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Poésie

Posts Tagged ‘rai’

La cloche de l’église (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 2 juin 2017



 

La cloche de l’église ;
Les rais obliques du soir
Meurent sur mon mur.

***

A church bell at dusk:
The evening sun’s slanting rays
Dying on my wall.

(Richard Wright)

 

 

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Les mots ou un rai de lumière (Max Alhau)

Posted by arbrealettres sur 19 mai 2017



    
Les mots ou un rai de lumière
te propulsent de l’autre côté,
sur un chemin où ni les buissons
ni les haies ne fragmentent ta marche.

Tu le devines, il n’y aura de fin
que dans le silence, dans la nuit.
Après, ce sera comme une lueur
que l’on n’atteindra jamais,
celle d’un phare ou d’une étoile.

Tu marches, tu erres, tu regardes,
c’est mieux pour qui n’espère plus,
une saison balayant l’autre,
mieux aussi de ne pas tout prévoir
afin de s’emparer de ce qui n’a plus cours.

(Max Alhau)

 

Recueil: Présence de la Poésie
Editions: Editions des Vanneaux

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CRÉPUSCULE, AUBE (László Marsall)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2017




CRÉPUSCULE, AUBE

Nuage erre : un cygne a mal.
L’occident : cercueil de feu.
Vient la lune : femme en pleurs,
sur le monde : ses cheveux.

Je m’enroule aux rais de lune,
debout, coiffé d’un grand heaume,
soleil naît sur un lit chaud,
je meurs dans la nouvelle aube.

(László Marsall)

 

 

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APRÈS LA PLUIE (Boris Pasternak)

Posted by arbrealettres sur 30 janvier 2017




APRÈS LA PLUIE

Cohue aux fenêtres : les feuilles sont là!
Le ciel, ce chablis, jonche encor le gazon.
Le calme revient. Mais vous auriez vu ça
D’abord ! A présent, c’est une autre chanson.

D’abord on l’a vu qui se rue, trublion,
Franchit les enclos et décoiffe les branches,
Piétine le parc, et de pluie en grêlons,
Et puis de hangar en terrasse de planches !

Goûtez à présent l’air épais et corsé !
Et le peuplier, si ses veines éclatent,
C’est l’air du jardin que, sodé, fait mousser
L’amer peuplier, tel du bicarbonate.

La vitre transpire et ruisselle, évoquant
La hanche et le dos frissonnants d’une ondine.
Le coin des fraisiers est glacé et brillant,
La grêle — égaillée en gros sel de cuisine.

D’un fil d’araignée tombe un rai de soleil
Qui semble un moment se tapir dans l’ortie,
Mais proche est l’instant qui verra l’escarbille
Flamber dans la haie et souffler l’arc-en-ciel.

(Boris Pasternak)

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Un rai de soleil (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2016



Un rai de soleil
Éclaire une mouche solitaire,
Baignant son aile bleue.

***

A lone lance of sun
Spotlighting alone fly
Washing one blue wing.

(Richard Wright)

Illustration

 

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Silences d’avant, d’après, de maintenant (Michel Dugué)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2015


danse

Les voici
déposés devant moi.
Silences d’avant, d’après,
de maintenant,
lestés d’eau, de pierres.
Habitent-ils l’attente du mot?
Mon regard en eux
danse comme poussière
dans le rai du jour.

 

(Michel Dugué)

 

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J’ai bu le miel de l’Illimité (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2015




J’ai bu le miel de l’Illimité
à la coupe du lotus éternel
J’ai traversé le tunnel des souffrances
J’ai trouvé le chemin caché du bonheur
et j’ai vu des rais de lumière
traverser le silencieux désert de la nuit.

(Rabindranath Tagore)

 

 

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Le jour où je vous vis pour la première fois (Jean Richepin)

Posted by arbrealettres sur 1 septembre 2015


Zylberman_Vassissilia

Le jour où je vous vis pour la première fois,
Vous aviez un air triste et gai : dans votre voix
Pleuraient des rossignols captifs, sifflaient des merles ;
Votre bouche rieuse, où fleurissaient des perles,
Gardait à ses deux coins d’imperceptibles plis ;
Vos grands yeux bleus semblaient des calices remplis
Par l’orage, et séchant les larmes de la pluie
A la brise d’avril qui chante et les essuie ;
Et des ombres passaient sur votre front vermeil
Comme un papillon noir dans un rais de soleil.

(Jean Richepin)

Illustration

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