Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘rides’

Hier soir j’étais sur le lac (Ping Hsin)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2018



goutte_eau

Ce soir j’écoute tomber la pluie
les gouttes troublent le lac de mon cœur
et tracent des rides sans nombre

(Ping Hsin)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | 4 Comments »

Le lac de mon coeur (Ping Hsin)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2018



Hier soir j’étais sur le lac
Ce soir j’écoute tomber la pluie
les gouttes troublent le lac de mon cœur
et tracent des rides sans nombre

(Ping Hsin)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | 2 Comments »

La mélancolie de Pierrot (Jules Laforgue)

Posted by arbrealettres sur 18 mai 2018



La mélancolie de Pierrot

Le premier jour, je bois leurs yeux ennuyés….
Je baiserais leurs pieds,
À mort. Ah! qu’elles daignent
Prendre mon coeur qui saigne!
Puis, on cause…. — et ça devient de la Pitié;
Et enfin je leur offre mon amitié.

C’est de pitié, que je m’offre en frère, en guide;
Elles, me croient timide,
Et clignent d’un oeil doux :
« Un mot, je suis à vous! »
(Je te crois) Alors, moi, d’étaler les rides
De ce coeur, et de sourire dans le vide

Et soudain j’abandonne la garnison,
Feignant de trahisons!
(Je l’ai échappé belle!)
Au moins, m’écrira-t-elle?
Point. Et je la pleure toute la saison….
— Ah! j’en ai assez de ces combinaisons!

Qui m’apprivoisera le coeur! belle cure …..
Suis si vrai de nature
Aie la douceur des soeurs!
Oh viens! suis pas noceur,
Serait-ce donc une si grosse aventure
Sous le soleil? dans toute cette verdure…

(Jules Laforgue)


Illustration: Antoine Watteau

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’étang limpide (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 24 février 2018


Les libellules sont passées
rides sur l’eau
Le martin-pêcheur a plongé
rides sur l’eau

L’étang limpide n’en a cure

Lorsqu’il revient à ce qu’il est
Les truites se glissent insoucieuses
entre les nuages

(François Cheng)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

RIDES (André Spire)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2016




RIDES

Chère tête, te souviens-tu de nos jeunes soirées ?
Nous rêvions, la fenêtre ouverte.
Sur la route, grinçaient les brouettes
Des paysannes qui rentraient.
La chaîne du puits sonnait.
Et, du vieux mur, fleuri de valérianes roses,
Montaient, dans la lumière orange,
Le chant du merle et le cri des mésanges.

Nous la tenions dans nos paumes,
L’heure immobile, le sublime Présent,
Dans nos paumes moites de printemps tiède,
Et dans nos doigts entrelacés.

Mais je pensais :
Pauvre amie, ses cheveux vieillissent;
Toi, regardant un fil blanc sur ma joue,
Tu te disais : un jour, sa barbe sera blanche;
Moi, dans ta fossette pleine d’ombre,
Je voyais le pli invisible
Qui devait se creuser en ride.

Chère tête,
Par la fenêtre ouverte,
Monte le bruit des pas des paysans qui rentrent;
La chaîne du puits sonne comme tous les soirs;
Et, du vieux mur, fleuri de valérianes roses,
Montent dans la lumière orange,
Le chant du merle et le cri des mésanges.

Chère tête blanche,
Que je tiens ce soir dans mes mains plus lentes,
Je songe à tes cheveux dorés…
Tu songes à mon jeune visage…
Tes rides, je ne les vois plus.

(André Spire)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Comment le mot s’est-il fait chair pour toi (Ali Hamouda)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2016



Je répète les mots inexacts
les mots impuissants
les mots injustes
les mots de miel qui blessent l’oreille
les mots d’amour qui embrasent la haine
les mots durs et creux
désespérément creux comme
la tête et comme l’âme
comme la main tendue dans un geste de grâce
comme la main qui tient la dernière goutte d’eau
et qui s’étonne de
ses rides plus assoiffées que la gorge.
Mon Dieu, comment le mot
s’est-il fait chair pour toi?

(Ali Hamouda)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 5 Comments »

Tu es prise dans les jardins de mes rides (Djamal Amrani)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



IL N’EST PAS jusqu’à tes feux
qui n’aient arrêté mon sourire
Tu es prise dans les jardins
de mes rides
à moins que ce ne soit toi qui me moules
dans l’immobilité craintive
d’un arc-en-ciel.
Ma vie est toujours en avance d’un pas
Peu m’importe le matin qui se plante
entre mes dents
le monde qui s’insinue dans
des cendres mordorées
Peu m’importe les oiseaux de pierre
les algues lisses les chevaux fous
et la face nue de mes planètes
peu m’importe l’épaule et le sein
l’insulte et le joyau.
Tu coules toujours immense
dans mes paupières jusqu’à l’impudique
dénouement. Chair matinale qui me regarde.

(Djamal Amrani)

Illustration: Irina Kotova

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Ma mère (Tawara Machi)

Posted by arbrealettres sur 29 mai 2016



Le matin où je pars à Tôkyô ma mère
me semble avoir pris autant de rides
que passeront de jours sans qu’on se revoie

(Tawara Machi)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Eaux (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 28 juin 2015



Eaux

L’eau est nue
Eau des solitudes
Eau assoiffée d’elle-même
Qui décompose ses couleurs
Et se dépouille de ses reflets
Eau patiente à se frayer un chemin
Eau couverte de frissons
Eau adolescente mais criblée de rides
Eau veloutée
Eau folle à forcer les barrages
Pour noyer les campagnes

La source jaillit
Et le ruisseau sautille comme une truite
La rivière se prélasse
Et rit entre ses rives
Où des peupliers défilent
Elle se cabre au pied de la colline
Le soir elle dort dans son lit
En rêvant de mers lointaines

Elle appose son paraphe
Au bas du paysage.

(Jean-Baptiste Besnard)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :