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Poésie

Posts Tagged ‘retrouvé’

Alors la trompette (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2019


 


 

trompettes

Alors la trompette retentira à toutes les portes de la ville
Et des oiseaux s’envoleront au bruit des fanfares.
Ils voleront longtemps au-dessus de la ville
Et, quand ils se poseront,
Déjà nous reposerons
Heureux, joyeux, le coeur contenté,
Dormant dans la nuit qui précédera le premier lever de soleil du bonheur retrouvé.

(Robert Desnos)

Illustration

 

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D’où viens-tu lumière? (Tahar Bekri)

Posted by arbrealettres sur 13 avril 2019


lumière

 

De l’évasion de la nuit
De l’envol de l’ombre qui chavire
De la blessure de la pierre oubliée
Ou de la geste du coeur retrouvé?

(Tahar Bekri)

 

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Je traverse la nuit sur la pointe des pieds (Albert Ayguesparse)

Posted by arbrealettres sur 28 décembre 2018



Je traverse la nuit sur la pointe des pieds
Et me mêle aux saisons qui fleurissent les rues.
L’aube vient battre autour des pièges de la vie
Et j’invente des jeux pour les derniers beaux jours
Qui ont le goût salé de la mer retrouvée.

(Albert Ayguesparse)

Illustration: Carolus-Duran 

 

 

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Il fut un temps (Kathleen Raine)

Posted by arbrealettres sur 5 décembre 2018




Il fut un temps
Où chacun pour l’autre était un miroir,
Et moi en toi et toi en moi nous vîmes
Le Paradis perdu,
Chaque arbre, chaque oiseau si clair
Qu’il semblait retrouvé :
Nous ne devinions pas comme était loin
Du miroir du coeur l’astre réflété.

***

Time was
When each to other was a glass,
And I in you and you in me beheld
Lost Paradise,
With every tree and bird so clear
Regained it seemed:
We did not guess how far
From the heart’s mirror the reflected star.

(Kathleen Raine)

Illustration

 

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JE REVIENDRAI (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 10 septembre 2018



JE REVIENDRAI

Un jour, voyageur — homme ou femme —,
plus tard, quand je ne vivrai plus,
cherche ici, cherche-moi
parmi la pierre et l’océan,
la tempétueuse clarté
de l’écume.
Cherche ici, cherche-moi
car je reviendrai ici sans rien dire,
sans voix, sans bouche, pur,
je reviendrai ici être le mouvement
de l’eau, de son
coeur sauvageon,
et je serai ici perdu et retrouvé :
ici peut-être je serai pierre et silence.

(Pablo Neruda)

Illustration: ArbreaPhotos

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De même que Rousseau jadis fondait en pleurs (François Coppée)

Posted by arbrealettres sur 30 juillet 2018



 

pervenche

De même que Rousseau jadis fondait en pleurs
À ces seuls mots : « Voilà de la pervenche en fleurs, »
Je sais tout le plaisir qu’un souvenir peut faire.
Un rien, l’heure qu’il est, l’état de l’atmosphère,
Un battement de coeur, un parfum retrouvé,
Me rendent un bonheur autrefois éprouvé.
C’est fugitif, pourtant la minute est exquise.
Et c’est pourquoi je suis très heureux à ma guise
Lorsque, dans le quartier que je sais, je puis voir
Un calme ciel d’octobre, à cinq heures du soir.

(François Coppée)

Illustration

 

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LE COEUR AU BOND (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2017



LE COEUR AU BOND

Rien n’a changé
Les fleurs du paravent montent jusqu’au plafond
La serrure secrète retrouve sa chanson
La fenêtre est ouverte
Je regarde courir la Loire jument verte
L’écume des corbeaux qui flotte au bord du toit

C’est toujours toi qui m’accueilles
Au bas de l’escalier
Des algues de lumière enchaînent tes épaules
Et le serpent de ciel aurait pu t’étouffer

Quand tes mains voleront sous les prêles
Quand la terre baignera tes paupières fossiles
Je reprendrai la vie où tu l’auras laissée.

(René Guy Cadou)

Illustration: Stanislav Shpanin

 

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Du fond caché de la clarté (Alain Duault)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2017



 

Du fond caché de la clarté
Du fond secret des veines
Regardez se gonfler ce hunier
Ecoutez ce grand vent
Qui soulève la robe ambrée
Ce battement écoutez-le
Venu du fond ardent c’est un
Grand cri haut cri long cri
C’est comme un feu immense et doux
Un grand feu blanc qui tue
Qui fait du bien
Laissez-vous emporter saccager
Retrouvez ce frisson d’avant tout
C’est le temps de l’aveu
Le temps perdu et retrouvé
Quand tout est là
Eau feu vent sel chant nuit
Oh oui c’est beau un corps brûlé
Par l’éclat fou de sa fièvre
Laissez le feu vous dévoiler
Et le ciel jaillir dans vos veines
La nuit meurt le jour vient c’est l’heure
Poissons au vent chevaux levés
Ouvrez vos mains
Des cils du sol jusqu’au
Sang

(Alain Duault)


Illustration: Caspar David Friedrich

 

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Mais nous reverrons bien ceux à qui nous n’avons pas dit à temps au revoir (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2017



 Illustration
    
Mais nous reverrons bien ceux à qui
nous n’avons pas dit à temps au revoir,
Ceux qui sont partis sans dire mot
dans le long effroi du délaissement.
Nous les reverrons, car nous n’aurons
de cesse de leur dire les mots qui n’ont été
Dits à temps, de leur répéter sans fin
au revoir au revoir selon la loi de la Vie :
Toute fleur est une fleur refleurie,
toute pluie une source retrouvée, toute larme
Une peine ravivée, tout visage un regard
reconnu, tout sourire un don échangé,
Et toute vie à venir
une vie à jamais survécue-souvenue.

(François Cheng)

 

Recueil: La vraie gloire est ici
Editions: Gallimard

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Je me lèverai et j’irai vers toi (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2017



Illustration
    
Je me lèverai et j’irai vers toi,
Traversant les nuits d’insomnie, franchissant
La ligne incandescente des étoiles.
Je sais que tu es loin,
Mais que par toi
tout sera retrouvé.

Je me lèverai et j’irai vers toi,
Enjambant l’abîme d’un pas résolu, ignorant
Toutes distances qui séparent.
Je sais que tu es proche,
Que je dois te chercher
au plus intime de moi.

J’irai vers toi, sûr de te retrouver,
Car je n’oublie point une scène de jadis:
Après une longue fugue, je suis revenu au logis,
L’ombre maternelle s’est retournée, a dit:
« Te voilà! », j’ai répondu: « Me voici! »,
et j’ai fondu en larmes.

(François Cheng)

 

Recueil: La vraie gloire est ici
Editions: Gallimard

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