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Poésie

Posts Tagged ‘s’amonceler’

Dans l’oubli (Yang Lian)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



 

dans l’oubli maints visages perdus
foisonnent s’amoncellent tels des champignons,
se groupent pour parler

la blancheur de la maladie ou du rêve
aidée de la mémoire souche bactérienne,
sous chaque visage fait proliférer l’oubli

(Yang Lian)

Illustration: Misha Gordin

 

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Un lointain (Béatrice Douvre)

Posted by arbrealettres sur 22 avril 2018



Illustration: Alexandra Kirievskaya
    
Un lointain

Quand cessait le lointain
Le temps s’amoncelait
Près des feuilles penchées

Ton visage
Brun bougeait du côté de l’extase
Égaré
Quand cessait le lointain dans les mains de nos mères

J’aimais
Jusqu’à l’envers des branches inentendues
Le vert présage d’oiseaux des foliations très pures

Une infinie patience dans le temps étranger
Me protégeait, j’aimais encore le feu
Quand il parlait d’un autre déjà cendre

Plus fort que ton absence
Plus doux que ta beauté.

(Béatrice Douvre)

 

Recueil: Oeuvre poétique
Traduction:
Editions: Voix d’Encre

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A LA DANSEUSE SIAO LING QUI AVAIT INSTITUÉ UN CONCOURS DE POÉSIES SUR LE CRÉPUSCULE (La Flûte de Jade)

Posted by arbrealettres sur 16 avril 2018



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A LA DANSEUSE SIAO LING QUI AVAIT INSTITUÉ UN CONCOURS DE POÉSIES SUR LE CRÉPUSCULE

Maintenant,
chaque crépuscule me rappellera la robe bleue que vous aviez,
quand nous sommes venus vous lire nos poésies.

Si la mienne a été jugée la meilleure,
c’est parce que vous étiez près de moi, dansante et voilée,
lorsque je l’ai écrite, à l’aurore.

A cette heure-là, cependant,
vous dormiez sur la Terrasse des Fleurs de Jade,
indifférente aux roses qui s’amoncelaient dans le ciel,
au-dessus du palais où l’Empereur Wou Ti éleva la danseuse Feï Yen au rang d’impératrice.

(La Flûte de Jade)

 Illustration

 

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Autour du Marcheur (Hélène Dorion)

Posted by arbrealettres sur 17 mars 2018



    

Autour du Marcheur, la lumière
arpente l’horizon.
Les pierres s’amoncellent
le long des chemins, — il reconnaît
les bâtiments, la ville haute
et la plaine qu’érodaient jadis
les lourds sabots des chevaux.

Il demande : par où
le lieu qui n’est aucun lieu
mais qui les porte tous.

(Hélène Dorion)

 

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L’arbre s’élève (Hélène Dorion)

Posted by arbrealettres sur 10 mars 2018




    
L’arbre s’élève pour s’élever ;
l’oiseau vole pour voler.
Le soleil et la lune créent
le balancement du jour et de la nuit.

En tout être repose
le souffle qui le nourrit
l’épuise et de nouveau le nourrit.
Sans demander pourquoi
nous respirons la rose.

Trouée de bleu, lumière
empilée sur la lumière ;
au bout de nos doigts s’amoncellent
les plus fragiles éternités.

(Hélène Dorion)

 

Recueil: Sans bord sans bout du monde
Traduction:
Editions: La différence

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Pas un mot ne perce l’obscurcissement (Hannah Arendt)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2016



Pas un mot ne perce l’obscurcissement –
Pas un dieu ne lève la main –
Où que par ailleurs je regarde
La terre qui s’amoncelle.
Nulle forme qui se détache,
Nulle ombre en suspens.
Et sans cesse j’entends :
Trop tard, trop tard.

***

Kein Wort bricht ins Dunkel –
Kein Gott hebt die Hand –
Wohin ich auch blicke
Sich türmendes Land.
Keine Form, die sich löset,
Kein Schatten, der schwebt.
Und immer noch hör ich’s:
Zu spät, zu spät.

(Hannah Arendt)

Illustration: Jean François Millet

 

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LE TEMPS ÉCOUTE… (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2016


 

LE TEMPS ÉCOUTE…

Le temps écoute,
Chez toi,
Chez moi.

Comme les troncs sur les canaux,
Dans mon coeur s’amoncellent
Les forces que je n’aurai pas.
Tes yeux dansent à la pointe
Des avoines fuyantes.
Sous les champs transparents,
Coule le lait ombreux
Dont tes rêves se nourrissent.

Quand l’orage plantera
Dans les épaules du granit
Ses couteaux de braise,
Je vois ta main descendre,
Défendre
Ton ventre bondissant.

(Jean Rousselot)

Illustration: Marek Stan

 

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La tempête (Jules Breton)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2016



La tempête

L’orage s’amoncèle et pèse sur la dune
Dont le flanc sablonneux se dresse comme un mur.
Par instants, le soleil y darde un faisceau dur
De rayons plus blafards qu’un blême éclat de lune.

Les éclairs redoublés tonnent dans l’ombre brune.
Le pêcheur lutte et cherche en vain un abri sûr.
Bondissant en fureur par l’océan obscur,
L’âpre rafale hurle et harcèle la hune.

Les femmes, sur le port, dans le tourbillon noir,
Gémissent, implorant une lueur d’espoir…
Et la tempête tord le haillon qui les couvre.

Tout s’effondre, chaos, gouffre torrentiel !
Sur le croulant déluge, alors, voici que s’ouvre
En sa courbe irisée un splendide arc-en-ciel.

(Jules Breton)

Découvert ici: https://eleonoreb.wordpress.com/

 

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