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Faut-il que l’homme demeure extrême nourriture (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 17 mai 2019



 

Euan Macleod    969

Faut-il que l’homme demeure extrême nourriture
et que hors de l’extrême adversaire
le héros soit radeau quêtant la voile salvatrice.

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Euan Macleod 

 

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Faut-il (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 16 mai 2019


 


 

Ettore Aldo Del Vigo -   (91)

Faut-il que l’homme demeure extrême nourriture
et que hors de l’extrême adversaire
le héros soit radeau quêtant la voile salvatrice

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Ettore Aldo Del Vigo

 

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Toi qui as peur (Jean Pérol)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2018



Illustration: Annie Predal
    
Toi qui as peur

Ma faible ma si faible
toi qui as peur de ta faiblesse
ma vigne folle au vent tremblant
c’est moi la treille sous tes mains

mon lierre noir toi qui t’écroules
je suis le mur dessous ta peau
mon eau sans forme qui s’enfuit
c’est moi le verre et ton barrage

ne tremble plus je suis l’appui
nuit après jour de tes naufrages
la couverture où l’on t’enroule
ma frissonnante ton radeau

ma naufragée je suis la mer
je te conduis je t’engloutis
je suis la paix sous tes paupières
où tous nos pas ont abouti.

(Jean Pérol)

 

Recueil: Poésie I (1953-1978)
Traduction:
Editions: De la Différence

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CE QUE NOUS SOMMES (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 27 octobre 2018



 

Emma Blackwood  1

CE QUE NOUS SOMMES

Tu es radeau dans l’éclaircie
Tu es silence dans les villes
Tu es debout
Tu gravites
Tu es rapt d’infini

Mais tel que je suis
que j’écris que je tremble
Je te sais parfois
refroidi de toi-même
quand les fables et le sel t’ont quitté !

Je te sais
Tantôt mutilé
Tantôt espace

Tantôt épave
Ou illumination

Je te sais
disloqué par les parcelles du monde

Mais je te sais
De face
Dans la forge de ton feu.

(Andrée Chedid)

Illustration: Emma Blackwood

 

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SUR LES QUAIS (Roselyne Parisot)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2018



 

Wilhelm Hammershoi 3_3 [1280x768]

SUR LES QUAIS

J’ai tant vu des bateaux au ventre plein de rêves
Qui décrochaient la grève et l’emmenaient radeau
J’ai tant vu des bateaux qui faisaient tour du monde
Qui faisaient mappemonde et se noyaient dans l’eau

Mais moi je suis resté sur les quais en partance
Entre foule qui danse
Et voyageurs pressés
Et moi je suis resté sur les quais sur les quais

J’ai tant vu de ces trains aux fumées qui s’échappent
Accrochées en écharpe pour tenir chaud au loin
J’ai tant vu de ces trains qui faisaient tour de gare
Qui faisaient pas d’histoires mais se perdaient lointains

Mais moi je suis resté sur les quais en partance
Entre foule qui danse
Et voyageurs pressés
Et moi je suis resté sur les quais sur les quais

J’ai tant vu des avions aux ailes de promesses
Qui s’envolaient sans cesse vers des pays vision
J’ai tant vu des avions qui crevaient les nuages
Qui faisaient des orages et tombaient sans raison

Mais moi je suis resté à rêver de partance
Entre foule qui danse
Et voyageurs pressés
Et moi je suis resté
Et moi je suis resté
Et moi je suis resté
A rêver de m’en aller, de m’en aller.

(Roselyne Parisot)

Illustration: Wilhelm Hammershoi

 

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АU SECOURS ! (Attila József)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2018



Illustration
    
АU SECOURS !

Ah, aimez-moi farouchement,
Chassez de moi le long tourment !
Singe en mon crâne en feu je glisse,
Cognant ma cage, hanté, dément,
Et je veux mordre et ma voix crisse…
Je ne crois plus, c’est mon supplice :
J’ai peur, j’ai peur du châtiment!

Oh ! mortel, comprends-tu mon chant,
Ou n’est-il qu’un écho changeant,
Forêt qui vaguement murmure ?
Enlace-moi, quitte l’aimant
Du poignard à la lame sûre.
Plus de sauveur qui me rassure :
J’ai peur, j’ai peur du châtiment !

Radeau sur le fleuve flottant,
Flotteur amer sur le courant,
Ma race d’homme va, meurtrie,
Dans la douleur se consumant.
Garde-moi, préviens ma furie,
Aimez-moi ! Je pleure et je crie :
J’ai peur, j’ai peur du châtiment !

(Attila József)

 

Recueil: Aimez-moi – L’oeuvre poétique
Traduction: Georges Kassaï
Editions: Phébus

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Seul (Edmond Jabès)

Posted by arbrealettres sur 7 juin 2018



    

Seul
comme la cloche

Seul
comme le radeau

Seul
comme un sou de nacre
dans la bourse de l’eau

Seul
comme un сoеur à personne

Les voix étrangères:
Mais ne rien entendre
Mais ne rien annoncer
Mais ne plus vibrer
Mais ne plus jouir
Mais ne plus endurer

(Edmond Jabès)

 

Recueil: Le Seuil Le Sable Poésies complètes 1943-1988
Traduction:
Editions: Gallimard

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Nos vies (Claudine Helft)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2018




Illustration: Edouard Drouot
    
Nos vies

Quel repos à l’aventure de vie
si l’étincelle ne ceint plus la terre,
si la pierre ne recèle de
secret
sur les mots d’hier, paisiblement saignés
dans le soir, et l’adieu sur le trottoir?
Silhouette allongeant l’arbre de la main,
ainsi pour élever l’au-revoir
en arme de lumière ; y chante l’antienne,
interrogation sur le point du matin
ou vole des cendres encore chaudes ?

Que vaut la pensée lorsque se joue
la fugue ; la philosophie du soleil
n’éteint pas le feu. Il faut abandonner
le rêve qui ne serait plus qu’un rêve,
car l’étoile seule a droit sur toi.
Homme, ton repos est une fausse note
ton brouillard se lèvera sur l’azur.
Quel usage ferons-nous de nos vies ?
Dériverons-nous sur le chaleil et l’eau ?
car au premier signe il faut guetter
la démesure d’un Absolu possible :

le bonheur parfois s’écrit sur un radeau

(Claudine Helft)

 

Recueil: Une indécente éternité
Traduction:
Editions: De la Différence

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La vérité est que je faisais des voyages minuscules (Marie Huot)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2018



La vérité est que je faisais des voyages minuscules
que personne ne voyait ni ne savait
Des allers-retours rapides à travers la mémoire
Ma petite cour était remplie de feuilles mortes
J’avançais sur un radeau de bois sec et de ficelles
Je n’avais ni voile ni boussole
simplement mon cœur qui se soulevait
quand nous croisions de loin des lanceurs de dés sur la mer
J’avais peur de retourner à la case départ avec ma cargaison d’amour
J’aurais préféré être dans un cheval de Troie
avec ma cargaison de guerre

(Marie Huot)

Découvert chez la boucheaoreilles ici

 

 

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Le vent peut déchirer le ciel que nous aimons (Albert Ayguesparse)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2018



David Alfaro Siqueiros peace-1961

Le vent peut déchirer le ciel que nous aimons,
On aura beau briser ce chant à coups de hache,
Tu restes, mon amour, le radeau de limon
Pâle, émergeant toujours des brumes du voyage.

Je ne vois pas tes yeux mais je sais comme ils brillent.
Le vent noue à ton cou son collier de fraîcheur.
Tu pousses les verrous des portes de la peur
Et tu n’écoutes plus ce que les soldats crient.

(Albert Ayguesparse)

Illustration: David Alfaro 

 

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