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Poésie

Posts Tagged ‘rouge-gorge’

Si je ne suis plus vivante (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 13 décembre 2018



Si je ne suis plus vivante
Au retour des Rouges-Gorges,
Donne à l’Etranglé de Rouge,
Une miette au Mémorial.

Si je ne puis te dire merci,
A cause d’un sommeil profond,
Sache au moins que j’essaie
De mes lèvres de Granit!

(Emily Dickinson)


Illustration

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Le temps (Jean Pérol)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2018



Illustration
    
Le temps

Les grappes jaunes des cytises
Le rouge-gorge aux gros oeufs bleus
La femme blonde aux robes roses
Et le soleil qui nous attise

La fine épine du clocher
La paume tendre du ciel berceur
Rauque le cri d’un remorqueur
Les amoureux rêvant couchés

Sur la pelouse des lueurs
Sur leurs épaules la fraîcheur
Questions Silence La peur.

(Jean Pérol)

 

Recueil: Poésie I (1953-1978)
Traduction:
Editions: De la Différence

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Rouge gorge petit frère mendiant (Henri Pichette)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2018




    
Rougegorge, petit frère mendiant
que la main du poverello
soit sur toi
pour te
bénir
aux heures de neige
aux heures de nuit
aux heures de péril
et à l’heure de ta mort
ainsi soit-il.

(Henri Pichette)

 

Recueil: Les ditelis du rougegorge
Traduction:
Editions: Gallimard

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Heureux (Henri Pichette)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2018



Illustration
    
Heureux qu’au détour
d’un sentier de la forêt en pleine frondaison
le rougegorge se soit porté en ambassade
pour vous saluer
ti ti tireli.

(Henri Pichette)

    

Recueil: Les ditelis du rougegorge
Traduction:
Editions: Gallimard

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Rouge gorge (Henri Pichette)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Rougegorge, petite langue de Dieu.

*

Frère Rougegorge,
Chante de toute ton âme :
Que ta voix méloDIEUse
Fasse ton chant CHRISTallin.

(Henri Pichette)

 

Recueil: Les ditelis du rougegorge
Traduction:
Editions: Gallimard

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Rouge gorge (Henri Pichette)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Rougegorge
oiseau-tison
tu as mis le feu
aux poudres de mon esprit

(Henri Pichette)

 

Recueil: Les ditelis du rougegorge
Traduction:
Editions: Gallimard

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LE ROUGE-GORGE (Yvon Givert)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2018



LE ROUGE-GORGE

Le rouge-gorge prend du ventre
Il a mis sa voix d’or dans son gousset
Il se regarde chanter à l’intérieur
comme un prêtre dans une église vide
personne ne le remarque
si ce n’est une pie qui lisse ses manchettes
en attendant de lui voler ses sous

(Yvon Givert)

 

 

 

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Chant du rouge-gorge (André Rochedy)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2018



Chant du rouge-gorge
le monde, un instant,
s’arrête de vieillir.

(André Rochedy)


Illustration

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LE CHRYSANTHÈME TARDIF (Thomas Hardy)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2018



 

chrysanthème

LE CHRYSANTHÈME TARDIF

O pourquoi cette fleur tarde-t-elle
A montrer ses boucles frisées ?
Voici déjà le temps du plaintif rouge-gorge
Où les fleurs sont dans leurs tombes.

Au long du lourd été, quand le soleil
Convie frondaisons et ramures,
Et fait passer toute sa force dans les fleurs,
Pourquoi ne s’être pas éclose ?

Elle a bien dû sentir cet appel enflammé,
Malgré son indifférence,
Réservant son éveil au temps des feuilles mortes,
Lorsque la sève redescend.

Trop tard vient sa beauté, donc singulière ;
Le vif de la saison n’est plus.
Il ne lui reste qu’à frémir
Dans la bourrasque.

A-t-elle une raison d’attendre,
Rêve-t-elle, insensée,
Que pour une fleur d’un éclat si tendre
L’hiver relâcherait sa prise ?

Mais je parle comme si elle était née
Avec le don de la pensée
Alors qu’elle n’est qu’un des masques
Du Souverain Visage.

***

THE LAST CHRYSANTHEMUM

Why should this flower delay so long
To show its tremulous plumes ?
Now is the time of plaintive robin-song,
When flowers are in their tombs.

Through the slow summer, when the sun
Called to each frond and whorl
That all he could for flowers was being done,
Why did it not uncurl ?

It must have felt that fervid call
Although it took no heed,
Waking but now, when leaves like corpses fall,
And saps all retrocede.

Too late its beauty, lonely thing,
The season’s shine is spent,
Nothing remains for it but shivering
In tempests turbulent.

Had it a reason for delay,
Dreaming in witlessness
That for a bloom so delicately gay
Winter would stay its stress ?

— I talk as if the thing were born
With sense to work its mind ;
Yet it is but one mask of many worn
By the Great Face behind.

(Thomas Hardy)

Illustration

 

 

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Affiche bleue du poème (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2018



Illustration: Gilbert Garcin
    
Affiche bleue du poème

Finie la solitude !
Contre la vitre
une pie frappe du bec.

Dans la ville investie,
posons, la nuit,
l’affiche bleue du poème.

Si tu épouses le feu,
ne parle plus d’eau
ni de cendre.

Ma bonne action du jour:
sauvé de la noyade
un papillon.

Du bec l’oiseau pique une rose.
A la pointe du couteau
une guêpe se pose.

Le poète vient de parler.
La mésange à la fenêtre
dit: «Oui, oui, oui.»

Va-t-il enfin se poser
sur ma main
ce rouge-gorge?

Écoute bien, poète,
on dit que les cachalots
dorment la tête en bas.

Pour s’endormir
les moutons ne peuvent compter
que sur eux-mêmes.

À la cime des sapins
il chahute avec les branches
le vent d’automne.

Ah, ce matin, quel brouillard!
Et dans l’allée du jardin
le fantôme de mon père.

Une seconde de plus
sur le cadran de l’horloge.
Ah, je n’ai pas cessé de vieillir.

(Jean Joubert)

 

Recueil: Longtemps j’ai courtisé la nuit
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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