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Poésie

Posts Tagged ‘rien’

Du bonheur on ne sait presque rien (Lucien Noullez)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2017



Illustration: Daria Petrilli
    
Du bonheur on ne sait presque rien
on voit sa nuque blanche
et parfois il tombe dans les reins d’une femme.

(Lucien Noullez)

 

 

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Une attente (Michel Dugué)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2017



Nul ne les voit, hormis l’attente
insignifiante du mot qui effleure
comme effleure l’aile de la mouette

En somme, une attente au but
Pénurie du regard – les branches bougent
suivies de rien

(Michel Dugué)

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Le jour gris (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 6 novembre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
Le jour gris

Le jour le mieux défendu
est le jour du temps le plus terne,
sans éclat sans chaleur sans force…
— Cherche ta joie sous la cendre!

Elève tes yeux désertés :
rien à voir dans ce gris!
Ouvre tes mains vides : rien,
ni vent ni soleil ni pluie!

Mais quelle étrange sécurité!
Quelle amertume jusqu’au bonheur!
Toute l’espérance est acquise
puisque tout est déjà consommé.

(Jean Tardieu)

 

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Voyage avec Monsieur Monsieur (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 6 novembre 2017




    
Voyage avec Monsieur Monsieur

Avec Monsieur Monsieur
je m’en vais en voyage.
Bien qu’ils n’existent pas
je porte leurs bagages.
Je suis seul ils sont deux.

Lorsque le train démarre
je vois sur leur visage
la satisfaction
de rester immobiles
quand tout fuit autour d’eux.

Comme ils sont face à face
chacun a ses raisons.
L’un dit : les choses viennent
et l’autre : elles s’en vont.

Quand le train les dépasse
est-ce que les maisons
subsistent ou s’effacent?
moi je dis qu’après nous
ne reste rien du tout.

— Voyez comme vous êtes!
lui répond le premier,
pour vous rien ne s’arrête
moi je vois l’horizon
de champs et de villages
longuement persister.
Nous sommes le passage
nous sommes la fumée…

C’est ainsi qu’ils devisent
et la discussion
devient si difficile
qu’ils perdent la raison.

Alors le train s’arrête
avec le paysage
alors tout se confond.

(Jean Tardieu)

 

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Je resterai étranger (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2017




    
De l’air mort dans la maison
Dans la maison des jarres
Remplies de larmes, et de mains pendantes
Qui ne touchent rien

Dans la maison, des déserts délirants
Dans la maison, des restes d’une voix
«Je resterai étranger»

(Adonis)

 

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Autrefois (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 30 octobre 2017



 Illustration
    
Autrefois j’ai connu des chemins
ils se sont perdus dans l’espace
je les retrouve quand je dors
je vais partout rien ne m’arrête
ni le temps ni la mort.

(Jean Tardieu)

 

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Puisque je pense (Saigyô)

Posted by arbrealettres sur 29 octobre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
puisque je pense
que le réel
n’est réel en rien
comment croirais-je
que les rêves sont rêves ?

(Saigyô)

 

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Toutes les plantes ce matin (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 27 octobre 2017




    
Toutes les plantes ce matin
toutes les bêtes et tous les hommes
sont sortis d’une seule maison
ils se divisent sur les routes
il n’y a rien au-dessus d’eux
que la lumière.

(Jean Tardieu)

 

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LE MONDE IMMOBILE (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 27 octobre 2017




    
LE MONDE IMMOBILE

Puits de ténèbres
fontaine sourde
lac sans éclat

présence épaisse
battement faible
l’instant est là

rien ni personne
une ombre lourde
et qui se tait

j’attends des siècles
rien ne résonne
rien n’apparaît

sur ce tombeau
l’espace bouge
c’est ma pensée

pour nul regard
pour nulle oreille
la vérité.

(Jean Tardieu)

 

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Tu n’écoutes plus rien (Valérie Rouzeau)

Posted by arbrealettres sur 26 octobre 2017



Tu n’écoutes plus rien
si je parle plus bas,
tu n’entends plus rien,
tu ne chantes plus ça.

(Valérie Rouzeau)

Illustration: Alfred Jean Halou

 

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