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Poésie

Posts Tagged ‘salut’

Que serait mon salut? (Lord Byron)

Posted by arbrealettres sur 15 janvier 2020



 

Claude Sauzet  (1)

Nos liens furent cachés –
Silencieux je m’afflige
Qu’Oubli ton coeur oblige,
Que tu sois détachée.
Te revoir à cette heure,
De longs ans révolus:
Que serait mon salut?
– De silence et de pleurs.

(Lord Byron)

Illustration: Claude Sauzet 

 

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J’entends courir mon sang vers le salut (Patrizia Cavalli)

Posted by arbrealettres sur 29 décembre 2019



 

Albert Asensio l

J’entends courir mon sang vers le salut

Rien qu’à entendre un verbe
qui me semble vrai
j’entends courir mon sang
vers le salut. C’est comme rentrer chez soi
et retrouver une charitable fraîcheur de draps.

(Patrizia Cavalli)

 

 

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Baguenaude en quête de baisers (Patrizia Cavalli)

Posted by arbrealettres sur 29 décembre 2019



 

Baguenaude en quête de baisers

Cette baguenaude en quête de baisers
qui prolonge les visites et jamais ne conclut
et puis s’échine à inventer des excuses,
ma spécialité, ma spécialité.

Hors de moi en amour,
de moi-même exclue,
nécessité rapide,
c’est ça le salut.

(Patrizia Cavalli)

Illustration

 

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NOTRE VILLE FLAMBE (Mordehaï Gebirtig)

Posted by arbrealettres sur 18 novembre 2019




    
NOTRE VILLE FLAMBE

Ça flambe, mes frères, ça flambe,
C’est notre ville, hélas, qui flambe,
Des vents cruels, des vents de haine
Soufflent, déchirent, se déchaînent
Les flammes sauvages s’étendent
Aux environs déjà tout flambe.

Et vous, vous êtes là, vous regardez
Les mains immobiles,
Et vous, vous êtes là, vous regardez
Brûler notre ville…

Ça flambe, mes frères, ça flambe
C’est notre ville, hélas, qui flambe
Et les flammes carnassières
Dévorent notre ville entière
Et les vents de colère hurlent
Notre ville brûle.

Et vous, vous êtes là, vous regardez,
Les mains immobiles,
Et vous, vous êtes là, vous regardez,
Brûler notre ville…

Ça flambe, mes frères, ça flambe,
Oh l’heure peut venir, hélas
Où notre ville et nous ensemble
Ne serons plus rien que des cendres,
Seuls resteront, comme après une guerre,
Des murs noircis, des murs déserts.

Et vous, vous êtes là, vous regardez,
Les mains immobiles,
Et vous, vous êtes là, vous regardez
Brûler notre ville…

Ça flambe, mes frères, ça flambe,
Il n’est de salut qu’en vous-mêmes,
Prenez les outils, éteignez le feu,
Éteignez-le de votre propre sang.
Vous le pouvez, alors prouvez-le !

Ne restez pas ainsi, frères, à regarder,
Les mains immobiles,
Frères, n’attendez pas, éteignez l’incendie
Qui brûle notre ville.

(Mordehaï Gebirtig)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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Le p’tit jeune du marchand de légumes (Tawara Machi)

Posted by arbrealettres sur 31 août 2019



Celui qui me croisant a échangé un salut
c’était le p’tit jeune
du marchand de légumes

(Tawara Machi)


Illustration

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Certaines fois la musique occupe la première place (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 19 juin 2019



    

Certaines fois la musique occupe la première place,
mais d’autres elle se retire au second plan
et laisse courir en nous
quelque chose de plus cher qu’elle-même.

Or y a-t-il quelque chose de plus cher que la musique,
quelque chose qui coure comme elle
et qui comme elle nous sauve ?
Quelque chose qui puisse nous envelopper
sans que l’on sache si elle le fait
du dehors en dedans
ou du dedans en dehors ?

Tout ce qui sauve
doit pour un moment se retirer
afin qu’une autre chose nous sauve.

La liberté de l’homme est si grande
qu’elle ne peut même pas se borner
à un seul degré de salut.

(Roberto Juarroz)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Quatorzième poésie verticale
Traduction: Sivia Baron Supervielle
Editions: José Corti

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Las ! que me sert de voir ces belles plaines (Philippe Desportes)

Posted by arbrealettres sur 25 mai 2019



 

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Las ! que me sert de voir ces belles plaines,
Pleines de fruits, d’arbrisseaux et de fleurs ;
De voir ces prés bigarrés de couleurs,
Et l’argent vif des bruyantes fontaines ?

C’est autant d’eau pour reverdir mes peines,
D’huile à ma braise, à mes larmes d’humeurs,
Ne voyant point celle pour qui je meurs,
Cent fois le jour, de cent morts inhumaines.

Las ! que me sert d’être loin de ses yeux
Pour mon salut, si je porte en tous lieux
De ses regards les sagettes meurtrières ?

Autre penser dans mon coeur ne se tient :
Comme celui qui la fièvre soutient,
Songe toujours des eaux et des rivières.

(Philippe Desportes)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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Franchissons la Grande Horizontale (Georges Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2019


 


 

fleur cratère

Franchissons la Grande Horizontale et brisons la carapace.
Ô grâce, guide le voyage démesuré dans le labial des roses.
Eclair de ne pas être, incendie le phosphore des fosses nasales et
fonds peines et joies en de fins alliages.
Grand salut, mes aïeux, pour ces dahlias blancs, vos zones de silence
et le sommeil léger de votre éternité.
Grand salut, Terre-matrice avec tes seins, les clochers, jusqu’au
langage élargissant toutes les âmes en un Seul Dieu.
Epoque délirante, entends les accords volcaniques

(Georges Libbrecht)

Illustration

 

 

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La noire virginité (Mina Loy)

Posted by arbrealettres sur 6 avril 2019




    
La noire virginité

Lignes parallèles
Un vieil homme
Fixe une collégienne en mousseline blanche
Et tout cela
Aussi plaisant que déroutant
Ne risque pas de se rencontrer
Je suis à jamais désorientée
Les hommes en vieillissant deviennent gloutons —
Quel non-sens
Il est midi —
Et les jeunes pousses du salut
Sont rabattues vers le réfectoire

(Mina Loy)

 

Recueil: Il n’est ni vie ni mort, poésie complète
Traduction: Olivier Apert
Editions: Nous

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LA LUMIÈRE TOMBÉE DE LA NUIT (Alejandra Pizarnik)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2019




    
LA LUMIÈRE TOMBÉE DE LA NUIT

verse sphinge
tes larmes dans mon délire
pousse avec des fleurs dans mon attente
car le salut célèbre
le jaillissement du néant

verse sphinge
la paix de tes cheveux de pierre
dans mon sang enragé

je ne comprends plus la musique
de l’ultime abîme
j’ignore le sermon
du bras du lierre
mais je veux être à l’oiseau amoureux
qui entraîne les fillettes
ivres de mystère
je veux l’oiseau savant en amour
le seul qui soit libre

(Alejandra Pizarnik)

 

Recueil: Les aventures perdues
Traduction: Jacques Ancet
Editions: Ypfilon

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