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Poésie

Posts Tagged ‘quémander’

Ne quémande rien (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2018




    
Ne quémande rien. N’attends pas
D’être un jour payé de retour.
Ce que tu donnes trace une voie
Te menant plus loin que tes pas.

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

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Cet instant où je me suis éveillé (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 23 juin 2018




    
cet instant
où je me suis éveillé
au coeur de la nuit

tout reposait
n’était que silence
et la vie ne m’effrayait plus

l’esprit serein

la lueur survenue
suggérait que la traque
avait pris fin

ne plus s’épuiser
à chercher
ne plus quémander
ne plus vouloir
coûte que coûte
faire main basse
sur ce qui toujours
échappe à ta prise

l’esprit serein

apaisé par cette lumière
qui avait éclos
à cet instant
au coeur de la nuit

(Charles Juliet)

 

Recueil: L’Opulence de la nuit
Traduction:
Editions: P.O.L.

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CABALETTE DU SORCIER BIENVEILLANT (Giorgio Caproni)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2017



Illustration: Frederick McCubbin
    
CABALETTE DU SORCIER BIENVEILLANT

Ne quémande plus.
Ici ne reste rien pour toi.
Tu n’es pas de la tribu.
Tu t’es trompé de forêt.

***

CABALETTA DELLO STREGONE BENEVOLO

Non chieder più.
Nulla per te qui resta.
Non sei della tribù.
Hai sbagliato foresta.

(Giorgio Caproni)

 

Recueil: Le mur de la Terre
Traduction: Philippe Di Meo
Editions: Atelier la Feugraie

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Ne quémande rien (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2017



 

Ne quémande rien. N’attends jamais
D’être payé de retour. Le pur souffle
Que tu propages doit faire le long tour,
Par-delà tes jours. Te reviendra
En orties, ou en pierres, peu importe.
Il t’accompagnera dans ta marche
Plus loin que toi le long de la Voie.

(François Cheng)

Découvert chez Lara ici

 

 

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Le pur souffle (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2017


Ne quémande rien. N’attends jamais
D’être payé de retour. Le pur souffle
Que tu propages doit faire le long tour,
Par-delà tes jours. Te reviendra
En orties, ou en pierres, peu importe.
Il t’accompagnera dans ta marche

Plus loin que toi le long de la Voie.

(François Cheng)

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Le véritable malheur (Giuseppe Conte)

Posted by arbrealettres sur 13 décembre 2016



Le véritable malheur

C’est ainsi: le véritable malheur
ignore toujours qui il est.
Tu ne peux l’attribuer
à aucune cause. Ni à une promesse
non tenue, ni à un but
non rejoint, ni à un amour
quémandé en vain.

Le véritable malheur te prend par la main
et t’accompagne sans dire un mot.
Qu’il te caresse ou t’étrangle
pour lui ça ne change rien.
Inutile d’espérer qu’il s’endorme
quand vient le soir.

Le véritable malheur tu le sens
comme une eau qui s’infiltre, comme la sable
que le ressac prend et laisse,
éternel, sans tourments, avec moins
d’angoisse en lui
que la joie.

(Giuseppe Conte)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Alexandre Cabanel

 

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Comme une pierre qui roule (Bob Dylan)

Posted by arbrealettres sur 13 octobre 2016



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Comme une pierre qui roule

Il était une fois tu étais si bien habillée,
De ta superbe tu jetais un sou aux mendiants, n’est ce pas ?
Les gens prévenaient « Gaffe poupée, tu vas tomber »
Tu pensais qu’ils te faisaient tous marcher
Tu avais l’habitude de te moquer
De tous ceux qui traînaient alentour
Maintenant tu ne parles plus si fort
Maintenant tu ne sembles plus si fière
D’avoir à quémander ton prochain repas.

Comment se sent-on ?
Comment se sent-on ?
Quand on est sans maison
Comme une parfaite inconnue
Comme une pierre qui roule ?

Tu viens de la meilleure école, très bien, Miss Solitaire
Mais tu sais tu n’as fait que t’y soûler
Et personne ne t’a jamais enseigné comment vivre dans la rue
Et maintenant tu découvres que tu vas devoir t’y habituer
Tu disais que tu ne te compromettrais jamais
Avec le vagabond mystérieux, mais maintenant tu te rends compte
Qu’il ne vend pas d’excuses
Quand tu plonges dans le vide de ses yeux
Et tu lui demandes s’il veut bien faire un deal.

Comment se sent-on ?
Comment se sent-on ?
Quand on est tout seul
Quand on est sans maison
Comme une parfaite inconnue
Comme une pierre qui roule ?

Jamais tu ne retournais sur les regards noirs envers les jongleurs et les clowns
Quand ils venaient tous faire leurs tours pour toi
Tu ne voulais pas comprendre que ce n’était pas bien
De laisser d’autres gens prendre leur pied pour toi
Toi qui montais ce cheval d’acier avec ton diplomate
Qui portait sur son épaule un chat siamois
Ce fut très dur, non, lorsque tu découvris
Qu’il n’était pas si branché que ça
Une fois qu’il t’eut pris tout ce qu’il pouvait voler.

Comment se sent-on ?
Comment se sent-on ?
Quand on est tout seul
Quand on est sans maison
Comme une parfaite inconnue
Comme une pierre qui roule ?

Princesse sur ton clocher et tout ce joli monde
Qui boit et pense son avenir assuré
Echangeant toutes sortes de choses et dons précieux
Mais tu ferais mieux d’enlever ton diamant, tu ferais mieux de le gager, chou
Tu avais l’habitude de rire
De Napoléon en haillons et du langage qu’il parlait
Va le voir maintenant, il t’appelle, tu ne peux plus refuser
Quand on a rien, on n’a rien à perdre
Tu es invisible maintenant, tu n’as plus de secrets à dissimuler.

Comment se sent-on ?
Comment se sent-on ?
Quand on est tout seul
Quand on est sans maison
Comme une parfaite inconnue
Comme une pierre qui roule ?

***

Like A Rolling Stone

Once upon a time you dressed so fine
You threw the bums a dime in your prime, didn’t you?
People’d call, say, « Beware doll, you’re bound to fall »
You thought they were all kiddin’ you
You used to laugh about
Everybody that was hangin’ out
Now you don’t talk so loud
Now you don’t seem so proud
About having to be scrounging for your next meal.

How does it feel
How does it feel
To be without a home
Like a complete unknown
Like a rolling stone?

You’ve gone to the finest school all right, Miss Lonely
But you know you only used to get juiced in it
And nobody has ever taught you how to live on the street
And now you find out you’re gonna have to get used to it
You said you’d never compromise
With the mystery tramp, but now you realize
He’s not selling any alibis
As you stare into the vacuum of his eyes
And ask him do you want to make a deal?

How does it feel
How does it feel
To be on your own
With no direction home
Like a complete unknown
Like a rolling stone?

You never turned around to see the frowns on the jugglers and the clowns
When they all come down and did tricks for you
You never understood that it ain’t no good
You shouldn’t let other people get your kicks for you
You used to ride on the chrome horse with your diplomat
Who carried on his shoulder a Siamese cat
Ain’t it hard when you discover that
He really wasn’t where it’s at
After he took from you everything he could steal.

How does it feel
How does it feel
To be on your own
With no direction home
Like a complete unknown
Like a rolling stone?

Princess on the steeple and all the pretty people
They’re drinkin’, thinkin’ that they got it made
Exchanging all kinds of precious gifts and things
But you’d better lift your diamond ring, you’d better pawn it babe
You used to be so amused
At Napoleon in rags and the language that he used
Go to him now, he calls you, you can’t refuse
When you got nothing, you got nothing to lose
You’re invisible now, you got no secrets to conceal.

How does it feel
How does it feel
To be on your own
With no direction home
Like a complete unknown
Like a rolling stone?

(Bob Dylan)

 

 

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Tu n’as pas surpris mon secret (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 14 août 2016



Tu n’as pas surpris mon secret
Déjà le cortège s’avance
Mais il nous reste le regret
De n’être pas de connivence
La rose flotte au fil de l’eau
Les masques ont passé par bandes
Il tremble en moi comme un grelot
Ce lourd secret que tu quémandes

(Guillaume Apollinaire)

Illustration: Rebecca Wang

 

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Tu as traversé la mer (Sandra Lillo)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2016



Tu as traversé la mer
sur les moignons de branches moisies

Il n’y a personne sur la plage
seuls les mouettes le vent

le bouillon de sel
dans tes os

Ton corps quémande sa ration
ton cœur bat empalé sur leur palissade

Tu siffles entre tes cris échoués sur les bancs de sable
l’urgence de vivre

la victoire de ceux morts
aux simulacres du monde

(Sandra Lillo)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

Illustration: ArbreaPhotos

 

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Ne dites pas à un rêve qu’il est de paille (Vénus Khoury-Ghata)

Posted by arbrealettres sur 11 novembre 2015




Ne dites pas à un rêve qu’il est de paille,
il brûlera au contact du matin.

à un village qu’il est soluble dans le brouillard,
il se terrera dans un clocher.

Depuis qu’on a dit au cyprès qu’il est cierge obscur,
Il quémande un emploi auprès des cathédrales
et fond d’amour en pensant aux saintes des vitraux

(Vénus Khoury-Ghata)

 

 

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