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Poésie

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De quelle lumière de quelle ombre? (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 10 octobre 2016



Tu n’es pas seule en toi-même
En toi, il y a deux, trois, peut-être quatre

Je t’épelle – et accrois mon ignorance
Je te lis – et accrois mon éloignement

Ta peau enfantine
Demande:
D’où viens-tu?
De quelle lumière de quelle ombre?

(Adonis)

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Mon âme est un noeud enchevêtré (James Clerk maxwell)

Posted by arbrealettres sur 16 juin 2016



Mon âme est un noeud enchevêtré
Façonné sur un vortex liquide
Par une Intelligence séjournant dans l’Invisible
Ne cherche pas à démêler la tienne
De tes propres mains; tu serais comme le condamné
Qui reste assis à contempler la résistance de ses chaînes.
Car les outils pour la dénouer
Se trouvent dans l’espace à quatre dimensions.

(James Clerk maxwell)

 

 

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Au piano (René Maublanc)

Posted by arbrealettres sur 20 décembre 2015



piano à quatre mains0

Au piano:
Quatre mains.
Un seul coeur.

Septembre 1922.

(René Maublanc)

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Les quatre sans cou (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 14 novembre 2015



Les quatre sans cou

Ils étaient quatre qui n’avaient plus de tête,
Quatre à qui l’on avait coupé le cou,
On les appelait les quatre sans cou.

Quand ils buvaient un verre,
Au café de la place ou du boulevard,
Les garçons n’oubliaient pas d’apporter des entonnoirs.

Quand ils mangeaient, c’était sanglant,
Et tous quatre chantant et sanglotant,
Quand ils aimaient, c’était du sang.

Quand ils couraient, c’était du vent,
Quand ils pleuraient, c’était vivant,
Quand ils dormaient, c’était sans regret.

Quand ils travaillaient, c’était méchant,
Quand ils rôdaient, c’était effrayant,
Quand ils jouaient, c’était différent,

Quand ils jouaient, c’était comme tout le monde,
Comme vous et moi, vous et nous et tous les autres,
Quand ils jouaient, c’était étonnant.

Mais quand ils parlaient, c’était d’amour.
Ils auraient pour un baiser
Donné ce qu’il leur restait de sang.

Leurs mains avaient des lignes sans nombre
Qui se perdaient parmi les ombres
Comme des rails dans la forêt.

Quand ils s’asseyaient, c’était plus majestueux que des rois
Et les idoles se cachaient derrière leur croix
Quand devant elles ils passaient droits.

On leur avait rapporté leur tête
Plus de vingt fois, plus de cent fois.
Les ayant retrouvées à la chasse ou dans les fêtes,

Mais jamais ils ne voulurent reprendre
Ces têtes où brillaient leurs yeux,
Où les souvenirs dormaient dans leur cervelle.

Cela ne faisait peut-être pas l’affaire
Des chapeliers et des dentistes.
La gaîté des uns rend les autres tristes.

Les quatre sans cou vivent, c’est certain.
J’en connais un au moins un
Et peut-être aussi les trois autres.

Le premier, c’est Anatole,
Le second, c’est Croquignole,
Le troisième, c’est Barbemolle,
Le quatrième, c’est encore Anatole.

Je les vois de moins en moins,
C’est déprimant à la fin,
La fréquentation des gens trop malins .

(Robert Desnos)

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RETOUCHE AU TZIGANE (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2015



Michel Socquet tzigane

RETOUCHE AU TZIGANE

horizon
quatre cordes

(Daniel Boulanger)

Illustration: Michel Socquet

 

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St-Cyr (Pierre Albert-Birot)

Posted by arbrealettres sur 3 juillet 2015



On dit fidèle comme un chien
Ma table est beaucoup plus fidèle
Elle m’attend toujours à la même place
Pourtant elle a quatre pieds elle aussi

(Pierre Albert-Birot)

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