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Poésie

Posts Tagged ‘résoudre’

Une oie pond un oeuf dans une bouteille (Zen)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2021




    
« Une oie pond un oeuf dans une bouteille.
Plus tard, l’oeuf éclot et une oie en sort.
Comment cette dernière sort-elle de la bouteille ? »
demande le maître à son disciple.

Le moine se retire pour méditer.
Vingt ans plus tard, il sollicite un entretien avec le maître
et lui annonce qu’il a résolu le koan.

« Comment l’as-tu résolu ? demande le maître.

– L’oie est sortie », répond l’élève.

(Zen)

 

Recueil: Le doigt et la lune (Alexandro Jodorowsky)
Traduction:
Editions: Albin Michel

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VERS LE POÈME (Jorge Guillén)

Posted by arbrealettres sur 18 mai 2021



Illustration: Mathieu Levis
    
VERS LE POÈME

… Mon coeur ne peut arrêter de rimer.
(JUAN RUIZ)

Je sens un rythme en moi qui se détache
De ce vacarme où je vais sans chemin
Et m’accordant au charme neuf, soudain
J’accède à la clarté d’une terrasse,
Où quelque main me guide et vient tracer
Limpide un ordre où je puis me déprendre
Du démon murmurant plus malicieux
Que le silence pur sous la menace.
Et se rejoignent maintenant à la surface
Du mauvais songe les paroles résolues
À s’éclairer lucides en un volume.
Le son m’invente une effigie de chair.
La forme redevient ma sauvegarde.
Vers un soleil mes peines se consument.

Cantique, 1950. Trad. : Éditions Gallimard, 1995.

***

HACIA EL POEMA JORGE GUILLÉN

… Mi corazôn de trovar non se quita.
JUAN RUIZ.

Siento que un rimo se me desenlaza
De este barullo en que sin meta vago,
Y entregándome todo al nuevo halago
Doy con la claridad de una terraza,

Donde es mi guía quien ahora traza
Limpido el orden en que me deshago
Del murmullo y su duende, más aciago
Que et gran silencio bajo la amenaza.

Se me juntan a flor de tanto obseso
Mal soñar las palabras decididas
A iluminarse en vivido volumen

El son me da un perfil de carne y hueso.
La forma se me vuelve salvavidas.
Hacia una luz mis penas se consumen.

(Jorge Guillén)

 

Recueil: Petite anthologie Poésie européenne
Traduction:
Editions: Singulières

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Ne dites pas que je vous aime (Paul Fort)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2021



 

Natale Schiavoni  The Sleeper [1280x768]

Ne dites pas que je vous aime
lorsque je vous aime au printemps.
L’Oiseau Bleu résout ce problème:
je vous aime en vous inventant.

(Paul Fort)

Illlustration: Natale Schiavoni

 

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Trop vivant (Bernard Montini)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2020



Trop vivant, il ne put résoudre l’équation de l’oubli.
Sa présence atteste ces chemins morts qu’il porte,
faisceaux lumineux divaguant au gré des morsures.

(Bernard Montini)


Illustration: Gilbert Garcin

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Ce qui vient et ce qui part (Robert Goffin)

Posted by arbrealettres sur 2 juillet 2020



Derek Gores 500 [1280x768] 

Ce qui vient et ce qui part
Pose un étrange problème
Qu’on ne résout nulle part
Par la prose ou le poème

Il ne faut pas éteindre la dernière étoile
Avant que la première ait son signe de feu
Du côté de l’aurore où les femmes fatales
Se dévêtent beaucoup pour se donner un peu…

(Robert Goffin)

Illustration: Derek Gores

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LA LOGIQUE (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 17 février 2020




    
(Recueil Le professeur Froeppel)
LA LOGIQUE
Lorsque vous « supposez le problème résolu », pourquoi
continuez-vous
mieux quand même la démonstration ? Ne feriez-vous pas
d’aller vous coucher ?

(Jean Tardieu)

 

Recueil: Jean Tardieu Un poète
Traduction:
Editions: Gallimard Jeunesse

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MON INQUIÉTUDE (Moshe-Leib Halpern)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2019



    

MON INQUIÉTUDE

J’ai l’inquiétude des loups, la quiétude des ours sages,
L’ennui écoute retentir en moi les cris d’un coeur sauvage,
Je ne suis point ce que je pense et ne suis pas tel que je veux,
Je suis l’enchanteur et je suis le sortilège de son jeu.

Je suis l’énigme qui se tue à résoudre enfin son mystère
Moi, plus agile que le vent qui se noue autour d’une pierre,
Je suis le soleil de l’été, l’hiver, le vent glacé du Nord
Et je suis le riche dandy que l’on voit gaspiller son or,

Hardi je suis le gars qui porte un peu de biais sa casquette
Et qui dévalise son temps en sifflotant un air de fête,
Je suis le violon mais aussi le tambourin, la contrebasse,
De ces trois vieux musiciens, orchestre vagabond qui passe,

Je suis la danse de l’enfant et sous la clarté de la lune
Je suis cet innocent qui rêve au pays bleu de la fortune.
Lorsqu’en passant je vois d’une maison détruite les décombres
Je suis le vide qui m’observe avec ses regards troués d’ombre.

Je suis la peur en ce moment qui m’épie peut-être au-dehors,
La fosse ouverte dans un champ à la mesure de mon corps,
Maintenant je suis la lueur qui brûle pour le souvenir
Et l’inutile image au mur suintant qui reste à jaunir,

Maintenant, le temps d’un éclair, je suis cette immense tristesse
Qui depuis un siècle me guette et qui me débusque sans cesse,
Et maintenant je suis la nuit, la lassitude est sa rançon,

Le pesant brouillard de la nuit, le soir et sa calme chanson,
L’étoile blanche que l’on voit très haut dans le ciel allumée
Et la rumeur sourde d’un arbre, un son de cloche, une fumée…

(Moshe-Leib Halpern)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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Sans jamais me résoudre (Maria Angela Alvim)

Posted by arbrealettres sur 13 août 2019



 

tunisia_desert

Sans jamais me résoudre
à combler un désert
ni me rassasier de mourir

(Maria Angela Alvim)

Illustration

 

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La fellah (Théophile Gautier)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2018




    
La Fellah

Caprice d’un pinceau fantasque
Et d’un impérial loisir,
Votre fellah, sphinx qui se masque,
Propose une énigme au désir.

C’est une mode bien austère
Que ce masque et cet habit long,
Elle intrigue par son mystère
Tous les Oedipes du salon.

L’antique Isis légua son voile
Aux modernes filles du Nil ;
Mais, sous le bandeau, deux étoiles
Brillent d’un feu pur et subtil.

Ces yeux qui sont tout un poème
De langueur et de volupté
Disent, résolvant le problème,
 » Sois l’amour, je suis la beauté.  »

(Théophile Gautier)

 

Recueil: Émaux et Camées
Traduction:
Editions: Gallimard

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L’absence ne résout rien (Sylvie Fagre G.)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2018



Illustration
    
L’absence ne résout rien

pourquoi, pourquoi ce désordre
de la mort
dans lequel bruit sans fin
l’indissoluble ?

(Sylvie Fagre G.)

 

Recueil: Frère humain
Traduction:
Editions: L’AMOURIER

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