Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘s’agiter’

Crépuscule (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2021



Crépuscule

Le ciel d’un bleu acier
Tranche l’horizon
En rondelles

L’arbre s’agite
Et les étoiles valsent
Dans le froid du soir

Dans la nuit
Le toit rit de toutes ses tuiles

Les lampes éclairent les vitres
Qui projettent des lueurs
Sur la rivière
Qui n’en a pas besoin
Pour couler

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration

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Au clair de lune (Minamoto no Tsunenobu)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2021



Au clair de lune les truites qu’on croyait prises dans la nasse du gué
N’étaient que givre s’agitant sur les algues

(Minamoto no Tsunenobu)

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Chant de chœur (Nikiforos Vrettakos)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2021




    Chant de chœur

Il est des peines que nul ne connait.
Il est des profondeurs que le soleil
jamais ne sonde. Des monts de silence entourent les lèvres.
Et tous les témoins se taisent. Les yeux ne disent pas.
Il n’est point d’escalier si profond
qui descende là où s’agite
l’être de l’homme. Si le silence parlait,
s’il soufflait, s’il éclatait – il déracinerait tous les arbres du monde.

(Nikiforos Vrettakos)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Recueil:
Traduction: Traduit du grec par Ioannis Dimitriadis
Editions:

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Et l’hirondelle ? (Eugène Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2020




    

Et l’hirondelle ?

Elle va, vient, tourne, revient,
Bec ouvert sans doute,
A la recherche de sa proie,

Crie parfois,
Se repose peu.

Le pigeon s’agite moins,
Reste souvent immobile sur une branche,

Attendant que monte en lui
Le roucoulement.

(Eugène Guillevic)

 

Recueil: Art poétique précédé de Paroi et suivi de Le Chant
Traduction:
Editions: Gallimard

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DÉMON (Volker Braun)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2020




    
DÉMON

Me domine un être singulier
Qui me réjouit et me gourmande
Impossible de m’en délivrer
Depuis l’enfance il me commande.
Ma liberté, mon étroitesse
Sous le pesant harnais s’agitent
Et j’accomplis donc ma détresse
En subissant ma réussite.

(Volker Braun)

 

Recueil: Poèmes choisis
Traduction: Jean-Paul Barbe et Alain Lance
Editions: Gallimard

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Retouche à l’innocence (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 5 juillet 2020



 

Ana Cruz 3

retouche à l’innocence

le ciel à longue tige
l’enfant l’agite

des couleurs tombent sur le monde
masquant un instant le désordre

(Daniel Boulanger)

Illustration: Ana Cruz

 

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IMPRESSION DU MATIN (Oscar Wilde)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2020



IMPRESSION DU MATIN

La Tamise nocturne dont l’or et l’azur
Se fondent dans la grisaille ;
Un chaland couvert de paille
Ocre s’y avance : le brouillard sur

Les ponts, jaunâtre et glacé, se faufile
Jusqu’aux maisons, leurs fronts
Ne sont plus qu’ombres et Saint-Paul rond
Comme une bulle flotte sur la ville.

Et voici qu’éclate le cri
De la vie qui s’éveille ; les rues s’agitent,
Pleines de chariots : c’est la fuite
Des oiseaux qui vont chanter sur les toits éblouis.

Mais une femme spectrale et seule,
Dont le jour baigne les cheveux blafards,
A la lueur des réverbères rôde sur le tard,
Ses lèvres étincellent, son coeur n’est qu’une meule.

***

IMPRESSION DU MATIN

The Thames nocturne of blue and gold
Changed to a Harmony in grey :
A barge with ochre-coloured hay
Dropt from the wharf : and chill and cold

The yellow fog came creeping down
The bridges, till the houses’ walls
Seemed changed to shadows and St. Paul’s
Loomed like a bubble over the town.

Then suddenly arose the clang
Of waking life; the streets were stirred
With country waggons: and a bird
Flew to the glistening roofs and sang.

But one pale woman all alone,
The daylight kissing her wan hair,
Loitered beneath the gas lamps’ flare,
With lips offlame and heart ofstone.

(Oscar Wilde)

 

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Je t’aime, je suis fou… (Edmond Rostand)

Posted by arbrealettres sur 13 mai 2020



Bruno Di Maio vntuwcrf

 

Je t’aime, je suis fou…

Je t’aime, je suis fou, je n’en peux plus, c’est trop ;
Ton nom est dans mon coeur comme dans un grelot
Et comme tout le temps, Roxane, je frissonne,
Tout le temps, le grelot s’agite, et le nom sonne !
De toi, je me souviens de tout, j’ai tout aimé
Je sais que l’an dernier, un jour, le douze mai,
Pour sortir le matin tu changeas de coiffure !
J’ai tellement pris pour clarté ta chevelure
Que, comme lorsqu’on a trop fixé le soleil,
On voit sur toute chose ensuite un rond vermeil,
Sur tout, quand j’ai quitté les feux dont tu m’inondes
Mon regard ébloui pose des taches blondes !

(Edmond Rostand)

Illustration: Bruno Di Maio

 

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Lindau (Eugenio Montale)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2020



Lindau

L’hirondelle y apporte
des brins d’herbe, elle refuse que la vie passe.
Mais entre les digues, la nuit, l’eau morte
use les pierres.
Sous les torches fumeuses toujours
une ombre dérive le long des berges vides.
Dans le cercle de la place une sarabande
s’agite quand mugissent les bateaux à aubes.

***

Lindau
La rondine vi porta
fili d’erba, non vuole the la vita passi.
Ma tra gli argini, a notte, l’acqua morta
logora i sassi.
Sotto le torce fumicose sbanda
sempre qualche ombra salle prode vuote.
Nel cerchio della piazza una sarabanda
s’agita al mugghio dei battelli a ruote.

(Eugenio Montale)


Illustration

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APPEL POUR LA SOLITUDE (Srecko Kosovel)

Posted by arbrealettres sur 24 février 2020



 

Misha Gordin crowd49 [1280x768]

APPEL POUR LA SOLITUDE

Si je pouvais en moi-même me dérober,
Vivre inconnu, inconnu,
Me dissoudre
Dans l’alliage muet de la nuit et des songes.

Si je pouvais déserter le dehors,
Saoul de tumulte, de vitesse,
En moi-même plonger dans le cosmos,
Me sentir un avec Lui —

Je suis pris dans la foule qui s’agite, résiste,
Malade d’avoir tant crié,
Je suis pris, dans la foule qui s’éteint, se meurt,
Je me hâte vers, le triomphe, sachant que je ne m’abattrai
Qu’avec la hache qui m’abattra,
Et je pressens la plainte que j’élèverai vers Lui.

(Srecko Kosovel)

Illustration: Misha Gordin

 

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