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Poésie

Posts Tagged ‘robuste’

Viorne-tin (Frédéric Jacques Temple)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2019




    
Viorne-tin

Son robuste parfum
précède le printemps
dans les jardins
et les brandes.

(Frédéric Jacques Temple)

 

Recueil: Dans l’erre des vents
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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SIGNES (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2019



 

FIN

SIGNES

Quand un client parfois dans un restaurant sombre
décortique une amande
une main vient se poser sur son étroite épaule
il hésite à finir son verre
la forêt au loin repose sous les neiges
la servante robuste a pâli
il lui faut bien laisser tomber la nuit d’hiver
n’a-t-elle pas souvent vu
à la page dernière
d’un livre à modeste savoir
le mot fin imprimé
en capitales dorées ?

(Jean Follain)

 

 

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Laisse-moi fuir (Dylan Thomas)

Posted by arbrealettres sur 31 décembre 2018



Laisse-moi fuir
Être libre (Du vent pour mon arbre ! De l’eau pour ma fleur)
Vivre de soi à soi
et noyer les dieux en moi
Ou écraser leurs têtes vipérines sous mon pied.
pas d’espace, dis-tu, pas d’espace
Mais tu ne m’y incluras pas
Même si ta cage est robuste.
Ma force sapera ta force;
Je déchirerai l’obscur nuage
Pour voir moi-même le soleil
Pâle et déclinant, pousse atroce

(Dylan Thomas)

Découvert chez Lara ici

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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ELLE SE LÈVE A L’AUBE AVEC LES BOULANGERS (Attila József)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2018



Illustration: Jean-Claude Selles  
    
ELLE SE LÈVE A L’AUBE AVEC LES BOULANGERS

Ma chérie est femme à la taille élancée mais robuste,
même si vue d’en haut (j’ai déjà pris l’avion) comme tout un chacun elle doit sembler menue,
mais serais-je à la place du pilote, je saurais l’estimer sans erreur.

Elle lave elle-même son linge et la mousse rêveuse à son bras tremble;
si elle se met en prière à genoux, c’est pour laver par terre et rire, rire :
son rire est comme la pomme qu’elle mord sans l’éplucher.,
et la voici qui rit encore en mordant dans le fruit;
si elle pétrit le pain, elle se lève à l’aube avec les boulangers, frères des fours bien chauds
— voyez comme ils les surveillent, longue pelle à la main,
et vole la farine !… avant de s’aller doucement reposer sur ces libres poitrines
comme ma douce en son lit qui sent bon, après vaisselle faite, après qu’elle a lavé, essoré mon coeur.

Ainsi sera ma femme, quand je serai tout à fait grand
et que viendra l’heure de me marier, ainsi que fit jadis mon Père.

(Attila József)

 

Recueil: Aimez-moi – L’oeuvre poétique
Traduction: Georges Kassaï
Editions: Phébus

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Un bateau peut être mis à l’abri (Chang-Tzu)

Posted by arbrealettres sur 13 août 2017




    
Un bateau peut être mis à l’abri dans une crique ;
une nasse mise à l’abri dans un lac,
mais à minuit un homme robuste peut venir et les emporter.

L’ignorant ne sait pas que
quels que soient les lieux où vous mettez un objet à l’abri,
les plus petits dans les plus grands,
ce que vous avez caché peut disparaître et vous être enlevé.

Mais si vous cachez l’univers dans l’univers,
ce qui vous était précieux ne risque pas de vous être enlevé,
et ce que vous possédez est à vous pour toujours.

Donc, le sage sait que la séparation n’est pas possible
et que ce qui est perdu n’est pas vraiment perdu.

(Chang-Tzu)

 

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Si tu savais (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 21 mai 2017



 

Dina Shubin 167341

Loin de moi,
Si tu savais.

Si tu savais comme je t’aime et, bien que tu ne m’aimes pas,
comme je suis joyeux, comme je suis robuste et fier
de sortir avec ton image en tête, de sortir de l’univers.
Comme je suis joyeux à en mourir.

Si tu savais comme le monde m’est soumis.
Et toi, belle insoumise aussi, comme tu es ma prisonnière.
Ô toi, loin-de-moi à qui je suis soumis

Si tu savais.

(Robert Desnos)

Illustration: Dina Shubin

 

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L’Etoile de Vénus (II) (José-Maria de Heredia)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2016



Elle semblait plier dans ses cheveux châtains
Retombant mollement en cascade ondoyante,
Si beaux que l’on voudrait les prendre à pleines mains,
S’y plonger, respirer leur odeur enivrante.

De son robuste corps, la volupté puissante
S’exhalait; on voyait s’agiter sur ses seins,
Globe marmoréens, sa robe frémissante; –
– L’oeil ébloui tremblait sur ces contours divins.

Un souffle ardent gonflait ses mobiles narines,
Et l’on voudrait baiser sur ses lèvres mutines
La fraîcheur de son sang. Son oeil étincelant

Et noyé de langueur attirait comme l’onde;
Qu’il est doux de mirer dans cette mer profonde
Et mordre, ivre d’amour, à ce corail sanglant!

(José-Maria de Heredia)

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Laisse moi fuir (Dylan Thomas)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



 

Laisse moi fuir
Être libre (Du vent pour mon arbre ! De l’eau pour ma fleur)
Vivre de soi à soi
et noyer les dieux en moi
Ou écraser leurs têtes vipérines sous mon pied.
pas d’espace, dis-tu, pas d’espace
Mais tu ne m’y incluras pas
Même si ta cage est robuste.
Ma force sapera ta force;
Je déchirerai l’obscur nuage
Pour voir moi-même le soleil
Pâle et déclinant, pousse atroce

(Dylan Thomas)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Michael Whelan

 

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Quand la brume était épaisse (Tomas Tranströmer)

Posted by arbrealettres sur 22 avril 2016




Quand la brume était épaisse : visibilité réduite, vitesse
limitée. D’une enjambée, la presqu’île sortait de
l’invisible et se tenait à proximité.
Un beuglement toutes les deux minutes. Les yeux
lisaient droits dans l’invisible.
(Avait-il le dédale en tête?)
Les minutes passaient.
Les fonds et les îlots remémorés comme des psaumes.
Et cette sensation d’être « et nulle part ailleurs» qu’il
fallait conserver, comme lorsqu’on porte un vase
rempli jusqu’à ras bord et qu’on ne doit rien renverser.

Un regard jeté dans la salle des machines.
La machine compound, aussi robuste que le coeur
humain, travaillait avec des gestes délicatement
élastiques, acrobates d’acier, et des parfums montaient
comme d’une cuisine.

(Tomas Tranströmer)

Illustration

 

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LA GLYCINE (Henry Bauchau)

Posted by arbrealettres sur 19 juin 2015




LA GLYCINE

Sur le mur de crépi robuste, mur ancien
la glycine étendait sa puissance fragile.
Plus tard cette beauté de plante, larmes bleues
et beau rire oublieux, délié, rire en larmes
m’a fait penser à cette image plus parfaite
et la plus menacée de la terre, à la langue
en grand secret du coeur aimée déjà, choisie
d’un coeur d’enfant qui ne voulait pas de raison.

(Henry Bauchau)

 

 

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