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Poésie

Posts Tagged ‘reconnaissant’

Ce fut l’amour de l’amour (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 1 septembre 2018




Ce fut l’amour de l’amour,
l’amour qui englobe tout le reste,
un amour reconnaissant,
amour de la nature, des êtres,
des animaux,
un amour engendrant
douceur et bonté
qui m’émut,
et cela je le vis en toi.

(William Carlos Williams)

 

 

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L’ardoise noire (Thomas Vinau)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2018



L’ardoise noire

J’aime
tes cauchemars
je leur suis très
reconnaissant
et commence
à leur devoir
une sacrée ardoise
de tendresse
j’aime
tes cauchemars
et ta façon
de te réfugier
contre moi
pour les dissoudre
dans le grand noir

(Thomas Vinau)

Découvert chez la boucheaoreilles ici

Illustration: John Henry Fuseli

 

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Agir et penser comme un chat (3) (Stéphane Garnier)

Posted by arbrealettres sur 5 avril 2018



 
Illustration: ArbreaPhotos
    

Le chat est comme la sauce bolognaise,
il retombe toujours sur ses pâtes.

(Philippe Geluck)

Si l’on pouvait croiser l’Homme avec le Chat,
ça améliorerait l’Homme
mais ça dégraderait le Chat.

(Mark Twain)

Le silence des chats
est contagieux.

(Annie Duperey)

On ne choisit jamais un chat
c’est lui qui vous choisit.

(Philippe Ragueneau)

Quand je réveille mon chat,
il a l’air reconnaissant de celui à qui
l’on donne l’occasion de se rendormir.

(Michel Audiard)

J’aime bien les chats,
ils réfléchissent
et ils le gardent pour eux.

(Jean-Marie Gourio)

La devise du chat:
Qu’importe ce que tu as fait,
essaie toujours de faire croire que c’est la faute du chien.

(Jeff Valdez)

J’aime les chats parce que j’aime ma maison.
Et qu’ils en deviennent peu à peu l’âme visible.

(Jean Cocteau)

On ne peut se fier à personne.
Les chats, c’est autre chose.
Une fois qu’ils t’acceptent dans leur vie,
c’est pour toujours.

(André Brink)

Le refus des chats de comprendre
est délibéré.

(Louis Nucéra)

Les chats sont des êtres faits
pour emmagasiner la caresse.

(Stéphane Mallarmé)

 

Auteur: Stéphane Garnier
Recueil: Agir et Penser comme un Chat
Editions: De l’Opportun

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Souvent je me demande, moi, pour voir, qui je suis (Jacques Derrida)

Posted by arbrealettres sur 3 février 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    

Souvent je me demande, moi, pour voir, qui je suis
– et qui je suis au moment où, surpris nu, en silence,
par le regard d’un animal, par exemple les yeux d’un chat,
j’ai du mal, oui, du mal à surmonter une gêne.
Pourquoi ce mal ?

J’ai du mal à réprimer un mouvement de pudeur.
Du mal à faire taire en moi une protestation contre l’indécence.
Contre la malséance qu’il peut y avoir à se trouver nu, le sexe exposé,
à poil devant un chat qui vous regarde sans bouger, juste pour voir.

Malséance de tel animal nu devant l’autre animal,
dès lors, on dirait une sorte d’animalséance :
l’expérience originale, une et incomparable de cette malséance
qu’il y aurait à paraître nu en vérité,
devant le regard insistant de l’animal,
un regard bienveillant ou sans pitié, étonné ou reconnaissant.
Un regard de voyant, de visionnaire ou d’aveugle extra-lucide.

C’est comme si j’avais honte, alors, nu devant le chat,
mais aussi honte d’avoir honte.
Réflexion de la honte, miroir d’une honte honteuse d’elle-même,
d’une honte à la fois spéculaire, injustifiable et inavouable.
Au centre optique d’une telle réflexion se trouverait la chose
– et à mes yeux le foyer de cette expérience incomparable qu’on appelle la nudité.
Et dont on croit qu’elle est le propre de l’homme,
c’est-à-dire étrangère aux animaux, nus qu’ils sont, pense-t-on alors,
sans la moindre conscience de l’être.

Honte de quoi et nu devant qui ?
Pourquoi se laisser envahir de honte ?
Et pourquoi cette honte qui rougit d’avoir honte ?

Devant le chat qui me regarde nu,
aurais-je honte comme une bête qui n’a plus le sens de sa nudité ?
Ou au contraire honte comme un homme qui garde le sens de la nudité ?

Qui suis-je alors ?
Qui est-ce que je suis ?
À qui le demander sinon à l’autre ?
Et peut-être au chat lui-même ?

(Jacques Derrida)

Découvert ici: https://marinegiangregorio.wordpress.com/

Recueil: L’animal que donc je suis
Traduction:
Editions: Galilée

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Il est trop tard maintenant pour t’appeler (Emily Brontë)

Posted by arbrealettres sur 7 décembre 2017




    
Il est trop tard maintenant pour t’appeler —
Je ne veux plus bercer à nouveau ce rêve
Car toute joie qui illumina mon front
Ferait lever un orage de douleur —

Et puis la brume n’est qu’à demi dissipée,
Nue s’étend la montagne stérile,
Et le soleil ni l’aube à son réveil
N’y peignent plus de visions dorées —

Mais dans mon sein reconnaissant
À jamais vivra ton ombre (aimée)
Car Dieu seul sait combien bénies
Furent en toi mes premières années !

***

It is too late to call thee now —
I will not nurse that dream again
For every joy that lit my brow
Would bring its after storm of pain —

Besides the mist is half withdrawn,
The barren mountain-side lies bare
And sunshine and awaking morn
Paint no more golden visions there —

Yet ever in my grateful breast
Thy darling shade shall (cherished) be
For God alone doth know how blest
My early years have been in thee !

(Emily Brontë)

 

Recueil: Cahiers de Poèmes
Traduction: Claire Malroux
Editions: Points

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Cyprès (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 2 juillet 2017



Illustration: Thierry Marchal
    
Cyprès

Lorsque arrive le vent,
Nous nous donnons entiers.
Au loin, mille papillons
Déchirent l’horizon.
Nous restons immobiles,
Pour être enfin, d’ici,

La sève, l’élan, le chant.

*

Lorsque arrive la pluie,
Nous nous laissons tremper.
Le soleil nous prendra
Par la main ; et d’un jet
Nous tracerons le trait
— combien droit, combien plein —

Du sol reconnaissant.

(François Cheng)

 

Recueil: A l’orient de tout
Editions: Gallimard

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Cette cigale et son long chant (Ko Un)

Posted by arbrealettres sur 7 janvier 2016



Cette cigale et son long chant
sortie de terre
après dix ou quinze ans
soyons reconnaissants

(Ko Un)

 

 

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Les chevaux du temps (Jules Supervielle)

Posted by arbrealettres sur 20 juin 2015



Les chevaux du temps

Quand les chevaux du temps s’arrêtent à ma porte
J’hésite un peu toujours à les regarder boire
Puisque c’est de mon sang qu’ils étanchent leurs soif.
Ils tournent vers ma face un œil reconnaissant
Pendant que leurs longs traits m’emplissent de faiblesse
Et me laissent si las, si seul et décevant
Qu’une nuit passagère envahit mes paupières
Et qu’il me faut soudain refaire en moi des forces
Pour qu’un jour où viendrait l’attelage assoiffé
Je puisse encore vivre et les désaltérer

(Jules Supervielle)

Illustration: Jennifer Morrison

 

 

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