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Poésie

Posts Tagged ‘purement’

Si je continue à vivre (Petr Král)

Posted by arbrealettres sur 1 juillet 2018




Illustration: Flo DS
    
Si je continue à vivre,
c’est pour des raisons purement personnelles.

(Petr Král)

 

Recueil: Cahiers de Paris
Traduction:
Editions: Flammarion

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Ô suggestions, traverses ! (Franck André Jamme)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2018



Illustration
    
Ô suggestions, traverses !
Ô voies purement désirées !
Au fond, je n’avais pas changé,
jamais je ne trouverais les fondations de la demeure.

Alors, paroles d’eau.
Ou paroles de sable.
Poussière, l’envolée,
limaille aimantée par le ciel.

Était-ce vraiment le mirage ?

(Franck André Jamme)

 

Recueil: La récitation de l’oubli
Traduction:
Editions: Flammarion

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Et que furent les roses (Edward Estlin Cummings)

Posted by arbrealettres sur 3 février 2018



Illustration: Paul Delvaux
    
et que furent les roses. Du parfum? pour que
j’oublie ….ou la pure Musique gravissant précairement

le crépuscule
mais il y a quelque chose de plus mûrement
enfantin,de plus beau que toi presque.

Mais sinon des fleurs,dis-moi doucement qui

sont ces habituées des rêves à demi-souriant
gravement sur de calmes visages,se déplaçant purement
d’un pas assourdi,quoique assez fièrement aussi —

ne sont-elles pas des dames,les dames de mes rêves
touchant justement les roses par qui vivent blanchement
leurs doigts?
ou mieux,
des reines, des reines riant légèrement
couronnées de couleurs lointaines,

pensant beaucoup
à rien et que l’aube préfère toucher
sur les ruisseaux penchés,près des saules votives?

(Edward Estlin Cummings)

 

Recueil: XLI Poèmes
Traduction: Thierry Gillyboeuf
Editions: La Nerthe

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Mourir pour la beauté (Lydie Dattas)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2016



Mourir pour la beauté

Je ne crois plus en rien puisque je crois en Dieu :
tout ce qui n’est pas vrai mérite de mourir.
L’aube rivalisait avec les roses rouges,
ces roses qui mouraient à force de beauté,
la beauté dont parlaient si purement les roses.
La beauté imitait la beauté de l’azur,
la beauté prétendait être la vérité
quand je voulais mourir pour la beauté des roses.

La beauté m’a laissée si divinement triste :
j’ai goûté au bonheur qu’on goûte sur la croix,
les anges ont empêché mon amour de faiblir.
Je ne méritais pas un bonheur aussi grand.
Mais puisque j’ai versé mon sang pour la beauté
à l’heure où la beauté se trouble dans le ciel,
le ciel ne pourra plus oublier mon amour.

(Lydie Dattas)

Illustration: Le Bernin

 

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