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La place et les orangers flamboyants (Antonio Machado)

Posted by arbrealettres sur 20 janvier 2019



La place et les orangers flamboyants
avec leurs fruits ronds et rieurs.

Tumulte de petits collégiens
qui sortent de l’école, en désordre,
emplissant l’air de la place ombragée
du tintamarre de leurs voix neuves.

Allégresse enfantine dans les recoins
des villes mortes!…

Et une part de nous, d’hier,
que nous voyons errer encore
dans ces vieilles rues!

(Antonio Machado)

Illustration

 

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NOEL (Hugo von Hofmannsthal)

Posted by arbrealettres sur 23 décembre 2018



 

 

NOEL

Les carillons de Noël
Dans le vent nocturne…
Qui sait où sont aujourd’hui
Les cloches
Et les sons de jadis ?

Les sons vivants
Des ans écoulés
Avec leur beauté enfantine
Et leurs cheveux parfumés
Leurs cheveux parfumés de l’odeur de résine
Avec des lèvres et des boucles
Alourdies par les rêves ?

Et d’où viennent les cloches
D’aujourd’hui

Les vagabondes cloches d’aujourd’hui ?
Les jours présents
Glissent dans un souffle.
Qui écoute seulement si c’est une plainte
Ou le rieur mois de Mai
Le rougissant fleurissant mois de Mai ?

(Hugo von Hofmannsthal)

Illustration

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La place et les orangers flamboyants (Antonio Machado)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2018



    

La place et les orangers flamboyants
avec leurs fruits ronds et rieurs.

Tumulte de petits collégiens
qui sortent de l’école, en désordre,
emplissant l’air de la place ombragée
du tintamarre de leurs voix neuves.

Allégresse enfantine dans les recoins
des villes mortes!…

Et une part de nous, d’hier,
que nous voyons errer encore
dans ces vieilles rues!

(Antonio Machado)

 

Recueil: Champs de Castille précédé de Solitudes, Galeries et autres poèmes et suivi de Poésies de la guerre
Traduction: Sylvie Léger et Bernard Sesé
Editions: Gallimard

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RENAISSANCE (Antonio Machado)

Posted by arbrealettres sur 10 juin 2018



RENAISSANCE

Galerie de l’âme… L’âme enfant!
Sa claire lumière rieuse;
et la petite histoire,
et la joie de la vie nouvelle…

Ah! renaître à nouveau, parcourir le chemin,
en ayant retrouvé le sentier perdu!

Et de nouveau sentir dans notre main
cette palpitation de la bonne main
de notre mère… Et cheminer en rêves
par amour de la main qui nous mène.

*

Dans nos âmes tout est gouverné
par une main mystérieuse.
Incompréhensibles, muettes,
nous ne savons rien de nos âmes.

Les plus profondes paroles du sage
nous enseignent ce que nous disent
le sifflement du vent qui souffle,
ou le murmure des eaux qui coulent.

(Antonio Machado)

Illustration

 

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Le voici qui fond en larmes (Jean-Pierre Chambon)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018



 

 


    
Le voici qui fond en larmes
le grand soleil rieur
que la petite fille
a dessiné du doigt
dans la buée
accumulée au carreau
de la cuisine
par la soupape haletante
de la cocotte-minute

(Jean-Pierre Chambon)

 

Recueil: Tout-venant
Traduction:
Editions: Héros-Limite

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Valse de Régine (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 19 février 2018



    

Valse de Régine

L’amour, ce bel enfant
Doux et rieur
Qui sème le printemps
Au fond des coeurs
Fit fleurir en moi-même
Un frais jardin
O belles fleurs que j’aime
Qu’il vienne enfin!
Tu resteras toujours
Mon éternel amour
J’ai voulu te le dire
Et n’ai pu que sourire…
J’ai cueilli pour toi la fleur de mai,
Le perce-neige au parfum si frais
Mais toi, tu dédaignas
Ce bouquet délicat
Que ma timidité
Ose à peine effeuiller!
Tu resteras, chéri,
Mon unique souci
Tu resteras toujours
Mon seul amour!

(Robert Desnos)

 

Recueil: Les Voix intérieures
Traduction:
Editions: L’Arganier

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VISION (Charles Cros)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2018



Illustration: Paul Emile Chabas
    
VISION

I
Au matin, bien reposée,
Tu fuis, rieuse, et tu cueilles
Les muguets blancs, dont les feuilles
Ont des perles de rosée.

Les vertes pousses des chênes
Dans ta blonde chevelure
Empêchent ta libre allure
Vers les clairière prochaines.

Mais tu romps, faisant la moue,
L’audace de chaque branche
Qu’attiraient ta nuque blanche
Et les roses de ta joue.

Ta robe est prise à cet arbre,
Et les griffes de la haie
Tracent parfois une raie
Rouge, sur ton cou de marbre.

II
Laisse déchirer tes voiles.
Qui es-tu, fraîche fillette,
Dont le regard clair reflète
Le soleil et les étoiles?

Maintenant te voilà nue.
Et tu vas, rieuse encore,
Vers l’endroit d’où vient l’aurore;
Et toi, d’où es-tu venue?

Mais tu ralentis ta course
Songeuse et flairant la brise.
Délicieuse surprise,
Entends le bruit de la source.

Alors frissonnante, heureuse
En te suspendant aux saules,
Tu glisses jusqu’aux épaules,
Dans l’eau caressante et creuse.

Là-bas, quelle fleur superbe!
On dirait comme un lys double;
Mais l’eau, tout autour est trouble
Pleine de joncs mous et d’herbe.

III
Je t’ai suivie en satyre,
Et caché, je te regarde,
Blanche, dans l’eau babillarde;
Mais ce nénuphar t’attire.

Tu prends ce faux lys, ce traître.
Et les joncs t’ont enlacée.
Oh! mon coeur et ma pensée
Avec toi vont disparaître!

Les roseaux, l’herbe, la boue
M’arrêtent contre la rive.
Faut-il que je te survive
Sans avoir baisé ta joue?

Alors, s’il faut que tu meures,
Dis-moi comment tu t’appelles,
Belle, plus que toutes belles!
Ton nom remplira mes heures.

« Ami, je suis l’Espérance.
Mes bras sur mon sein se glacent. »

Et les grenouilles coassent
Dans l’étang d’indifférence.

(Charles Cros)

 

Recueil: Le Collier de griffes
Traduction:
Editions: Gallimard

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DOUBLE AMOUR (Philippe Godet)

Posted by arbrealettres sur 28 janvier 2018



Arthur Hacker 9 [800x600]

DOUBLE AMOUR

Mystère étrange de l’amour !
J’aime deux belles en ce monde :
L’une est vive, rieuse et blonde
Comme le jour ;

L’autre est triste, rêveuse et brune
Comme le soir,
Et près d’elle j’aime à m’asseoir
Au clair de lune.

Et s’il me fallait dire un jour
Laquelle des deux je préfère,
Mon cœur vous répondrait : Mystère…
Mystère étrange de l’amour !

D’un sourire joyeux la blonde
M’a cent et cent fois enchanté ;
D’une pétillante clarté
Son œil m’inonde ;

La brune, d’un regard voilé,
Profond et tendre,
M’accueille, et mon cœur est troublé
De lui parler et de l’entendre.

L’une, la blonde, est la Gaîté ;
Pas d’instant qu’elle ne sourie…
L’autre, plus chaste en sa beauté,
La Rêverie…

Et s’il me fallait dire un jour
Laquelle des deux je préfère,
Mon cœur vous répondrait : Mystère…
Mystère étrange de l’amour !

(Philippe Godet)

Illustration: Arthur Hacker

 

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Une parmi les brunes (Georges-Emmanuel Clancier)

Posted by arbrealettres sur 23 janvier 2018




    
Une parmi les brunes.
Chanson dis-moi son nom.
La malicieuse à contretemps se
Déshabille à contre-jour.

Son corps tout au bord du
Silence paraît d’or.
Est fou qui ne le veut.

Né de l’image rieuse
D’un coup le piège se referme.
Oiseau mon coeur c’en est fait.

(Georges-Emmanuel Clancier)

 

Recueil: Le Poème Hanté
Traduction:
Editions: Gallimard

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VOYAGE (Jean-Louis Chrétien)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
VOYAGE

toutes les cartes désormais illisibles
nous explorons l’inachevé
allumant le soir des feux brefs

lavant les noms dans les fontaines
déshabillant les odeurs savamment
nous enterrons nos larmes sous des cairns

sur un clair sentier de traverse
l’oubli rieur nous laisse enfin
sa bénédiction d’herbe

la péninsule de nos voix se perd
lentement nos gestes s’envolent
vers les yeux grands ouverts du large

(Jean-Louis Chrétien)

 

Recueil: Entre Flèche et Cri
Traduction:
Editions: Obsidiane

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