Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘regard’

Qui dira cette attente? (Michel Dugué)

Posted by arbrealettres sur 19 septembre 2017



Qui dira cette attente?

Froissements de paroles occupées à se taire;
page nue comme l’arbre à l’automne ou
silence de citerne qui luit
d’un regard blanc …

(Michel Dugué)


Illustration: Marie-Pierre Kuhn

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Alouette (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2017



Illustration: Pal Szinyei-Merse
    

Alouette
invisible,
le regard juste,
le regard chante.

(Pierre Dhainaut)

 

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L’hiver déjà éteint la page (Christian Da Silva)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2017




    
L’hiver déjà éteint la page

L’hiver déjà éteint la page
et le sang en sait plus
envahir la neige

nos voix malgré tout
restent futures

patience à la sève
le regard déplace tant de mots

*

Le vent nous désigne
ici ou ailleurs
la peau choisit son autre cause
à tout hasard
une phrase essuie la vitre
et se mêle à la pluie
le reste à présent piétine
où fut la blancheur
entre l’argile et ce livre
qui n’en finit pas
d’étreindre ses pages

(Christian Da Silva)

 

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Elle était blanche comme un lys (Guillaume de Lorris)

Posted by arbrealettres sur 17 septembre 2017



Illustration: Alphonse Mucha
    
Elle était blanche comme un lys,
Le teint, le front clairs et polis,
La chair tendre comme rosée
Et simple comme une épousée:
Taille grêle, ensemble charmant,
Sans fard et sans déguisement,
Car elle n’avait, je vous jure,
Besoin d’atours ni de parure.
Ses blonds cheveux étaient si longs
Qu’ils venaient battre ses talons,
Bien faits son nez, ses yeux, sa bouche.
Moult grande douceur au cœur me touche
(M’assiste Dieu!) quand je revois
Tous ses charmes comme autrefois!
N’était si belle femme au monde!
Bref, elle était jeunette et blonde,
Au regard doux, sade et plaisant,
Au corps rondelet, svelte et gent.

(Guillaume de Lorris)

 

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Etendu dans l’herbe (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 17 septembre 2017



étendu dans l’herbe
regard perdu dans l’azur

le ciel a rejoint
la terre

(Charles Juliet)

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Fleur bleue (Charles Trenet)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2017


 


 

fleur bleue 20090523_132421_

Fleur bleue

{Refrain:}
Un doux parfum qu´on respire
C´est fleur bleue
Un regard qui vous attire
C´est fleur bleue
Des mots difficiles à dire
C´est fleur bleue
C´est fleur bleue
Une chanson qu´on fredonne
C´est fleur bleue
Un jeune amour qui se donne
Deux grands yeux qui s´abandonnent
C´est fleur bleue

On envoie des pneumatiques
A fleur bleue
Les dimanches sont poétiques
Tout fleur bleue
On se met du cosmétique
Dans les cheveux, oui parbleu, pour fleur bleue
On jure que l´on s´adore
Tous les deux
Et l´on jurerait encore
Si fleur bleue
Ne vous plaquait, ça c´est vache
Pour un dragon à moustache
Ah! Morbleu!…

Elle n´est pas revenue
Mystérieux
Oui à jamais disparue
Sans adieux
Et je suis seul dans la rue
Larmes aux yeux, larmes aux yeux, larmes aux yeux
Mais soudain le cœur bat vite
Ah, mon Dieu :
La voilà c´est la petite
L´air joyeux
Non ce n´est pas elle, quel drame
C´est une assez grosse dame
Pas fleur bleue.

Alors le printemps l´automne
Sans fleur bleue
Coulent des jours monotones
Ciel pluvieux
Et cet air que je fredonne
Sans fleur bleue, devient vieux, ennuyeux
Pourtant ne soyons pas triste
Pour fleur bleue
J´en ai là tout une liste
C´est bien mieux
Amourettes passagères
Joies peines de cœur légères
Oui, fleurs bleues.

{au Refrain}

(Charles Trenet)

Illustration: ArbreaPhotos

 

 

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On n’emporte rien avec soi (Marilyse Leroux)

Posted by arbrealettres sur 14 septembre 2017



On n’emporte rien avec soi
qu’une image en viatique

Un iris de Van Gogh
bleu sur bleu
au pied de la montagne

On suit la découpe d’un jardin
sous un porche

A travers la fenêtre haut perchée
passe encore l’éclair d’un visage

On prend par les yeux
tout ce qui fut son regard
et par le corps
la douleur d’un amour
trop grand pour cette vie

Hier est si proche
qu’il nous attrape la main

On s’étonne d’un outil oublié
d’un escargot baignant
dans une rigole
sûr de presser contre soi
tout le poids du présent.

(Marilyse Leroux)

Découvert chez la boucheaoreilles ici

Illustration: Vincent Van Gogh

 

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La vitre (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 14 septembre 2017




    
La vitre est simplement posée contre l’été
les chemins dorment, enroulés dans l’herbe
chaque tache est transparente de clarté
Il fait beau très loin derrière les regards

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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Le soleil (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 14 septembre 2017



Illustration
    
Le soleil ne brûle pas le vent du matin
tournoie autour d’une abeille
et c’est comme si un sous-bois s’éclairait
le temps d’un regard venu de partout

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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À LA MÈRE (Mario Luzi)

Posted by arbrealettres sur 13 septembre 2017



Illustration: Guy Baron
    
UNE LIBATION

À LA MÈRE

Peut-être, rompu le mystère, dans la lueur
de mon souvenir paraîtras-tu une ombre,
un rien vêtu de douleur.
Toi, la même, toi comme jamais :

le paysage seul changera de couleur.
Dans une nuée de cendre et de soleil,
identique, mais proche de la blancheur
du ciel tu passeras sans un mot.

Je te verrai subsister dans le vague
des regards le soir, dans le retard
des feux qui s’éteignent en une aiguille
de lumière rouge où tremble le regard.

***

UN BRINDISI

ALLA MADRE

Forse, infranto il mistero, nel chiarore
del mio ricordo un’ombra apparirai,
un nonnulla vestito di dolore.
Tu, non diversa, tu come non mai :

solo il paesaggio muterà colore.
In un nembo di cenere e di sole
identica, ma prossima al candore
del cielo passerai senza parole.

Io ti vedrò sussistere nel vago
degli sguardi serali, nel ritardo
dei fuochi che si spengono in un ago
di luce rossa a cui trema lo sguardo.

(Mario Luzi)

 

Recueil: Dans l’oeuvre du monde
Traduction: Philippe Renard, Bernard Simeone
Editions: Editions Unes

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