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Poésie

Posts Tagged ‘s’acheminer’

Sans se parler (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2018



 

Sans se parler, deux coeurs s’aiment secrètement.
Elle coud sous la lampe; sous la lune, il s’achemine.
Arrivé devant le perron, il sait qu’elle n’est pas encore couchée.
Dans la nuit profonde, on entend le bruit des ciseaux qui tombent…

(Anonyme)

 

 

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Je ne veux qu’un rêve (Cécile Sauvage)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2017




    

Je ne veux qu’un rêve
À demi-flottant,
Que mon âme brève
Passe en voletant,
Que la brume fine
L’enveloppe aussi ;
Qu’elle s’achemine
Sans autre souci
Que celui d’errer
Avec une brise,
Sur l’arbre léger,
Sur la terre grise.

(Cécile Sauvage)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Recueil: Fumées (1910) – Œuvres complètes
Traduction:
Editions: La Table Ronde

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Ensemble (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2017




Ensemble
ils étaient ensemble
et ils ont chanté l’amour, la destruction
l’allégresse, les deuils
les herbes et les engrenages de la torture

Ensemble
ils étaient ensemble
et ne savaient que trop
ce qui se tramait dans les caves
derrière les murs
les barbelés
dans les marges des dossiers secrets

Ensemble
ils étaient ensemble
et ils ont tissé l’arôme, les cellules
les rêves et la cendre

Ils étaient ensemble
et les voilà aujourd’hui
parfaitement silencieux
chacun d’eux sur une civière
s’acheminant vers la même tombe

(Aïcha Arnaout)

Illustration: Boris Taslitzky

 

 

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Le poète prend congé d’un ami (Chen Zi’ang)

Posted by arbrealettres sur 14 avril 2017



Le poète prend congé d’un ami

La lampe d’argent laisse échapper sa fumée bleue,
Des vases d’or étincellent sur une table servie magnifiquement ;
Ne pensons qu’à l’accord harmonieux de nos luths
tandis que nous sommes réunis dans cette charmante demeure ;

Je ne veux songer aux routes qui m’attendent
qu’à l’heure où il faudra nous séparer.
Quand cette lune brillante
aura disparu derrière les grands arbres,
Quand les premières lueurs du jour
effaceront la blanche clarté du fleuve céleste,

Alors il sera temps de s’acheminer
vers le lointain pays de Lo-yang ;
Mais ces doux instants passés ensemble,
hélas ! quand pourrons-nous les retrouver ?

(Chen Zi’ang)

 

 

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Des femmes vont, le soir, se hâtant vers les Laudes (Georges Rodenbach)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2016



Des femmes vont, le soir, se hâtant vers les Laudes,
Des femmes au coeur simple, en mantes de drap noir
Oscillant comme un glas qui s’éteint dans le soir,
Tandis qu’au fond du ciel croulent des cendres chaudes;
Des femmes regardant d’un regard affligé,
Avec le blanc fané de leurs yeux mitigé
D’un violet de deuil comme les cinéraires;
Et, sous le soleil mort qui soudain s’effondra,
Les cloches, s’accordant à ces cloches de drap,
S’acheminent ensemble en lents itinéraires…
Puis, quand leur parallèle affluence décroît
Sur les quais tout vibrants de leur tristesse enfuie,
On croit sentir venir de très loin une pluie
Musicale qui tombe en gouttes de son froid.

(Georges Rodenbach)

Illustration: Egon Schiele

 

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TU ES VENUE

Posted by arbrealettres sur 28 juin 2015



 

Alexander Deineka   00 [1280x768]

TU es venue, et tu semblais un amusement.

Mais tu as pris par la main mes trente ans
Qui hésitaient à s’acheminer
Vers les mornes paysages parsemés de chagrins
Et les époques de l’incertaine aventure.
Tu les conduis de même qu’un enfant
Qu’on veut empêcher d’avoir peur
En descendant l’escalier obscur.

A présent, grâce à toi, j’ai oublié
Les embûches lointaines.
La vie est un été perpétuel,
Une montre arrêtée à midi.
Et si je regarde autour de moi,
Les jours sont de légères et immobiles plumes
A fleur du temps.

Doux passe-temps, goûter ta voix qui jamais ne lasse
Ainsi que l’eau, ainsi que le pain!
Je suis comblé de cadeaux plus frais et plus gais
Que l’ouverture matinale des persiennes.
Je ne connais plus ni rides, ni chagrins,

Depuis que tu as pris par la main mes trente ans.

(Lionello Fiumi)

Illustration: Alexander Deineka

 

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Pâques (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2015



Pâques

Des pommiers, se détachèrent, tous blancs,
les premiers papillons; ils jouaient deux par deux,
S’acheminaient vers l’orient…
Nous ouvrîmes les yeux.

(André Frénaud)


Illustration

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