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Poésie

Posts Tagged ‘queue’

Le Chat (Jules Renard)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2021



 

chat

Le Chat

Le mien ne mange pas les souris ; il n’aime pas ça.
Il n’en attrape une que pour jouer avec. Quand il a bien
joué, il lui fait grâce de la vie, et il va rêver ailleurs, l’innocent,
assis dans la boucle de sa queue, la tête bien fermée comme
un poing. Mais à cause de ses griffes, la souris est morte.

(Jules Renard)

Découvert chez la boucheaoreilles ici
 

 

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C’EST PAS MOI QUI SUIS LE BON DIEU (René de Obaldia)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2021



C’EST PAS MOI QUI SUIS LE BON DIEU

C’est pas moi qui suis le bon Dieu
Et je crois que ça vaut mieux
Car je serais bien trop méchant
Avec les vilains garnements.

Je punirais Claude et Lison
Qui font des billes en carton
Marie, Nicole et Théophile
Georgette et son amie Lucile
Qui font tomber leurs pantalons
Avec des yeux de crocodile,
Le petit Aristote
Dont on voit tous les os
Qui trempe des biscottes
Dans du sang de crapaud,
Surtout le vilain Nicolas
Qui a coupé la queue du chat.

Couper les moustaches c’est rien
Ça donne un air carolingien
Mais couper la queue c’est méchant
Je ne vais plus savoir comment
Attacher la casserole
Qui faisait du tambour sur les cent marches de l’école.

(René de Obaldia)


Illustration

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Pourquoi tarder? (Eugenio Montale)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2020



Pourquoi tarder? Dans le pin l’écureuil
de sa queue en torche frappe l’écorce.
Le croissant de lune descend et sa corne
au soleil s’émousse. I1 fait jour.

Un souffle, et la fumée indolente tressaille,
elle se défend au point qui t’enclôt.
Rien ne finit, tout s’achève lorsque, foudre,
tu quittes le nuage.

***

Perché tardi? Nel pino lo scoiattolo
batte la coda a torcia sulla scorza.
La mezzaluna scende col suo picco
nel sole che la smorza. E giorno fatto.

A un soffio il pigro fumo trasalisce,
si difende nel punto che ti chiude.
Nulla finisce, o tutto, se tu fôlgore
lasci la nube.

(Eugenio Montale)

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LES CERCLES (Langston Hughes)

Posted by arbrealettres sur 4 juin 2020



 

 

LES CERCLES

Les cercles tournent en rond,
Et les cercles tournent en rond,
A la rencontre de leur propre queue.

Les saisons viennent, les saisons vont,
Les années dressent leurs barreaux,
Et voici qu’un jour on est en prison.

Comme l’écureuil dans sa cage,
Parce que ronde est la prison…
Et parfois l’on se trouve
La tête au fond.

***

Circles
The circles spin round
And the circles spin round
And meet their own tail.

Seasons come, seasons go,
The years build their bars
Till we’re in jail.

Like a squirrel in a cage –
For the jail is round –
We sometimes find
Ourselves upside down

(Langston Hughes)

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L’épingle (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2020


La ville face au flot se dresse
au grand large
les queues d’un troupeau de baleines
battent ensemble sous les nuages
malgré tout s’entend
l’épingle qui tombe
d’un manteau de cheminée
sur une lame d’un parquet
point ciré depuis des années.

(Jean Follain)

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L’oiseau-merci (Marcelin Pleynet)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2020




L’oiseau-merci

J’ai vu un rossignol par la queue

J’ai récolté les fils de la vierge
glané les roses de la rosée
fait un bouquet de ces poissons d’argent qui vivent dans mon ombre

J’ai vu un merle qui avait toute la noblesse de la rivière

(Marcelin Pleynet)

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Le lézard de l’amour (Jacques Prévert)

Posted by arbrealettres sur 15 février 2020




Illustration: Edvard Munch
    
Le lézard de l’amour
S’est enfui encore une fois
Et m’a laissé sa queue entre les doigts
C’est bien fait
J’avais voulu le garder pour moi.

(Jacques Prévert)

 

Recueil: Embrasse-moi
Traduction:
Editions: Gallimard

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Maman, plus tard, moi je serai (Carl Norac)

Posted by arbrealettres sur 12 février 2020




Illustration: Lia R.
    
Maman, plus tard, moi je serai
blanchisseur de nuages ou berger d’oiseaux,
peut-être compteur de gouttes d’eau,
arbitre pour combats d’escargots,
garde du corps pour papillons,
acupuncteur pour hérissons,
clown pour passants fatigués,
imprimeur pour sans-papiers,
décorateur de coccinelles,
empêcheur de tomber du ciel.
Puis, j’inventerai la machine à ne rien faire
qui se tendra en hamac depuis la Terre
vers un point très lointain du vaste univers.
Alors, on m’élira comme la plus lente
et la plus mignonne étoile filante.
Respirant le grand air des galaxies,
à cheval sur l’Ourse, sur la queue de Castor,
employé des affaires privées de l’infini,
je connaîtrai enfin l’âge d’or.

(Carl Norac)

Recueil: Les poèmes ont des oreilles
Traduction:
Editions: Rue du Monde

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Le chou (Charles Dobzynski)

Posted by arbrealettres sur 12 février 2020




    
Le chou

Un chou se prenant pour un chat
léchant son museau moustachu,
sa bedaine de pacha,
à ses feuilles s’arracha,
pour prouver que sous son poncho
couleur d’artichaut,
son pelage était doux et chaud,
sa queue de soie, sa robe blanche.

En miaulant à belle voix,
le chou se percha sur un toit,
puis dansa le cha-cha-cha
de branche en branche.
Or, le chou n’était pas un chat
aux pattes de caoutchouc,
sur la ramure il trébucha,
et c’est ainsi que le chou chut
fâcheusement et cacha
sa piteuse mésaventure
dans un gros tas d’épluchures.

(Charles Dobzynski)

Recueil: Les poèmes ont des oreilles
Traduction:
Editions: Rue du Monde

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Nini (deux ans) (Clod’Aria)

Posted by arbrealettres sur 15 janvier 2020



 

chat

Nini (deux ans)

Son oeil
interroge le chat:
Griffera-t-il?
puis m’interroge:
Est-ce que je peux
tirer la queue?

Tant pis!
je tire …

(Clod’Aria)

 

 

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