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Poésie

Posts Tagged ‘rôdeur’

La demoiselle aux mains légères (Claude Roy)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2018



La demoiselle aux mains légères
a des cascades plein les doigts
Elle leur fait prendre un peu l’air
en les emmenant dans les bois

Un seul regard de la pensive
fait fleurir un oiseau rieur
Il est malin comme l’eau vive
volant ici il est ailleurs

D’où venez-vous oiseau moqueur ?
Je suis né de deux mains légères
Où allez-vous oiseau rôdeur ?
Je vais au caprice de l’air

L’oiseau est vraiment délicieux
La demoiselle aux mains légères
a des étoiles plein les yeux
L’oiseau lui chante son grand air

et leur gaîté réjouit les cieux

(Claude Roy)


Illustration: Pierre-Yves Vigneron

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Satiabor (Jean Grosjean)

Posted by arbrealettres sur 6 juillet 2018



Illustration
    
Satiabor

Savamment la lune
a fait le tour de ma chambre.
Que maraudait la rôdeuse ?

Elle avait fendu les nues.
Que cherches-tu dans la nuit?
Dans un arbre où l’oiseau dort?
Mais de s’éclipser.

Je l’ai vue dans l’eau du fleuve
resplendir de tous les feux
d’un soleil absent.

(Jean Grosjean)

 

Recueil: Les vasistas
Traduction:
Editions: Gallimard

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PRUNES (Jean Grosjean)

Posted by arbrealettres sur 6 juillet 2018



Illustration
    
PRUNES

Voilé le ciel,
rôdeurs les souffles,
émues les branches.

Soudain la colère des nuées.
La pluie se jette sur les arbres.
Les frondaisons gesticulent.

Et soudain l’averse en fuite,
le verger jonché de prunes
bleues, bouffies, talées, fendues.

(Jean Grosjean)

 

Recueil: Nathanaël
Traduction:
Editions: Gallimard

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Amour, divin rôdeur (Marceline Desbordes-Valmore)

Posted by arbrealettres sur 16 février 2018



 

Sol Halabi - (29)

Amour, divin rôdeur

Amour, divin rôdeur, glissant entre les âmes,
Sans te voir de mes yeux, je reconnais tes flammes.
Inquiets des lueurs qui brûlent dans les airs,
Tous les regards errants sont pleins de tes éclairs…

C’est lui ! Sauve qui peut ! Voici venir les larmes !…
Ce n’est pas tout d’aimer, l’amour porte des armes.
C’est le roi, c’est le maître, et, pour le désarmer,
Il faut plaire à l’Amour : ce n’est pas tout d’aimer !

(Marceline Desbordes-Valmore)

Illustration: Sol Halabi

 

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Avec ma gueule de métèque (Georges Moustaki)

Posted by arbrealettres sur 28 novembre 2017



 

georges moustaki-en-1972

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Avec mes yeux tout délavés
Qui me donnent l´air de rêver
Moi qui ne rêve plus souvent
Avec mes mains de maraudeur
De musicien et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins
Avec ma bouche qui a bu
Qui a embrassé et mordu
Sans jamais assouvir sa faim

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
De voleur et de vagabond
Avec ma peau qui s´est frottée
Au soleil de tous les étés
Et tout ce qui portait jupon
Avec mon cœur qui a su faire
Souffrir autant qu´il a souffert
Sans pour cela faire d´histoires
Avec mon âme qui n´a plus
La moindre chance de salut
Pour éviter le purgatoire

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Je viendrai, ma douce captive
Mon âme sœur, ma source vive
Je viendrai boire tes vingt ans
Et je serai prince de sang
Rêveur ou bien adolescent
Comme il te plaira de choisir
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d´amour
Que nous vivrons à en mourir

Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d´amour
Que nous vivrons à en mourir

(Georges Moustaki)

 

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Entrechat (Maurice Rollinat)

Posted by arbrealettres sur 27 juin 2015



 

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Entrechat

Longue oreille, des crocs intacts, des vrais ivoires,
Le corps svelte quoique râblu,
Son beau pelage court et gris à barres noires
Lui faisant un maillot velu ;

Des yeux émeraudés, vieil or, mouillant leur flamme
Qui, doux énigmatiquement,
Donnent à son minois le mièvre et le charmant,
D’un joli visage de femme.

Avec cela rôdeur des gouttières, très brave,
Fort et subtil, tel est ce chat,
Pratiquant à loisir le bond et l’entrechat,
Au grenier comme dans la cave.

(Maurice Rollinat)

Découvert chez la boucheaoreilles ici

 

 

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