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Poésie

Posts Tagged ‘s’agiter’

DÉPART (Philippe Soupault)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2019




DÉPART

L’heure
Adieu
La foule tournoie
un homme s’agite
Les cris
des femmes autour de moi
chacun se précipite me bousculant
Voici que le soir tombant
j’ai froid
Avec ses paroles j’emporte son sourire.

(Philippe Soupault)

Illustration: Gassem Oussman

 

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DEPART (Philippe Soupault)

Posted by arbrealettres sur 5 avril 2019




    
DEPART

L’heure
Adieu

La foule tournoie
un homme s’agite
Les cris
des femmes autour de moi
chacun se précipite me bousculant
Voici que le soir tombant
j’ai froid

Avec ses paroles j’emporte son sourire

(Philippe Soupault)

 

Recueil: Poèmes et Poésies
Traduction:
Editions: Grasset

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CELUI QUI FUT RÉVEILLÉ PAR LES CHANTS AU-DESSUS DES TOITS (Tomas Tranströmer)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2019



CELUI QUI FUT RÉVEILLÉ PAR LES CHANTS AU-DESSUS DES TOITS

Matin, pluie de mai. La ville est encore silencieuse
comme un chalet de montagne. Les rues le sont aussi.
Et dans
le ciel un moteur d’avion qui gronde en bleu et gris. –
La fenêtre est ouverte.

Le rêve où repose le dormeur
est alors transparent. L’homme s’agite, cherche
à tâtons les outils de l’attention – presque dans l’espace.

(Tomas Tranströmer)

Illustration: Mitty Desques

 

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Qui donne ses noms et ses chiffres (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2019



Pourquoi mon linge délavé
s’agite-t-il comme un drapeau ?

Suis-je parfois un mauvais drôle
ou chaque fois un bon garçon ?

Nous enseigne-t-on la bonté
ou le masque de la bonté ?

Le rosier du méchant n’est-il blanc,
et noires les fleurs du bien ?

Qui donne ses noms et ses chiffres
à l’innocent indénombrable ?

(Pablo Neruda)

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C’est de vivre qu’il s’agit (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 30 décembre 2018



Et c’est de vivre
qu’il s’agit

De s’agiter sans hâte

Rythmes et cadences
sans rien casser de l’onde

D’être vitesse exacte
avec le son qui va
d’être en mesure
de la lumière magnifique

(Werner Lambersy)


Illustration: Vincent Van Gogh

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Souvenirs du coeur (Kathleen Raine)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2018




Souvenirs du coeur —
Chambres désormais interdites,
Chemins verts le long de l’eau :
La joie qui fut la nôtre
Chante dans le vent où les herbes s’agitent.

***

Heart’s memories —
Rooms I cannot enter more,
Green pays by the water:
Joy once ours
Sings in the wind that stirs the grass.

(Kathleen Raine)

Illustration: John William Waterhouse

 

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Quoi que tu fasses (Jacqueline Persini-Panorias)

Posted by arbrealettres sur 1 décembre 2018



 Illustration
    
Quoi que tu fasses
Quoi que tu dises
Quoi que tu rêves
Dans le secret
S’agitent tes nuages.

(Jacqueline Persini-Panorias)

 

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L’irréparable (Charles Baudelaire)

Posted by arbrealettres sur 19 novembre 2018



Salvador Dali La-Main-Les-Remords-de-conscience-Salvador-Dali [800x600]

L’irréparable

Pouvons-nous étouffer le vieux, le long Remords,
Qui vit, s’agite et se tortille,
Et se nourrit de nous comme le ver des morts,
Comme du chêne la chenille ?
Pouvons-nous étouffer l’implacable Remords ?

Dans quel philtre, dans quel vin, dans quelle tisane,
Noierons-nous ce vieil ennemi,
Destructeur et gourmand comme la courtisane,
Patient comme la fourmi ?
Dans quel philtre ? – dans quel vin ? – dans quelle tisane ?

Dis-le, belle sorcière, oh ! dis, si tu le sais,
A cet esprit comblé d’angoisse
Et pareil au mourant qu’écrasent les blessés,
Que le sabot du cheval froisse,
Dis-le, belle sorcière, oh ! dis, si tu le sais,

A cet agonisant que le loup déjà flaire
Et que surveille le corbeau,
A ce soldat brisé ! s’il faut qu’il désespère
D’avoir sa croix et son tombeau ;
Ce pauvre agonisant que déjà le loup flaire !

Peut-on illuminer un ciel bourbeux et noir ?
Peut-on déchirer des ténèbres
Plus denses que la poix, sans matin et sans soir,
Sans astres, sans éclairs funèbres ?
Peut-on illuminer un ciel bourbeux et noir ?

L’Espérance qui brille aux carreaux de l’Auberge
Est soufflée, est morte à jamais !
Sans lune et sans rayons, trouver où l’on héberge
Les martyrs d’un chemin mauvais !
Le Diable a tout éteint aux carreaux de l’Auberge !

Adorable sorcière, aimes-tu les damnés ?
Dis, connais-tu l’irrémissible ?
Connais-tu le Remords, aux traits empoisonnés,
A qui notre coeur sert de cible ?
Adorable sorcière, aimes-tu les damnés ?

L’Irréparable ronge avec sa dent maudite
Notre âme, piteux monument,
Et souvent il attaque, ainsi que le termite,
Par la base le bâtiment.
L’Irréparable ronge avec sa dent maudite !

– J’ai vu parfois, au fond d’un théâtre banal
Qu’enflammait l’orchestre sonore,
Une fée allumer dans un ciel infernal
Une miraculeuse aurore ;
J’ai vu parfois au fond d’un théâtre banal

Un être, qui n’était que lumière, or et gaze,
Terrasser l’énorme Satan ;
Mais mon coeur, que jamais ne visite l’extase,
Est un théâtre où l’on attend
Toujours, toujours en vain, l’Être aux ailes de gaze !

(Charles Baudelaire)

Illustration: Salvador Dali

 

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Las de l’attente vaine (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2018



Illustration: Brian Burke    
    
Las de l’attente vaine,
Mieux vaut voir sur la plaine
La nullité certaine
Du jour naître et passer.

L’espoir vieillit trop vite.
Bientôt la foi se perd.
Il n’y a ni lit ni gîte
Pour l’homme qui s’agite.
La plaine est infinite.
Les vastes champs sont verts.

(Fernando Pessoa)

 

Recueil: Poèmes français
Traduction:
Editions: de la Différence

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Le vent est de passage (André Schmitz)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2018




    
Le vent est de passage
(l’inconnu, celui qui surgit
d’une brèche dans l’horizon).

Nous l’invitons à table.
Sa langue de feu fascine les enfants
son habit trouble les robes.

On voit le vin s’agiter dans ses veines.
On sent une folie nouvelle
circuler dans les sangs.

On se parle en toutes sortes de langues.
On ne comprend rien
mais on va peut-être tout savoir.

(André Schmitz)

 

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