Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘rayon’

Écoutez battre le coeur-machine (Aya Cheddadi)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2018



 

    

Écoutez battre le coeur-machine
son Vaudou son électro je vole
vautour dans le ciel déployé
la lumière pulse

Vaudou gnaoua sans paroles
mon coeur dans les serres du vautour
la lumière tremble

Son électro en barcarolle
le vautour a digéré mon coeur
le rayon vert illumine l’espace

Le coeur-machine bat encore
dans le vert des aurores boréales
où planent d’autres charognards

De coeur en coeur de ciel en ciel
je renais à chaque pulsation
du coeur-machine

(Aya Cheddadi)

 

Recueil: Tunis marine
Traduction:
Editions: Gallimard

Publicités

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Toi seul m’apprendras par coeur (Jean-Louis Chrétien)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2018




    
toi seul m’apprendras par coeur
les légendes de la pluie lente
avec ses chevaux incertains
dont le seul souffle peut se voir
leurs pas sourds qui font le bruit d’un pouls
tu riras d’en avoir oublié le début
dans ton rire j’inventerai leur fin
et pour toi j’écrirai en lettres méridiennes
les premiers rayons du jour

(Jean-Louis Chrétien)

 

Recueil: Entre Flèche et Cri
Traduction:
Editions: Obsidiane

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Toi tu dansais (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 4 janvier 2018



Illustration: Pierre Corratgé
    
Toi tu dansais

Toi tu dansais et moi forme invisible
j’étais ta danse et nul ne le savait,
nul ne savait qu’une ombre te guidait :
moi la musique et moi le mouvement.

Toi tu rêvais et moi près de ton rêve,
j’étais la coupe où tu puisais l’eau claire.
J’étais cette eau, j’étais ton vêtement.
Chaque matin, de moi tu t’habillais.

Quand tu mourus tout près de la fenêtre,
je fus ta mort. Le souffle sur la vitre
était mon souffle et nous fûmes ensemble
dans chaque nuit ces deux rayons d’azur.

(Robert Sabatier)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Traduction:
Editions: Albin Michel

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Un rayon de soleil (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 4 janvier 2018


 

Un rayon de soleil,

Peut-être le même,
Toujours le même,

De loin en loin
retrouve

La même flaque d’eau
Entre les roches.

(Guillevic)

Illustration: ArbreaPhotos

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , | 2 Comments »

Au seuil de la pesanteur (René Char)

Posted by arbrealettres sur 31 décembre 2017



Au seuil de la pesanteur,
le poète comme l’araignée
construit sa route dans le ciel.

En partie caché à lui-même,
il apparaît aux autres,
dans les rayons de sa ruse inouïe,
mortellement visible.

(René Char)

Illustration: Salvador Dali

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Premier rayon (René Char)

Posted by arbrealettres sur 30 décembre 2017



    
Premier rayon qui hésite
entre l’imprécation du supplice
et le magnifique amour.

(René Char)

 

Recueil: Fureur et mystère
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

Beau temps et mauvais temps (Constantin Cavàfis)

Posted by arbrealettres sur 18 décembre 2017



    
Beau temps et mauvais temps

Je ne suis pas si mécontent
Lorsque l’hiver étend son brouillard, sa froidure.
J’ai en moi le printemps, qui sait me rendre heureux.
Le rire est un rayon de soleil, tout en or,
Si les jardins sont beaux, l’amour l’est plus encor,
toute la neige fond dans la chaleur du chant.

Que m’importe si le printemps
plante des fleurs dehors et sème la verdure !
Car j’ai en moi l’hiver et mon coeur douloureux.
D’un soupir le soleil le plus brillant se couvre,
quand on a du chagrin, mai sur décembre s’ouvre ;
plus que la neige froide, les pleurs sont glaçants.

(Constantin Cavàfis)

 

Recueil: Tous les poèmes
Traduction: Michel Volkovitch
Editions: Le miel des Anges

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Je me souviens des longs tourments (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2017



 

Illustration: Evaristo
    
Je me souviens des longs tourments :
La nuit se mourait aux fenêtres;
Elle se tordait les bras, son image
Luisait dans les rayons du jour.

Cette vie, fuyant, inutile,
Blessait, brûlait et humiliait:
Et tel un spectre se dressant,
Le jour profilait les coupoles;

Sous la fenêtre, plus pressant
Se faisait le pas des passants;
Et, dans l’eau grisâtre des flaques,
La pluie faisait des ronds.

Le matin n’en finissait pas…
La question vaine taraudait,
Et rien n’a résolu l’averse
De larmes folles du printemps.

(Alexandre Blok)

 

Recueil: Le Monde terrible
Traduction:Pierre Léon
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Saisie d’effroi (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2017



Illustration: Andrew Wyeth
    
Saisie d’effroi et entraînée
Par le remous…
Que cette chambre est familière!
Et tout s’évanouit?

Épouvantée, elle murmure…
Sur son visage
Elle tresse des mains craintives
L’anneau chantant…

… Et le premier rayon qui tinte
Aux stores jaunes…
Et Dieu sur l’endormie trace
Ses courbes claires.

(Alexandre Blok)

 

Recueil: Le Monde terrible
Traduction:Pierre Léon
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La jeune fille chantait dans le choeur de l’église (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2017



La jeune fille chantait dans le choeur de l’église
Pour tous les fatigués dans un lointain pays,
Pour tous les bateaux partis en mer,
Pour tous ceux qui ont oublié la joie.

Ainsi chantait sa voix, s’envolant vers les voûtes,
Ét un rayon de lumière sur son épaule dansait,
Et chacun la regardait émerger des ténèbres,
Ecoutait chanter sa robe blanche dans la nuit.

Et tous croyaient que la joie allait revenir,
Que les bateaux avaient un havre sûr atteint,
Qu’en pays étranger, les hommes las et seuls,
Une vie claire et sereine avaient enfin trouvée.

Et douce était la voix, brillant le rayon de lumière,
Et seul, là-haut, près de la Porte sacrée,
Pleurait l’enfant participant aux Mystères,
Pleurait parce que personne ne reviendrait jamais !

(Alexandre Blok)

 

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :