix des bois chantants.
(« Délivre-nous du mal, Vierge de la Charité ! »)

Je ne verrai plus mes plaisirs
dans les miroirs ronds et riants de tes fesses.
La constellation de tes courbes
N’illuminera plus jamais le ciel de ta grâce.

Maria Belén, Maria Belén :
avec tes fesses qui ondoient,
de Camagüey à Santiago,
de Santiago à Camagüey.

***

ELEGIA DE MARIA BELEN CHACON

Maria Belén, Maria Belén, Maria Belén,
Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon,
con tus nalgas en vaivén,
de Camagüey a Santiago, de Santiago a Camagüey.

En el cielo de la rumba
ya nunca habra de alumbrar
tu constelacion de curvas.

Qué ladrito te mordio el vértice del pulmon ?
Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon…
Qué ladrito te mordio el vértice del pulmon ?

Ni fué ladrito ni una,
ni fué una ni fué dano :
La plancha, de madrugada, fué quien te quemo el pulmon,
Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon !…

Y luego, por la manana,
con la ropa en la canasta, se llevaron tu sandunga,
tu sandunga y tu pulmon.

Que no baile nadie ahora !
Que no le arranque mas pulgas el negro Andrés
a su tres !

Y los chinos que arman tanganas adentro de las maracas
hagan un poco de paz.
Besar la cruz de las claves.
(Libranos de todo mal, Virgen de la Carida !)

Ya no veré mis instintos
en los espejos redondos y alegres de tus dos nalgas.
Tu constelacion de curvas
ya no alumbrara jamas el cielo de la sandunga.

Maria Belén, Maria Belén
con tus nalgas en vaiven,
de Camagüey a Santiago…
de Santiago a Camagüey.

(Emilio Ballagas)

 

 

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