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Posts Tagged ‘pulpeuse’

VISAGES (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2018



 

Andrée Chedid  l

VISAGES

Nos visages
Se tissent
Dans le ventre des mères
Et puis se défissent
Dans l’enclos du temps

Ils furent soie
Ils furent lisses
En leur gloire pulpeuse

Ils furent cendres
Ils furent pierre
En leurs dernières moissons

Mais l’esprit veille encore
Sur le royaume des rides
Un sourire émaille
Nos trop brèves saisons.

(Andrée Chedid)

 

 

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POURSUITES (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 31 août 2018



 

Brad Kunkle

POURSUITES

Rassurée et sereine
Sous les feuillages
Étendue
La femme de tous les temps
Découvre ce lieu paisible
Où le rêve peut éclore
Et l’amour advenir.

*

J’ai beau le poursuivre
Je ne l’atteindrai jamais
Ce Poème des poèmes
Masqué par l’indicible
Je demeure en chemin
Au présent A jamais
Heureuse de ce parcours
Invincible.

De notre chair éclatante
A nos chairs ramollies
De notre chair pulpeuse
A nos chairs d’élégie
J’ai vu glisser le temps
Et s’accroître les ans

Mais j’ai aimé cette chair
Et ses métamorphoses
Et respecté cette chair
En ses secrets replis.

*

Des rafales en bourrasques
J’ai couru dans le Vent
Vers le grand souffle des choses

L’arbre gémissait
Les plantes se recourbaient
A cheveux déployés
Je cours vers l’avant.

(Andrée Chedid)

Illustration: Brad Kunkle

 

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Je célèbre la chair éclatante et pulpeuse (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2017



 

Je célèbre la chair
Eclatante et pulpeuse
Que le temps trahira
Puis sèmera à tous vents.

(Andrée Chedid)

Illustration: Hans Baldung

 

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Ce feu novice (Louis Calaferte)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2015



>Vladimir Dunjic  [1280x768]

Ce feu
novice
nos lits
de nuit
déguenillés
gémissent

Lèvres humides de corail
pour tes caresses amoureuses
nous naviguions sans gouvernail
la mort du plaisir est heureuse

J’aurais voulu déshabiller
les coquillages de tes yeux

Ce feu
novice
nos lits
de nuit
déguenillés
gémissent

Ouverte comme un éventail
autour de cette île pulpeuse
nous naviguions sans gouvernail
la mort du plaisir est heureuse

Nous sommes le gel et l’émail
morts vifs d’espaces ténébreux

Nos lits
complices
nos nuits
de feu
pâlissent
presque oubliés

(Louis Calaferte)

Illustration: Vladimir Dunjic

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