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Poésie

Posts Tagged ‘pyramide’

Retouche à l’âme (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 1 décembre 2017




    
retouche à l’âme

Tendue d’herbe sèche
que le vent fait frémir
sa charpente en pyramide
a l’humilité d’une paillote
au ras de la mer.
Là, dort mon sosie
qui se passe du monde.

(Daniel Boulanger)

 

Recueil: Les dessous du ciel
Editions: Gallimard

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Retouche à la vieillesse (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2017



    
retouche à la vieillesse

l’éboulement du bonheur
patiemment amassé de silence en silence
fait de cette heure la dernière pyramide

l’Éternel y habite la chambre vide

(Daniel Boulanger)

 

Recueil: Retouches
Editions: Gallimard

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Retouche aux cailloux (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2017




    
retouche aux cailloux

écrits du temps
de vieux hommes les lisent
avec lenteur à pleines mains
dans une ferveur d’aveugle
et ils en font une pyramide
à la sortie du bourg
parfois ils passent devant
en baissant les yeux
pour ne pas reprendre dans le tas de secrets
le fragment
qui dit sans dérision le début du monde
et les rend légers

(Daniel Boulanger)

 

Recueil: Retouches
Editions: Gallimard

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Quand tu danses avec mon ombre (Luis Mizón)

Posted by arbrealettres sur 28 octobre 2017



 

Quand tu danses avec mon ombre
je suis un colosse étourdi
qui bientôt s’écroulera dans son ivresse

quand je plonge mon visage en toi
je suis un esclave aveugle
qui monte
une flûte à la main
sur les marches de la pyramide du soleil
ou de la lune

quand je pince les cordes de ma harpe
je suis nu et désarmé
devant les couleurs de l’horizon

ma fronde repose à côté de mon lit

(Luis Mizón)

Illustration: Edmond François Aman-Jean

 

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Et la nuit notre chambre a été condamnée (Yehuda Amichaï)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2017




    
Et la nuit notre chambre a été condamnée

Et la nuit notre chambre a été condamnée
comme la tombe d’une pyramide. Au-dessus de nous
une montagne de larmes étrangères, comme du sable amassé,
de nombreuses générations au seuil de notre couche.

Et le temps de notre corps dort très fort
sur les murs à nouveau se dessine
le chemin par lequel passent nos
âmes. Est-ce que tu les verras? Une barque passe.

Deux sont debout, les autres rament.
Et les étoiles au-dessus, celles des autres
le fleuve du temps se transporte sans trouver de réponse.

Et nous sommes momifiés dans notre grand amour.
Et comme après l’éternité vient le matin
un archéologue joyeux — à lui la lumière.

(Yehuda Amichaï)

 

Recueil: Anthologie de la poésie en hébreu moderne
Traduction: E. Orner
Editions: Gallimard

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L’inscription (Zbigniew Herbert)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2017



L’inscription
Tu regardes mes mains
frêles — dis-tu — comme des fleurs

tu regardes ma bouche
trop petite pour dire : monde

— balançons-nous plutôt sur la tige des instants
buvons le vent
voyons comme nos yeux s’éteignent
l’odeur de fané est la plus belle
et la forme des ruines insensibilise

il est en moi une flamme qui pense
un vent pour l’incendie et pour la voile

mes mains sont impatientes
je peux
façonner avec de l’air
la tête d’un ami

je répète un poème que je voudrais
traduire en sanscrit
ou en pyramide :

quand la source des étoiles se tarira
nous éclairerons les nuits

quand le vent deviendra pierre
nous attendrirons l’air

(Zbigniew Herbert)

Illustration: Ismael Nery

 

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C’est la graine d’un lis qui ayant fleuri, fleurira à nouveau (Hilda Doolittle)

Posted by arbrealettres sur 28 novembre 2016



La floraison du bâton

[10]
Il est folie de dire
vous tomberez, vous les grandes cités,

(à présent les cités sont brisées) ;
ce n’est ni tragédie, ni prophétie

d’une Prêtresse figée,
d’une Pythonisse solitaire

qui chante, psalmodie
en hexamètres brisés,

ruine, ruine des portes de la cité,
des chefs, des royaumes ;

c’est un simple calcul, algébrique,
c’est de la géométrie en vol,

sans dessin, une gentiane
dans un miroir de glace,

c’est pourtant, si tu veux, un lis
plié telle une pyramide,

un cône de fleurs,
pas un tas de crânes ;

c’est un lis, si tu veux,
chaque pétale, un royaume, éternité,

et c’est la graine d’un lis
qui ayant fleuri,

fleurira à nouveau ;
c’est cette plus petite des graines,

un des plus petits grains qui soit
qui produit des branches

ou se reposent les oiseaux ;
c’est ce baume florissant,

c’est tout-guérison,
à jamais ;

c’est la plus grande des herbes
et devient arbre.

***

a lonely Pythoness
It is no madness to say

you will fall, you great cities,
(now the cities lie broken) ;

it is not tragedy, prophecy
from a frozen Priestess,

who chants, who sings
in broken hexameters,

doom, doom to city-gates,
to rulers, to kingdoms;

it is simple reckoning, algebraic
it is geometry on the wing,

not patterned, a gentian
in an ice-mirror,

yet it is, if you like, a lily
folded like a pyramid,

a flower-cone,
not a heap of skulls;

it is a lily, if you will,
each petal, a kingdom, an aeon,

and it is the seed of a lily
that having flowered,

will flower again;
it is that smallest grain,

the least of all seeds
that grows branches

where the birds rest;
it is that flowering balm,

it is heal-all,
everlasting;

it is the greatest among herbs
and becometh a tree.

(Hilda Doolittle)

 

 

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CERCLE (Francoise Germain)

Posted by arbrealettres sur 24 août 2016



CERCLE

Mémoire du temps
Tournant dans l’espace.

POINT

Deux lignes
Se rencontrent
Et font le point.

DIAGONALE

Elle sépare
Et prend
Ses distances.

SPIRALE

Elle se déroule
A la frontière.

TRIANGLE

La pyramide
Des siècles.

(Francoise Germain)

 

 

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RETOUCHE AUX CAILLOUX (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 28 août 2015



 

Cairn-05 [1280x768]

RETOUCHE AUX CAILLOUX

Écrits du temps
de vieux hommes les lisent
avec lenteur, à pleines mains
dans une ferveur d’aveugle
et ils en font une pyramide
à la sortie du bourg.
Parfois ils passent devant
en baissant les yeux
pour ne pas reprendre dans le tas de secrets
le fragment
qui dit sans dérision le début du monde
et les rend légers.

(Daniel Boulanger)

Illustration

 

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RETOUCHE A L’ÂME (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 16 août 2015



 

RETOUCHE A L’ÂME

Tendue d’herbe sèche
que le vent fait frémir
sa charpente en pyramide
a l’humilité d’une paillote
au ras de la mer.
Là, dort mon sosie
qui se passe du monde.

(Daniel Boulanger)

 

 

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