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Les paroles du poème (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 8 mai 2018



 

Il faudrait qu’elles fussent justes et ambiguës
jamais rencontrées, évidentes, reconnues,
sorties du ventre, retenues, sorties,
serrées comme des grains dans la bouche d’un rat,
serrées, ordonnées comme les grains dans l’épi,
secrètes comme est l’ordre
que font luire ensemble les arbres du paradis,
les paroles du poème.

(André Frénaud)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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LES PAROLES DU POÈME (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2018



 

LES PAROLES DU POÈME

Si mince l’anfractuosité d’où sortait la voix,
si exténuant l’édifice entrevu,
si brûlants sont les monstres, terrible l’harmonie,
si lointain le parcours, si aiguë la blessure
et si gardée la nuit.
Il faudrait qu’elles fussent justes et ambiguës,
jamais rencontrées, évidentes, reconnues,
sorties du ventre, retenues, sorties,
serrées comme des grains dans la bouche d’un rat,
serrées, ordonnées comme les grains dans l’épi,
secrètes comme est l’ordre
que font luire ensemble les arbres du paradis,
les paroles du poème.

(André Frénaud)

 

 

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La terrestre (Jean Mambrino)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2015



La terrestre dévore avec impatience
les corps qui doivent disparaître pour renaître,
dans une plus haute intensité de lumière.
Le double a déjà fait ses adieux à la terre,
afin de poursuivre sa voie, qui transformait
en dilection les blessures de son destin.
Là, est née cette gloire enfantée par la nuit
qu’il a reconnue au fond de lui, chaque jour,
acceptant les ronces noires sur son chemin.

(Jean Mambrino)


Illustration

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