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Poésie

Posts Tagged ‘(Raphaële George)’

Être l’Être (Raphaële George)

Posted by arbrealettres sur 24 septembre 2017


Et parce que la souffrance est une force,
la nuit de l’attente mène à la sagesse.

Qui peut-être plus homme que l’homme lui-même?

L’exigence du constat se mue en prière.

Désir puissant d’être profond,
d’être l’Être.

La profondeur ne se gagne pas, elle n’a pas de
profondeur, on ne la cerne pas en la plaçant devant soi,
comme quelque chose à atteindre.

(Raphaële George)

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Délivrons l’autre de sa pesanteur (Raphaële George)

Posted by arbrealettres sur 5 février 2017


Cette façon de résumer l’espace au toucher,
à l’effleurement de l’invisible.

Nos traces viennent ainsi nourrir l’enfer de la platitude,
tandis qu’erre, en elles, l’ombre du banal…
d’un noyé.

Présence qui manque, prise dans les parois:
nos mots épousent le silence,
et là, étrangement,
y prennent leur épaisseur.

Délivrons l’autre de sa pesanteur,
par l’Amour,
afin que tout désir devienne
l’inconsciente pureté.

(Raphaële George)

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Bien-être étrange (Raphaële George)

Posted by arbrealettres sur 29 février 2016


Bien-être étrange qui nous fait être le monde dans son mouvement
et naître de ce monde par la grâce de l’abandon.

(Raphaële George)

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Un vieux rappel de la mer (Raphaële George)

Posted by arbrealettres sur 28 février 2016


Ecriture comme une escale.

Ôtons les articles: le corps se perd, se fond.
S’agit-il du nôtre, hors du temps et de l’espace,
cette figure si totale?
Un vieux rappel de la mer…

(Raphaële George)

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Regardant l’océan (Raphaële George)

Posted by arbrealettres sur 27 février 2016



 

Regardant l’océan, je sens cette tragédie
qui nous sépare terriblement de l’immensité.

Je suis l’horizon.
Je voudrais égaler le silence marin;
comme par miracle égaler le large.

(Raphaële George)

Illustration: Sabin Balasa

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Regard blessé (Raphaële George)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2016


Regard blessé, aveugle tel Oedipe
répétant le même halètement dans le désert
jusqu’à ce que la soif nous quitte
comme si notre peine venait
de n’être pas le désert.

Alors, sans cesse un animal erre en nous,
empêchant que nous nous endormions tout à fait.
Attachés à la nuit contre le vide
dans la peur de disparaître
peur de s’égarer dans la matière.

(Raphaële George)

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S’entendre battre (Raphaële George)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2016


Ne plus voir
s’entendre battre.

(Raphaële George)

Illustration

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Le silence (Raphaële George)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2016



 

 

Le silence nous amène à rejoindre nos gestes
dans l’accomplissement; accomplissement du regard
qui rend à notre mémoire ce corps oublié en chacun de nous.

Lui seul nous gardait…

Mais il y eut les mots après la naissance du jour;
nous avons quitté ce temps heureux où la terre nous gardait en son silence.

Et ces mots, qui nous viennent, sont cette inscription
du silence alentour que jamais nous ne pourrons articuler.

(Raphaële George)

Illustration: Odilon Redon

 

 

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Suis-je le vent? (Raphaële George)

Posted by arbrealettres sur 19 février 2016


Tu voudrais résoudre notre similitude
avec ce qui demeure éternellement compact,
mais tu ne peux pas:
je suis ce qui flotte maintenant autour
et qui est voué à l’imperceptible.
Suis-je le vent?
Suis-je ta sueur?
Nul ne le sait;
et si je me taisais,
tu n’aurais pas d’existence.

(Raphaële George)

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Rien n’est détruit (Raphaële George)

Posted by arbrealettres sur 16 février 2016


Peut-être y avait-il quelqu’un,
quelqu’un d’absent – cette seule idée suffit pour lever
nos peurs.

Nous pouvions sans honte appartenir à l’Etendue.

Nous l’appelions Dieu et maintenant le Doute.
Le vide qui l’entoure s’est agrandi…
Loin après, le cri libre des mouettes
et la danse des libellules au fond des prés.

Jette-toi dans la mort,
rien n’est détruit.

(Raphaële George)

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